Qu’attend Instagram pour supprimer les photos d’automutilation?

DIGITALE ATTITUDE : Les gouvernements sont de plus en plus inquiets par les algorithmes déployés sur les réseaux sociaux qui ciblent les intérêts – parfois morbides –  des adolescents.

Facebook, Instagram et YouTube, affichent tous des versions personnalisées de leurs pages à leurs abonnés, ayant détectés leurs intérêts d’après leurs recherches sur leurs plateformes et sur le Web. Mais lorsqu’un(e) adolescent(e) est tourné(e) vers l’automutilation, l’anorexie ou le suicide, ces sites nourrissent sa curiosité en affichant des lectures et des images pouvant l’inciter à passer à l’acte.

C’est le suicide d’une adolescente de 14 ans qui vient réanimer ce débat car sa page de partage de photos était couverte d’images d’automutilation. Pour son père Ian Russell, interviewé par la BBC, «sans aucun doute, Instagram à contribuer à tuer ma fille ».

Menacé par des législateurs britanniques de passer de nouvelles lois si les réseaux sociaux n’intensifient pas leurs efforts pour protéger les mineurs, Instagram a aussitôt réagit. Sur son blog, la société s’est engagée à «interdire et/ou flouter les images violemment explicites et de ne plus afficher de contenu lié à l’automutilation dans les résultats de recherche, les hashtags et l’onglet «explorer». Mais une phrase de trop dérange: «Nous ne retirons pas entièrement ce type de contenu, car nous ne voulons pas isoler les personnes qui pourraient être en détresse et dont les publications sont un appel au secours.»

Une semaine après la publication de ce communiqué, une recherche du hashtag #automutilation montrent toujours des images de coupures et de blessures, précédées d’un avertissement: «Pouvons-nous vous aider? Les photos suivantes pourraient vous inciter à vous faire du mal.» Puis, à choix: «Trouvez de l’aide» ou «Voir les images quand même» Les photos sont toujours là. Instagram malgré ses promesses n’a encore rien fait.

Pourtant Facebook, propriétaire de ce dernier, a mis en place des mesures préventives sur sa propre plateforme depuis 2017. Des algorithmes identifient les utilisateurs à haut risque suicidaire, puis les signalent à une hot line ou une police de proximité. Selon The Guardian, plus de 3.500 «wellness checks» ont été effectués globalement. Un effort qui va dans le bon sens.

Mise à jour le 21 avril, 2019 : Plus de deux mois après la déclaration d’Instagram de supprimer les photos de coupures, elles sont toujours en ligne.

Google vous prévient désormais si vos mots de passe ont été piratés

L’extension Password Checkup du navigateur Google Chrome vous permet de vérifier si vos mots de passe ont été piratés.

Dans vos paramétrages Chrome, en choisissant “mots de passe” vous pouvez déjà voir apparaître tous les sites que vous consultez avec un mot de passe et qui ont été sauvegardés dans votre navigateur.  L’extension Password Checkup, que vous pouvez télécharger ici, intervient comme un second niveau de sécurité, vous indiquant quand vos mots de passe ont été compromis et vous rappelant de les modifier.

Pour déterminer quels mots de passe sont sécurisés, Google consulte une base de données cryptée des mots de passe connus pour être compromis et les compare à vos propres informations d’identification (qu’il crypte également). La comparaison se fait localement, dans l’extension Password Checkup, de sorte qu’aucune information personnelle n’est transmise pendant le processus de vérification. S’il trouve une correspondance dans des bases de données compromises, l’extension vous suggérera de changer votre mot de passe immédiatement.

«Chaque fois que vous vous connectez à un site, Password Checkup déclenchera un avertissement si le nom d’utilisateur et le mot de passe que vous utilisez est l’un des 4 milliards d’identifiants connus pour être à risque,» explique Google. À partir de là, vous pouvez créer un nouveau mot de passe rempli de caractères aléatoires – avec l’aide de Google.

Ce n’est pas un système infaillible. Selon BFMTV des journalistes de Wired ont testé l’extension avec des identifiants compromis, sans qu’aucune alerte n’apparaisse, mais «de nouvelles bases de données piratées viendront renflouer ce nouvel outil.»

Bien que l’extension Password Checkup offre un premier niveau de sécurité, il ne faut pourtant pas oublier d’activer l’authentification à deux facteurs sur vos comptes pour ajouter une nouvelle couche de protection.

Sources: Google Security BlogTime, BFMTV

Comment nous consultons Internet, décortiqué dans le Digital Report 2019

DIGITALE ATTITUDE : Le rapport annuel sur nos habitudes en ligne est toujours une lecture fascinante qui en dit long sur nous et notre relation avec Internet. Alors voici quelques chiffres marquants du Digital Report 2019 couvrant plus de 230 pays.

Le nombre de personnes sur la toile a explosé au cours de l’année 2018, avec plus d’un million de nouveaux utilisateurs chaque jour, soit 11 personnes par seconde. Ainsi 45% de la population mondiale est maintenant connectée, ce qui représente 4.39 milliards d’individus.

En Suisse la pénétration Internet est de 95%, tout comme aux États-Unis. Les pays qui comptent le plus fort taux de pénétration sont les Émirats arabes unis avec 99%, suivi du Danemark à 98%. Et le pays le moins connecté du monde est la Corée du Nord à 0.08%.

Globalement, nous accédons au réseau de plus en plus avec nos téléphones portables qui représentent plus de 50% de toutes les connexions. Et 4 internautes sur 10 interagissent avec leurs appareils par le biais de commandes vocales tous les mois.

Mais que faisons-nous en ligne? Avant tout, des recherches sur le Web. Google continue à dominer le classement des sites les plus visités. La deuxième place revient à YouTube et la 3ème place au réseau social Facebook. Viennent ensuite dans l’ordre: le moteur de recherche chinois Baidu, Wikipédia, Yahoo, et Twitter. Puis PornHub, en 8ème position, devant Yandex, le moteur de recherche russe. Instagram occupe la 10ème place devant Amazon.

Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, le compte Twitter de Donald Trump n’est pas le plus fréquenté, il est classé 13ème avec 57 millions de followers. Barak Obama est en troisième position – après Kate Perry et Justin Bieber – avec plus 104 millions de followers – soit presque le double de Trump.

Combien de temps passons-nous en ligne? Le rapport entre encore dans le détail sur l’utilisation mondiale des réseaux sociaux, le statut du commerce électronique, des jeux en ligne et les vitesses de connexion. Mais ce qui m’a le plus interpellée dans ce tourbillon de chiffres est le temps que nous consacrons à Internet : 6,5 heures en moyenne chaque jour – dont 2 heures et 16 minutes sur les réseaux sociaux- ce qui représente environ un tiers de notre temps en dehors de nos heures de sommeil ou encore, l’équivalent de 100 jours par an.

En Chine, une application localise les mauvais payeurs et incite à la délation

DIGITALE ATTITUDE : Avec le ralentissement de la croissance économique en Chine, des millions d’individus et d’entreprises n’arrivent pas à rembourser leurs dettes. Alors pour lutter contre les mauvais payeurs, rapporte Chine Magazine, les autorités font appel à la population pour retrouver les défaillants, en placardant leurs noms sur des panneaux électroniques dans les grandes gares de Shanghai – les jours les plus fréquentés par les voyageurs – et dans des centres commerciaux.

L’humiliation publique est devenue une politique nationale, selon l’agence de presse officielle Xinhua, avec un décret du gouvernement en 2017, stipulant que les emprunteurs délinquants seront mis sur une liste noire. Leur nom, leur numéro d’identification, leur photo, l’adresse de leur domicile et le montant de leur dette seront publiés sur tous les supports de communication: dans les journaux, sur Internet, sur les écrans d’autobus et dans les ascenseurs publiques – et diffusés à la radio et à la télévision.

Mais depuis peu, une nouvelle application dotée de géolocalisation, monte d’un cran le principe du «name and shame» (désigner pour humilier). Lancée par le gouvernement dans la province du Hebei, au nord du pays et disponible sur la messagerie WeChat aux milliards d’abonnés, l’utilisateur est prévenu si un débiteur sur la liste noire se trouve à moins de 500 mètres de son emplacement, pour l’encourager à le dénoncer aux autorités. Visuellement, cela se présente comme un cercle rouge qui balaie un rayon sur une carte, comme un radar naval à la recherche de vaisseaux ennemis.

Dans d’autres régions de Chine, les magistrats ont collaboré avec les télécoms pour dénoncer les individus fichés. Ainsi lorsqu’un mauvais payeur compose un numéro, son interlocuteur entend le message vocal suivant: «La personne qui vous appelle n’a pas remboursé ses dettes. Veuillez l’exhorter à honorer ses obligations légales.»

Ces démarches, sont des extensions du «crédit social», le système national de réputation imposé par Xi Jinping, qui sera déployé sur l’ensemble du territoire d’ici 2020 et qui récompense ou sanctionne le comportement des citoyens par un système de points. Alors la délation, c’est une option de plus pour remonter sa note.

Mark Zuckerberg va relier WhatsApp, Instagram et Messenger

Alors que Mark Zuckerberg en rachetant Instagram et WhatsApp, avait promis que ces applications resteraient autonomes, aujourd’hui il envisage de les unifier.

A ce jour un utilisateur WhatsApp ne peut pas communiquer avec un utilisateur Messenger ou Instagram sans quitter l’application – mais une nouvelle architecture commune rendra les échanges possibles entre eux. Ainsi à l’avenir, il ne sera plus nécessaire de passer de l’un à l’autre et fini le temps perdu à rechercher un message, ne sachant plus sur quelle plateforme il a été envoyé. Selon le New York Times, le PDG de Facebook a pour ambition de «construire la meilleure expérience de messagerie possible, qui soit rapide, simple, fiable et privée.»

Le déploiement est prévu pour 2020 et des milliers de programmeurs ont déjà été affectés au projet, car la tâche est immense, chacune de ces plateformes ayant été conçue avec sa propre infrastructure, très différente de celles des deux autres.

Zuckerberg se veut rassurant au niveau de la sécurité en précisant que les trois applications auront le chiffrement de bout en bout – tout comme c’est déjà le cas pour WhatsApp et Messenger en option – rendant quasiment impossible qu’un message ne soit intercepté par un tiers lors de sa transmission. Mais ce qui inquiète les législateurs au niveau de la vie privée, est l’accès croisé aux données de 2.6 milliards de personnes.

Mais cette nouvelle soulève surtout une autre question, Zuckerberg ne chercherait-il pas avant tout à se protéger? Fusionner le fonctionnement de ses trois applications rendra leur démantèlement plus difficile. Car une ombre pèse sur les GAFA, des enquêtes sont en cours pour abus de position dominante aux Etats-Unis, en France et en Allemagne.

Un robot pourrait-il aider à mettre au monde un enfant?

DIGITALE ATTITUDE : Les robots font leur apparition dans les hôpitaux à tous les étages, apportant une aide précieuse au corps médical, y compris dans une maternité.

Dans les blocs-opératoires, pilotés par des chirurgiens, ils interviennent avec précision lors de certaines interventions. Dans les chambres, ils peuvent lever un patient pour soulager le personnel soignant, ou se déplacer dans les couloirs de manière autonome, afin d’accomplir certaines tâches comme stocker et distribuer des médicaments ou encore acheminer le linge et les plateaux repas.

Dans certaines facultés de médecine, des robots sont aussi utilisés à des fins pédagogiques, comme les mannequins-robots capables d’accoucher, permettant aux étudiants de développer les bons réflexes lorsqu’ils seront confrontés à des complications réelles plus tard.

Des robots peuvent aussi être programmés pour répondre aux problèmes de logistique, comme le robot humanoïde Nao, développé par le laboratoire de recherche en informatique et intelligence artificielle de MIT, qui intervient au niveau de la planification d’une maternité. Nao est capable de suggérer par exemple dans quelle salle déplacer une patiente, quel chirurgien doit pratiquer sa césarienne et quelle infirmière devrait lui être attribuée. Inversement, il peut répondre à la question «Que faut-il ne pas faire?», «Nous avons cherché à développer un logiciel capable d’apprendre comment fonctionne une salle de travail et d’accouchement et d’aider si besoin, dans la prise de décisions difficiles», explique Julie Shah, professeur au MIT.

Mais un robot pourrait-il aller encore plus loin en recommandant comment mettre au monde un bébé? C’est la question posée par le journal The Conversation.

Imaginez que doté d’Intelligence artificielle, il prenne en compte toutes les données enregistrées lors du suivi d’une grossesse et grâce à l’apprentissage profond, il analyse des millions d’autres cas en considérant toutes les complications possibles et tous les facteurs de risques. Puis tout au long de l’accouchement, le robot pourrait proposer le meilleur moyen de poursuivre, le médecin étant libre à chaque étape de valider ou rejeter son diagnostic. Mais heureusement, il n’est pas question – du moins pour le moment – qu’il se substitue à une sage-femme pour poser ses mains froides sur la mère et l’enfant.

«Begpacking» ou mendier en voyageant sac au dos

DIGITALE ATTITUDE : Des touristes de plus en plus nombreux financent leurs voyages au bout du monde en mendiant, comptant sur la générosité d’une population démunie pour assouvir leur désir égoïste de découverte.

La semaine passée j’ai été accostée à la Gare Cornavin par un jeune homme d’une vingtaine d’année, blond, barbu portant un rucksack. Il m’a dit être finlandais, qu’il faisait un tour de Suisse et qu’il avait besoin d’argent pour s’héberger et se nourrir. «Je suis vegan», a-t-il précisé, puis a rajouté: «Pouvez-vous m’aider?». Prise par surprise, j’ai esquivé en disant que moi-même je cherchais un bancomat et que je n’avais rien sur moi. Mais j’ai été interpellée par son audace.

Je découvre alors qu’il est loin d’être le seul à pratiquer ce type de tourisme et que cela porte même un nom: le «begpacking», la contraction en anglais de begging (mendier) et backpack (sac au dos).

Il se pratique principalement dans les pays de l’Asie du Sud-Est, où de jeunes occidentaux en année sabbatique se posent par intermittence à un coin de rue, brandissant des pancartes en carton, où on peut lire: «Je voyage sans argent. S’il vous plaît, aidez-moi à poursuivre ma route». Parfois ils vendent des babioles sur une couverture ou grattent une guitare. Des instants capturés avec leurs caméra phones, qu’ils partagent sur les réseaux sociaux.

«Solliciter de parfaits inconnus afin de financer un voyage pour son plaisir est étrange», témoigne une passante choquée, dans le journal France 24 : «Ce n’est pas respectable de mendier. Les indigènes qui le font ici sont vraiment dans le besoin, c’est une question de survie et non une aventure.» D’ailleurs, ces mêmes étrangers oseraient-ils agir de la sorte dans leur propre pays?

On peut constater l’ampleur du phénomène sur la page Twitter, #begpacking, où sont publiés photos et témoignages indignés et où l’on apprend qu’aux frontières de la Thaïlande, des douaniers commencent à demander aux randonneurs de prouver qu’ils ont 20’000 Baht ($748) sur eux avant de les laisser passer.

Demander l’aumône sur les sites de crowdfunding

D’autres encore tendent la main sur la toile pour financer un désir d’évasion, des vacances en famille, voir même un enterrement de vie de garçon – en faisant campagne sur les sites de crowdfunding spécialisés comme FundMyTravel et Globedreamers – qui vont jusqu’à professionnaliser la démarche, en «donnant de la visibilité au projet pour trouver des sponsors». Un toupet qui dépasse l’entendement.

Le «syndrome de Diogène numérique»

DIGITALE ATTITUDE : Avec l’augmentation de la capacité de stockage de nos appareils et les possibilités de sauvegarde dans le cloud, nous conservons facilement des milliers de courriels, de photos et de documents, tant professionnel que privé. 

A titre d’exemple, l’internaute moyen reçoit en moyenne 39 e-mails par jour soit 14’235 par an et prend 2’184 photos chaque année.

Mais celui qui passe des heures chaque jour à organiser ses fichiers au lieu de vivre sa vie, pourrait être atteint du «syndrome de Diogène numérique», un trouble du comportement qui consiste à accumuler des biens numériques et passer son temps à les classer.

Le terme «Digital Hoarder» a été utilisé pour la première fois en 2015 dans un article scientifique pour décrire un homme de 47 ans aux Pays-Bas qui prenait plusieurs centaines de photos au quotidien et qui passait des heures à les indexer. Il n’a jamais utilisé ou même regardé les images qu’il sauvegardait, mais il était convaincu qu’elles pourraient servir un jour. «Le fait de traiter tous ses fichiers électroniques l’a empêché de faire d’autres choses, comme nettoyer sa maison, sortir ou même dormir et l’a mis dans un état de grande anxiété», selon le Dr Martine van Bennekom, psychiatre et auteur du rapport, dans le journal Live Science.

A l’heure actuelle, ce syndrome n’est pas un trouble du comportement inclus dans le DSM, le manuel de référence pour diagnostiquer les maladies mentales – l’homme hollandais étant le seul cas documenté. Mais il a interpellé assez de monde pour avoir une entrée dans Wikipédia et fait réfléchir les psychiatres, car numériser les avoirs papier était justement une des recommandations qu’ils donnaient à leurs patients Diogène classiques, pour les aider à désencombrer leur domicile.

Tous un peu Diogène?

Nous amassons tous de vaste quantité de données, mais comme elles n’occupent pas d’espace temporel, nous ne les percevons pas comme encombrants. Les raisons invoquées pour ne pas les effacer – surtout les courriels, sont la paresse pure, le fait de penser qu’ils pourraient s’avérer utiles un jour ou qu’ils détiennent des renseignements importants. Des raisons parfaitement valables mais qui font que nous gardons des milliers de documents, que nous ne reliront probablement jamais.

Michael Douglas, Jane Fonda et Candy Bergen dans des sitcoms qui balayent le jeunisme

Au delà des genres romantiques, policiers, sitcom, zombies, sciences fictions, thriller… se profilent des nouvelles séries qui s’adressent à un public, disons… plus mûr. Si je m’aventure à aborder la thématique télévision et revenir sur ces titres – déjà si bien traités par mes collègues Arnaud Dufour ou Emilie Jendly dans ce même journal – c’est parce les trois séries dont je vais vous parler s’adressent à un public plus âgé dont je fais partie et eux, pas encore.

The Kominsky Method est depuis novembre sur Netflix avec un Michael Douglas comme vous ne l’avez jamais vu. Directeur d’une école d’acteurs, son personnage n’est pas comme souvent, arrogant ou ambitieux, mais sympathique et très attachant. Son meilleur ami est un agent de stars qui vient de perdre sa femme et dont la fille de 45 ans est une droguée récidiviste. Les aléas de santé dus à leur âge – problème de prostate pour Michael Douglas, la vie qui a perdu tout sens pour un Alan Arkin endeuillé, sont traités avec beaucoup d’humour et de réalisme. Les dialogues sont vieux-jeux, je crois entendre mon père (scénariste oscarisé en 1944) et sa génération. J’ai adoré.

The Kominsky Method a été primée aux Golden Globes dimanche dernier: Meilleure série télé et meilleur premier rôle pour Michael Douglas.

Murphy Brown, une comédie qui a connu un immense succès entre 1988 et 1999 est de retour depuis septembre 2018 avec le même casting –  dont Candice Bergen dans le rôle de Murphy Brown. Elle retrouve son poste de journaliste d’un magazine d’informations sur une chaîne câblée, à l’heure des réseaux sociaux, des fake news, et … Donald Trump. Chaque épisode dure 24 minutes et sont un pur délice.  Diffusée par CBS, il faut trouver la série sur un site de partage vidéo.

Grace et Frankie avec Jane Fonda et Lily Tomlin lancée en 2015 est dans sa quatrième saison sur Netflix. Deux femmes composent ensemble avec la fin abrupte de leurs mariages de 40 ans, lorsque leurs maris gais respectifs (Martin Sheen et Sam Waterston) font leur coming out et annoncent vouloir vivre ensemble. Les personnages sont excentriques et savoureux et les dialogues très drôles.

Ces trois séries font du bien et balayent le culte du jeunisme. Après tout, si Michael Douglas et Jane Fonda, icônes de la réussite, de l’activisme et de la séduction osent se montrer ainsi – et ce n’est pas si mal – alors nous aussi on peut assumer de ne plus avoir 20 ans.

Les articles les plus lus … sur ce blog

Je rejoins l’initiative lancée par deux de mes confrères préférés, Xavier Comtesse et le Dr Jean Gabriel Jeannnot, pour partager avec vous, le classement des 5 articles les plus lus sur ce blog en 2018:

12’813  La «dysmorphie de Snapchat» inquiète

9’232   What’sApp désormais interdit aux moins de 16 ans

5’786   Si vous ne voulez pas être identifié dans une foule par Facebook, désactivez la reconnaissance faciale

5’760   Apple n’offrira plus de service d’impression d’album photos dès le 1er octobre

5’068   Boire ou conduire, il ne faudra peut-être plus choisir  

Merci à tous ceux qui ont pris le temps de consulter Tendances Web et tous mes meilleurs vœux pour cette nouvelle année.