On ne tue pas la poésie

Mes parents viennent d’un pays où l’on voulut faire taire les poètes.

Alors on les chassa. On les enferma. On les exila. On les tua.

Les poètes meurent de faim ou d’incertitude, d’angoisse ou d’amour, du silence ou de l’oubli. Mais on ne peut tuer leur âme parce que leur âme vit en tout.

Dans la laideur et la beauté.

Dans l’amour ou la haine.

Dans l’infiniment petit comme dans l’infiniment grand.

Aujourd’hui comme hier, en dictature comme en démocratie, les poètes dérangent.

A travers ce blog, je souhaite leur donner la parole quelles que soient leurs opinions, leurs préférences, leur genre ou l’époque où ils s’expriment.

Mes parents viennent d’un pays où l’on voulut faire taire les poètes.

Pourtant mes racines de leur essence se sont sustentées.

On peut tuer le poète, on ne peut tuer la poésie.

Parce que nous avons autant besoin de poésie que de nous alimenter.

 

Détail de la couverture du livre Lorca Esencial, ediciones EDAF.

 

 

Dunia Miralles

Dunia Miralles

Dunia Miralles, écrivaine, metteure en scène, performeuse ou parolière, aime varier les expériences littéraires et artistiques, ainsi que les sujets difficiles, en mettant au jour ce qui parfois s’occulte. Auteure de Swiss trash, Fille facile, Inertie -Prix Bibliomedia 2015-, MICH-EL-LE une femme d'un autre genre, et d’ALICANTE un livre musical qui se lit et s'écoute.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *