Scandale à l’Ambassade de France

Il y a de cela deux mois, j’ai reçu une invitation très formelle de l’Ambassade de France. L’invitation disait en gros que l’Ambassade de France du pays où j’habite, en la personne de l’Ambassadrice, serait honorée de me recevoir (moi, journaliste de renom) pour une soirée à l’occasion de la remise d’un prix littéraire. J’admire les gens qui ont une haute opinion d’eux-mêmes, mais disons que ce n’est pas tellement mon cas, alors j’ai d’abord cru à une blague.

Il se trouve que ce n’était pas une blague du tout. L’assistant de X à l’Ambassade, que nous appellerons Albert, m’a téléphoné, puisque je ne répondais pas, me précisant qu’il m’avait invitée (attention les mots qui suivent sont extrêmement importants pour la suite de l’histoire, je le précise, notez-les bien dans un coin de votre tête), “ainsi qu’un tas d’autres journalistes littéraires”. Au téléphone, il m’a glissé que Romain Gary avait travaillé deux ans dans cette Ambassade. 

J’ai donc dit que je viendrai (car j’aime Romain Gary), en précisant que je n’étais absolument pas certaine de vendre à un quelconque journal un article sur un prix littéraire dont le monde entier se fout (ce n’était pas le Goncourt, disons), et en demandant si mes frais de transport étaient bien pris en charge. Absolument pas, m’a répondu Albert. Mais, tristement fan de champagne, j’ai vu scintiller mille bouteilles sous des lustres en cristal devant mes yeux, et j’ai donc pris mes billets pour la capitale du pays où j’habite. Dans le train, je me suis dit quelle aubaine ! j’ai senti que le courant passait bien avec Albert, peut-être vais-je taper dans l’oeil de l’Ambassadrice et va-t-elle m’engager, ou bien peut-être que dans quarante ans, quand je serai saoulée par ma vie de bohème et qu’elle sera morte, je prendrai sa place.

Arrivée à la capitale, il pleuvait, je me suis perdue. Au bout d’une heure, j’ai finalement trouvé l’entrée, où une sorte de molosse de la sécurité attendait, stoïque sous la pluie. Il n’a même pas eu besoin de regarder sa liste quand j’ai dit mon nom (car, encore une fois, mon envergure n’a pas de frontières), et il m’a laissée entrer dans le jardin de l’Ambassade de France. Le jardin de l’Ambassade de France est très impressionnant (surtout qu’y étaient garée une petite demi-douzaine de voitures de luxe), mais le plus impressionnant, c’est l’Ambassade de France, qui est un manoir rose. En avançant vers le porche, je voyais le fantôme de Romain Gary dans l’allée. Ça n’a rien à voir avec mon histoire, mais il paraitrait que Gary, ancien secrétaire de l’Ambassade de France dans le pays où je vis, s’y est mortellement fait chier. Il aurait même écrit dans une lettre “Il se passe dans ce pays toujours la même chose, c’est-à-dire rien, et encore, rien serait au moins divertissant” ; il aurait menacé ses supérieurs de se pendre s’il n’était pas muté — un an plus tard, il était placé à New York, le veinard. Si vous êtes spécialiste de la vie de Romain Gary et que je raconte n’importe quoi, adressez-vous à Albert, c’est lui qui m’a raconté l’histoire.

Et puis à l’intérieur de l’ambassade, je ne vous raconte pas. Des lustres en cristal, des tapis persans, des servants des servantes, des trucs du genre, enfin la panoplie du riche qui ne fait pas semblant. Et au milieu, planté comme un lampadaire courbé sur du marbre rose, Albert. L’assistant du représentant à la Culture de l’Ambassade de France du pays où je vis (la planque). Il me salue, me présente quelques personnes, puis à ma question (naïve, innocente) “alors, où sont les autres journalistes ?”, il s’esquive et part embrasser une vieille avec une broche gigantesque dans les cheveux. Pas démontée pour un sou, je constate qu’il n’y a que de l’eau à boire (il est pratiquement 18h, on est fin juin, je tuerais pour une bière ou un cubi de rosé Prix Garantie), qu’on installe le champagne mais que pour l’instant, pas touche. Le décor est grandiose. Les invités, je le constate rapidement, vachement moins. Pourtant, j’aime l’humanité. Mais sur la trentaine de gens présents, cinq ou six seulement ont moins de soixante ans, et ce sont les membres du jury du prix littéraire. J’apprends rapidement que ce sont des étudiants suisses allemands en lettres. Je n’ai rien contre les jeunes, encore moins contre les étudiants suisses allemands en lettres, mais question prix littéraire, j’ai vu plus époustouflant comme jury. Aucun journaliste ami à l’horizon, et en voyant l’écrivaine gagnante, je me rappelle que je n’ai aimé aucun de ses livres. Mollement, je me rends à l’évidence : peut-être me suis-je fait avoir.

 

La cérémonie a commencé.

 

L’Ambassadrice a tenu un discours que j’ai trouvé épatant, principalement parce qu’il était intelligent et court, et qu’elle s’est barrée juste après. Si la qualité d’un discours se résumait à son intelligence et à sa courte durée, je peux vous assurer que les discours qui ont suivi ne présentaient, eux, aucun degré de qualité. Pour preuve, après deux heures de discours de riches donateurs et autres membres honorifiques de mon cul, le public (un peu âgé) avait eu le temps de mourir de vieillesse, tandis que je survivais vaillamment, accrochée à mon téléphone. J’avais faim, j’avais soif, rien d’autre ne m’intéressait, au diable la littérature, je veux du champagne. 

Cela dit, un prix littéraire consiste donc à remettre un prix à un écrivain, en l’occurence une écrivaine. Je ne pouvais donc pas vraiment faire l’impasse sur le discours de celle-ci, buffet de champagne ou pas. Pourtant, elle ne méritait rien de tel. Nous appellerons cette écrivaine Constance Relou, si vous le voulez bien. Constance Relou, après avoir écrit 150 romans (environ), a manqué de peu les fameux prix littéraires français (Goncourt, Renaudot, Femina, Médicis, elle a tout loupé, cette zouave), et en a visiblement conçu un mépris de l’humanité (cette foule incapable de mesurer son talent à sa juste mesure). Si j’ai une modeste opinion de moi-même, on peut dire que Constance Relou est à l’opposé exact, sur le prisme de l’estime de soi. Constance Relou se kiffe. Constance Relou se mate dans le miroir et malgré son grand âge, Constance Relou se trouve géniale et incroyablement gaulée. Constance Relou connait le prestige de l’écrivain, ici comme en France. Constance Relou a des fans. Constance Relou a donc parlé pendant deux heures trente. Ma vie mon oeuvre ma géniallitude et personne qui me comprend à part vous. Personne ne l’a assassinée. J’y ai pourtant songé pendant deux heures et vingt-neuf longues minutes.

Deux heures trente plus tard (“et tout le monde sait que si je n’ai pas eu le Goncourt, c’est uniquement parce qu’en France…”), l’enterrement de ma grand-mère semblait un moment de grande fête à côté de ce que j’étais en train de vivre. Le type à ma droite ronflait, la tête sur l’épaule de sa voisine. Quatre morts cérébrales avaient été signalées, dans la plus grande indifférence. Constance Relou  ne s’arrêterait jamais de parler. Seule la première rangée, les étudiants suisses allemand en lettres, avaient l’air de kiffer leur race. Mais miracle, j’ai vu Albert, d’un air décidé, prendre les choses en main face au carnage. Tel un honorable français peu habitué à la politesse locale (ça va, je suis française, vous l’aurez compris), il a arraché le micro des mains de Constance Relou, et nous a prié de passer dans la pièce à côté pour l’apéro. Personne n’y croyait. CHAMPAGNE !

J’ai marché jusqu’au buffet, fébrile. On m’a tendu une coupe. J’ai vidé la coupe. On m’en a retendu une. Je me suis dit que ça devait être bien, d’être riche. J’ai vidé la coupe. On m’a re-retendu une coupe. Je l’ai encore une fois vidé. C’était bon.  Puis j’ai rebu, trois ou quatre coupes. Au bout de vingt minutes, l’alcool bouillonnant, je me suis mis en tête de parler à mon prochain — Albert, Constance, n’importe qui. Un homme s’est approché de moi, m’a demandé mon nom, m’a coupé la parole avant que j’ai fini de lui répondre, puis, les yeux brillants, m’a dit :

— Ca vous a plu ?

— Non. C’était chiant.

(Peut-être gardera-t-on après ma mort l’image d’une femme saoule, mais au moins aurai-je été honnête jusqu’au bout.) L’homme a eu l’air un peu crispé. Puis il m’a demandé ce que je faisais, dans la vie (“étudiante suisse allemande en lettres, peut-être?”), et quand j’ai répondu (“non, journaliste de renom”), il y a eu un instant de flottement entre nous. Il a passé un doigt sur ses lèvres, a bafouillé une excuse, est parti. Deux minutes plus tard, je l’ai entendu dire à Albert et quelques autres : “Y a deux journalistes : la stagiaire que la Lib nous a envoyé, et aussi une ado ivre qui prétend être journaliste.” 

C’est ainsi, par cette phrase anodine mais révélatrice, que j’ai compris qu’aucun autre confrère n’avait fait la connerie d’accepter l’invitation la plus naze de toute l’histoire du pays. J’ai donc continué à boire, la mort dans l’âme. Figurez-vous que je devais également dormir sur place. Ô, patrie traitresse.

Quand la nouvelle a commencé a buzzé (une journaliste est là ! elle va parler de notre soirée de merde à la presse !), tout le monde avait envie de converser avec moi — Constance Relou la première. Mon physique de jeune attardée les avait trompés jusque là, mais maintenant, ils étaient disposés à me raconter comme ils étaient super (“je n’ai pas eu le Goncourt, mais je vous assure que, pourtant… “). J’ai donc regardé les vieux qui faisaient la queue pour venir me parler, et j’ai dit, fière et digne : si vous voulez que je parle du prix littéraire, il faudrait peut-être me filer le livre en question.

C’est ainsi que j’ai fait la rencontre de Monsieur Palot. Monsieur Palot est à la tête des librairies Palot. Monsieur Palot est donc richissime. Monsieur Palot était présent à cette soirée, car Monsieur Palot aime vendre à toutes occasions des livres. Il avait donc un stand, c’est-à-dire une petite table d’école beige. Derrière cette table, Monsieur Palot et son assistante attendaient de vendre ce qui se trouvait sur la table, c’est-à-dire une pile de livres de Constance Relou. Je me suis avancée, prude, polie, et j’ai dit : bonjour, je voudrais un livre. Ils m’ont regardé comme si j’avais 12 ans et m’ont dit : mais tu sais lire ? Voyons, tu as douze ans. (C’est du moins ce qu’ont dit leurs regards.) J’ai précisé : je suis journaliste (de renom), et pour parler du prix, il faudrait que je lise le livre. Et l’assistante, sans se dévêtir de son sourire crispé, m’a dit : bien sûr, vous payez par carte ?

Alors là : lol. C’est un peu comme si on demandait à Laurence Ferrari d’aller raquer son costume Chanel quand elle présente en direct. Ex-cu-sez-moi-mais quelqu’un connait-il les privilèges du journaliste littéraire de renom, dans cette ambassade de merde ? Et surtout, quelqu’un connait-il son salaire ? Croyez-vous que nous soyons en mesure de nous payer des livres ?! J’ai donc dit : ah ah non, il m’en faut un gratuit, je vais pas payer pour le lire alors que je dois faire un article dessus.

Ils m’ont dit non. Puis ils m’ont tourné le dos, ils ont croisé les bras et serré les mâchoires. Je suis repartie vers le champagne, bredouille, vexée, humiliée. La déception avait un nom, ce soir-là — le mien. Comme rien ne guérit mieux que l’alcool, j’ai continué à boire. Disons plutôt que j’ai continué à vider des coupes aussitôt qu’on me les tendait, c’est à dire toutes les cinq minutes. N’ayant que rarement l’occasion de boire gratis, et m’emmerdant formidablement, il fallait en profiter.

Ensuite, tout s’est enchainé très vite. La maison étant aussi grande que mon esprit, vif et curieux, j’ai décidé d’aller la visiter. Je suis donc montée, légère et svelte, au premier étage, animée quand même d’un vague sentiment d’appréhension, bien enfoui sous les litres de champagne. Je suis entrée dans ce qui était, dans mon esprit du moins, une cave (premier étage, sous-sol, tout se confondait, le monde était simple). C’était en fait une chambre. C’est là, alors que je déambulais tranquillement (très jolie tapisserie rouge, oh tiens, un vase, c’est coquet), qu’une main de trois tonnes m’a soulevée d’un ou deux mètres, et m’a fait voler jusqu’au hall d’entrée.

“VOUS PAS LE DROIT VENIR ICI”

À l’heure actuelle, je ne sais toujours pas si cet individu parlait vaguement français ou si c’est moi qui n’arrivais à capter qu’un mot sur trois. En tout cas, c’était un molosse. Un molosse qui hurlait et me secouait le bras en même temps, ça faisait très mal, et moi aussi je hurlais (“mais t’es MALADE espèce de TU ME LÂCHES AAAAAAAHHH”). J’ai cru qu’en voyant ma tête dans la lumière du hall (je ressemble à une loutre perdue dans du mazout en Atlantique, pas franchement à une délinquante bourrée), et surtout en entendant mes hurlements de douleur, il cesserait de me casser le bras avec ses doigts crochus. Mais que nenni. Le molosse avait enfin un os à ronger. De l’action dans cette soirée de vieux. Un rebondissement parmi les riches.

Il m’ a trainé devant tous les invités présents en me secouant comme une palmeraie entière, et a crié quelque chose à Albert, qui, tel Ponce Pilate le lâche, s’en est lavé les mains. Le monde entier me regardait. J’essayais d’avoir l’air sobre. Constance Relou a mis une main devant sa bouche ouverte, en signe de choc. Monsieur Palot me montrait du doigt en hochant la tête, sûr que son instinct hors pair ne l’avait pas trompé lors de notre entrevue de tout à l’heure (cette adolescente est une vraie fourbe !).

Le moment était idéal pour hurler un C’EST UN SCANDALE devant l’assistance médusée. C’est donc ce que j’ai fait.

Le molosse m’a jetée dehors. Pas un peu. Non, il a pris de l’élan (avec mon bras, rejeté en arrière tel un levier) et m’a expulsée dans les escaliers qui donnaient sur le gravier du jardin. Gravier sur lequel je suis retombée plutôt gracieusement, vu l’état d’alcoolémie avancé que je présentais. Levant le doigt, j’ai crié un VOUS ENTENDREZ PARLER DE MOI et quelques autres trucs au bosquet de fleurs à côté de moi, tout en trottinant cahin-caha vers la sortie (SCANDALE ! NAZIS !). Il pleuvait. Je me suis perdue jusqu’à la gare. Ensuite, dans le train, animée d’une haine profonde envers l’injustice, je me suis lancée dans la lourde tache d’écrire un mail explicatif et scandalisé à Albert.

Mail que j’ai piteusement retrouvé dans mes archives Gmail. Ma déontologie m’oblige à le reproduire ici, pourtant, je vous jure, j’ai honte :

Cher Albert,

eric pour l’invitation. je en voulais Erin voler, ça aurait été dur uv mon sac. dommage

merci

Emmanuelle

Albert n’a jamais répondu à mon mail. Monsieur Palot vend toujours des livres. Constance Relou est restée relou. Je doute que l’Ambassadrice m’engage un jour.

Emmanuelle Fournier-lorentz

Emmanuelle Fournier-lorentz

Après des études de philosophie à Paris et de photographie à Vevey, Emmanuelle Fournier-Lorentz décide de devenir journaliste indépendante pour la presse et la radio, ce qui n'a pas grand chose à voir. Elle tient également un blog personnel où elle étale sa vie privée sous le pseudonyme de Pollux Lesiak. Elle aime la littérature et l'autodérision.

19 réponses à “Scandale à l’Ambassade de France

      1. Puisque Chamontin s’est risqué à vous signaler une coquille, vous ne m’en voudrez pas, j’espère, d’ajouter qu’un participe passé s’est glissé là où un infinitif avait sa place. Sans doute n’en êtes-vous aucunement responsable, mais plutôt le facétieux correcteur automatique (y compris pour le “a” sans accent): “Quand la nouvelle a commencé a buzzé…”

        Ce détail mis à part, votre récit m’a franchement captivé. Merci !

    1. Corriger la grammaire d’ Emmanuelle Fournier-Lorentz sans évoquer la réussite de son inventivité et la précision de son style fait de vous un des invités de l’ambassade…moi je lui accorderais un prix ! ( des lecteurs…) . Compliments Madame E F-L!

      1. Soyez rassuré, car comme je l’ai écrit, son récit m’a captivé et, comme vous, j’ai beaucoup apprécié son inventivité et son style. Compliments bis, Madame !

  1. Se faire vider d’une ambassade (ou d’une soirée mondaine) après avoir siroté un litre de champagne, mon rêve! La prochaine fois avertissez-moi, je me ferais un plaisir de vous accompagner. Par contre, il ne faudra pas compter sur moi pour vous défendre auprès de la sécurité, je serais trop occupé à visiter les caves.

  2. Bravo. Je viens de découvrir un nouveau genre littéraire : l’épopée mondaine. Comme il y a le genre épique, la chanson de geste, le genre théâtrale, le roman, le journal intime ou épistolaire.
    Je propose un prix littéraire dédié à l’épopée mondaine. On peut l’intituler “Prix de l’esclandre mondain” ou “Prix du champagne renversé sur le tapis”.

    Je suis sûr que les candidats afflueront chargé de textes et d’effluves.

    En tous cas, bravo pour ce joli texte, enlevé, qui a dû beaucoup plaire à Romain Gary.

    Henri Le Roy

  3. Mazette. Etant moi même détenteur du petit carré magique qui aurait pu faire de moi un journaliste de grand renom, je suis béat d’admiration. Toutefois, fuyant comme la peste les attaché culturels et consorts du piston, je ne risque plus guère de jouer au saltimbanque sous les ors de la ripoublique. Vous êtes l’avenir de la presse écrite, ne vous arrêtez pas à ces quelques écorchures. Je suis sur que vous trouverez une autre porte dérobées pour vous introduire nuitamment chez ces satrapes. Je suis prêt à vous aider!

  4. J’ai beaucoup ri en lisant votre texte, comme quoi “Le Temps” réserve de bonnes surprises parfois, ça contrebalance un peu les écrits rances de Suzette.
    Je suis même aller fouiner sur le site de l’ambassade de France pour assouvir ma curiosité (malsaine ?) à propos de l’identité de certain(e)s protagonistes, je n’ai pas été déçu !

      1. Pas de souci, c’est peut-être bien le correcteur automatique qui vous a joué un tour à vous aussi.
        Et vous avez raison: le texte d’Emmanuelle Fournier-Lorentz, avec sa sympathique portion d’auto-dérision, nous change des vérités assénées par Suzette.

  5. Ce récit est brillant ! J’ai été scotché du début à la fin.
    Pourtant, j’aimerais y apporter une légère correction : le jury est composé d’étudiants en littérature française de plusieurs universités suisses. Près de 50 étudiants ont pris part à ce jury (l’immense majorité est de langue maternelle française) et ont trouvé un consensus autour d’une œuvre. Malgré un lauréat que je regrette moi aussi, mais plus légèrement, ce ton condescendant ne vous rend pas supérieure, chère Emmanuelle, aux buveurs de champagne.
    Continuez à planter en cœur de cible, mais vérifiez vos flèches.

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