Covid-19: Une application identifie les «contacts rapprochés»

DIGITALE ATTITUDE : Alors que l’épidémie continue de se propager, les autorités chinoises ont déployé le 8 janvier dernier une application qui avertit les utilisateurs s’ils ont été «en contact étroit» avec une personne infectée par le coronavirus, désormais appelé Covid-19.

Selon l’agence de presse chinoise Xinghua, la commission de la santé du pays défini un contact étroit comme une personne qui s’est trouvée en présence d’un cas confirmé ou suspect, sans protection efficace. Par exemple, dans un train air conditionné entièrement fermé, seraient concernés tous les voyageurs et le contrôleur d’un même compartiment.

Pour utiliser le service, les citoyens scannent un code QR par le biais d’applications populaires comme Alipay ou WeChat. Puis, une fois qu’ils ont saisi leur nom et leur identifiant national, le système leur dira s’ils ont été à proximité d’une personne contaminée.

Le Conseil d’État et la Commission Nationale de la Santé ont tous deux joué un rôle dans la création de l’application, en partenariat avec l’entreprise China Electronics Technology Group. Les données proviennent du ministère des transports, des chemins de fer et l’administration de l’aviation civile.

Les progrès de l’intelligence artificielle, la reconnaissance faciale et l’usage du Big Data utilisés par le régime autoritaire chinois mettent à nouveau en lumière une société hautement surveillée, mais pendant cette crise, ce contrôle n’est pas contesté par les citoyens, il est plutôt perçu comme un instrument bénéfique pour contenir l’épidémie.

Ce n’est donc pas le côté Big Brother mais la mort du Dr Li Wenliang – l’un des médecin lanceur d’alerte – qui provoque la colère des citoyens chinois. Accusé d’avoir propagé des rumeurs, les autorités l’avaient réduit au silence. Le gouvernement a également tenté de dissimuler l’ampleur de l’épidémie en envoyant un haut responsable de la santé à Wuhan pour rassurer les masses. Ce dernier en contractant lui-même le virus est devenu le symbole de la politique mensongère de Xi Jinping.

Pour le Financial Times, si le virus ne peut être contenu rapidement, cela pourrait s’avérer être «le moment Tchernobyl» pour la Chine, où les contrevérités et les absurdités de l’autocratie sont mis à nu aux yeux de tous».

 

Emily Turrettini

Emily Turrettini

De nationalité américaine et suisse, Emily Turrettini publie une revue de presse sur l'actualité Internet depuis 1996 et se passionne pour les nouvelles tendances.

3 réponses à “Covid-19: Une application identifie les «contacts rapprochés»

  1. Covid-19 pourrait donc, par extension, informer une centrale sur « qui rencontre qui, où, et quand ». Dans l’immédiat, et pour une période de durée inconnue, l’usage de ce système ne peut qu’être bien accepté. Si l’épidémie est résolue, le désir d’une population de continuer à être protégée sera peut-être une ouverture à la généralisation d’une prévention large, en rapport d’un programme de « santé morale » définie par le gouvernement. Le scénario projeté n’est évidemment pas nouveau, aujourd’hui et même plus tôt, la fiction a déjà rejoint plus ou moins la réalité, il n’y a que l’issue effrayante qui reste en suspens pour que notre histoire rejoigne celle des livres ou des films. Ce que j’expose est assez banal, et me conduit à souhaiter une fiction qui devrait avoir sa place dans l’imaginaire. Une qui serait heureuse ! Et quels en seraient les sujets ?.. Pas forcément de grands sujets comme le Climat, ce serait trop actuel et sérieux pour avoir envie de rêver au bonheur dans un futur bleu. Je pense à de rêves plutôt petits qui en grandissant peuvent un jour devenir une histoire vraie. On en a eu de ces rêves qui ont été perdus pour ne s’être jamais réalisés. Mais d’autres qu’on a gardés, oui !

    Deux dames vêtues de robes et chapeaux des années cinquante sont aux commandes d’une soucoupe volante et s’apprêtent à atterrir sur la pelouse de la villa. Le mari tout petit vu d’en haut fait signe de la main pendant qu’il pousse la tondeuse à gazon. Sous la bulle de plexiglas de la soucoupe qui s’incline, l’épouse tient le volant rouge d’une main et de l’autre montre du doigt la maison : « C’est là !.. » L’amie s’est levée du siège arrondi qui ressemble à un champignon, pour guigner : « Oh je me réjouis !.. » À côté d’elle le Cocker impatient saute de joie !

    À l’âge de sept ans et même après j’y croyais, mes parents aussi : « Un jour nous… » Aujourd’hui je suis vieux et ne rêve pas d’une Tesla noire confortable et silencieuse… Ce n’est pas une vraie fiction qui existe !

    Au même âge je faisais des vœux silencieux pour sauver les animaux qui souffrent : « Faites que nous ne mangerons plus de viande, à la place quelque chose comme du Gevral Proteïn mais qui est rouge et a le goût d’une entrecôte… »

    À soixante-huit ans, je constate que la fiction a entendu mes vœux, et qu’elle arrive pour que les animaux ne souffrent plus. Ce n’est pas encore la réalité, mais presque à s’y tromper. Le Beyond Burger que j’ai croqué en croyant avoir mis dans mon caddie un « pur bœuf USA » était délicieux : « J’en mangerai tous les jours ! » Après une semaine j’ai quand même changé d’avis, et aurais voulu pouvoir parler à l’enfant de sept ans loin derrière moi : « Il faut être plus patient, ton rêve se réalisera complètement, j’en suis sûr parce que mes actions Nestlé ont fait un bond. Tu verras que l’avenir sera heureux ! »

    Les petites fictions peuvent devenir de grandes réalités pour un monde meilleur, au travers des peurs, des déceptions, des abandons. Sinon pourquoi le Cocker continuerait-il à sauter de joie ? Le gazon tondu sentir si bon ? Et moi me réjouir du futur comme si je n’allais jamais mourir ?..

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