Un robot pourrait-il aider à mettre au monde un enfant?

DIGITALE ATTITUDE : Les robots font leur apparition dans les hôpitaux à tous les étages, apportant une aide précieuse au corps médical, y compris dans une maternité.

Dans les blocs-opératoires, pilotés par des chirurgiens, ils interviennent avec précision lors de certaines interventions. Dans les chambres, ils peuvent lever un patient pour soulager le personnel soignant, ou se déplacer dans les couloirs de manière autonome, afin d’accomplir certaines tâches comme stocker et distribuer des médicaments ou encore acheminer le linge et les plateaux repas.

Dans certaines facultés de médecine, des robots sont aussi utilisés à des fins pédagogiques, comme les mannequins-robots capables d’accoucher, permettant aux étudiants de développer les bons réflexes lorsqu’ils seront confrontés à des complications réelles plus tard.

Des robots peuvent aussi être programmés pour répondre aux problèmes de logistique, comme le robot humanoïde Nao, développé par le laboratoire de recherche en informatique et intelligence artificielle de MIT, qui intervient au niveau de la planification d’une maternité. Nao est capable de suggérer par exemple dans quelle salle déplacer une patiente, quel chirurgien doit pratiquer sa césarienne et quelle infirmière devrait lui être attribuée. Inversement, il peut répondre à la question «Que faut-il ne pas faire?», «Nous avons cherché à développer un logiciel capable d’apprendre comment fonctionne une salle de travail et d’accouchement et d’aider si besoin, dans la prise de décisions difficiles», explique Julie Shah, professeur au MIT.

Mais un robot pourrait-il aller encore plus loin en recommandant comment mettre au monde un bébé? C’est la question posée par le journal The Conversation.

Imaginez que doté d’Intelligence artificielle, il prenne en compte toutes les données enregistrées lors du suivi d’une grossesse et grâce à l’apprentissage profond, il analyse des millions d’autres cas en considérant toutes les complications possibles et tous les facteurs de risques. Puis tout au long de l’accouchement, le robot pourrait proposer le meilleur moyen de poursuivre, le médecin étant libre à chaque étape de valider ou rejeter son diagnostic. Mais heureusement, il n’est pas question – du moins pour le moment – qu’il se substitue à une sage-femme pour poser ses mains froides sur la mère et l’enfant.

Emily Turrettini

De nationalité américaine et suisse, Emily Turrettini publie une revue de presse sur l'actualité Internet depuis 1996 et se passionne pour les nouvelles tendances.

3 réponses à “Un robot pourrait-il aider à mettre au monde un enfant?

  1. Avec une valeur estimée à 40 milliards de dollars pour les soins de santé, les robots peuvent analyser les données des dossiers médicaux pré-opératoires pour guider l’instrument du chirurgien pendant l’opération, ce qui peut entraîner une réduction de 21 % du séjour hospitalier du patient. La chirurgie assistée par robot est considérée comme “peu invasive”, de sorte que les patients n’ont pas besoin de guérir de grandes incisions. Grâce à l’intelligence artificielle, les robots peuvent utiliser les données des opérations précédentes pour élaborer de nouvelles techniques chirurgicales. Les résultats sont en effet prometteurs. Une étude portant sur 379 patients orthopédiques a révélé que les procédures robotiques assistées par l’IA entraînaient cinq fois moins de complications que les chirurgiens opérant seuls. Un robot a été utilisé pour la première fois lors d’une opération de l’œil, et le robot chirurgical le plus avancé, le Da Vinci, permet aux médecins d’effectuer des procédures complexes avec un meilleur contrôle que les approches conventionnelles. Les chirurgiens cardiaques sont assistés par Heartlander, un robot miniature, qui pénètre dans une petite incision sur la poitrine pour effectuer une cartographie et une thérapie sur la surface du cœur.

    Atrium Health a commencé à effectuer des bronchoscopies robotisées. La portée robotique est plus petite et stable, ce qui permet d’établir des diagnostics plus précis.

    On a commencé à utiliser l’intelligence artificielle pour scanner tous les rapports de radiologie du système Atrium Health. Les médecins ont aidé à programmer le logiciel pour détecter des mots dans les rapports de radiologie tels que “nodule pulmonaire” ou “masse pulmonaire”, pour n’en citer que quelques-uns. Lorsque l’intelligence artificielle détecte ces mots dans un rapport de radiologie, une alerte est émise. Les infirmières navigatrices vérifient les alertes chaque jour et peuvent rappeler aux patients de consulter un prestataire de soins primaires ou un spécialiste ou les orienter vers un suivi.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *