Vacciné = libertés ?

Parmi les innombrables questions que l’on se pose au cœur de cette pandémie, deux me paraissent particulièrement importantes. La première, doit-on se faire vacciner ? La seconde, quand pourrons-nous revivre normalement ?

Doit-on se faire vacciner ?

Plus la pandémie avance, plus je trouve que la réponse à cette question est simple. Même si cela doit rester un choix personnel, je pense que la réponse doit être, pour l’immense majorité d’entre nous, oui. Il n’y a actuellement chez l’adulte qu’une seule contre-indication, il s’agit d’une allergie sévère (pour en savoir plus, consultez les recommandations de la Société suisse d’allergie). La grossesse représente également une contre-indication (faute de données suffisantes) mais peut être considérée individuellement si la patiente enceinte présente des facteurs de risque.

Si vous n’avez pas de raison de vous faire vacciner pour vous, par exemple en raison de votre jeune âge, vous pouvez le faire pour vos contacts (votre famille, vos collègues) mais aussi, à l’image des restaurateurs et des hôteliers, pour les très nombreuses personnes empêchées de travailler. Ce vaccin est donc un vaccin altruiste.

Quand pourrons-nous revivre normalement ?

Ce printemps, cet été, en 2021 ou jamais ?

 

Les prévisions sont difficiles, surtout lorsqu’elles concernent l’avenir.

Pierre Dac

Même si les inconnues sont encore nombreuses, les mutations du virus en étant un exemple, nous allons ces prochaines semaines vivre un moment charnière : celui où toutes les personnes vulnérables, en raison de leur âge ou de leurs pathologies, auront pu être vaccinées.

Le but des restrictions étant d’éviter l’engorgement du système de santé, nous devrions logiquement pouvoir rouvrir magasins, restaurants, cinémas et autres lieux de rassemblements dès que les plus fragiles auront été vaccinés. Si ce n’est pas fin février, cela devrait être le cas fin mars.

Il sera certainement nécessaire de poursuivre pour un certain temps les gestes barrière, mais nous devrions déjà à ce stade pouvoir revivre un peu plus normalement.

La fin des restrictions ?

Il existe cependant un scénario qui pourrait bouleverser ce calendrier, celui où le nombre de personnes fragiles mais non vaccinées resterait élevé. Ils pourraient en cas de maladie saturer les hôpitaux. Comme il sera éthiquement difficile de leur refuser l’entrée à l’hôpital, cela engendrerait d’extrêmes tensions si cela devait justifier la poursuite des restrictions, en particulier l’arrêt complet de secteurs entiers de l’économie.

 

PS : comme je ne prétends pas détenir la vérité, vos commentaires sont les bienvenus, un blog peut être un lieu d’échanges et de débats. Pour que vos commentaires gagnent en crédibilité, merci de les signer de votre nom.

 

Dr Jean Gabriel Jeannot

Médecin, spécialiste en médecine interne, avec un intérêt particulier pour l’utilisation des technologies de l’information et de la communication en médecine.

40 réponses à “Vacciné = libertés ?

  1. Bonjour Dr,

    “Si vous n’avez pas de raison de vous faire vacciner pour vous, par exemple en raison de votre jeune âge, vous pouvez le faire pour vos contacts (votre famille, vos collègues) mais aussi, à l’image des restaurateurs et des hôteliers, pour les très nombreuses personnes empêchées de travailler. Ce vaccin est donc un vaccin altruiste.”

    Je n’ai jamais compris cet argument qui d’après ma compréhension de l’immunité et des vaccins ne tient absolument pas la route. Le vaccin est supposé entrainer mon immunité et par conséquent me protéger, moi. Ceux qui souhaitent donc être protégés se vaccinent. Mais quelle est la logique qui veut qu’en me vaccinant je protège les autres ? J’ai vraiment de la peine à comprendre…

    Merci d’avance de votre explication détaillée.

    A mon humble avis, tant que les “jeunes” n’auront pas plus de risques avec le Corona qu’avec le vaccin et qu’en plus ce type d’argument n’est pas absolument clarifié et détaillé il ne faut pas s’attendre à un degré de vaccination conséquent (d’ailleurs des quelques homes dont j’ai pu avoir la statistique, pour le moment la vaccination de “masse” semble être un flop y compris parmi le milieu médical).

    Un autre point à relever et le manque flagrant de débat public réel à ce sujet – quiconque ose poser la moindre question est directement classé dans “anti-vaccin ou complotiste” et le sujet est “clos”. Ce n’est pas comme ça que fonctionne le débat scientifique et que l’on convainc les gens. A titre d’exemple j’ai vu des dizaines de personnes interrogés expliquant pourquoi tel ou tel est complotiste ou anti-vaccin est bête mais on ne laisse pas ces gens s’exprimer librement sur un plateau et débattre réellement (soit disant au nom de la sécurité, ce qui revient à prendre le citoyen de base pour un énorme imbécile incapable de jugement) – cela rend très méfiant.

    1. Bonjour,
      Je comprends votre interrogation. L’idée est simplement de casser les chaînes de transmission. Je ne sais pas s’il est encore possible de faire que ce virus ne devienne pas, à l’image de la grippe, une maladie permanente, mais si oui cela passe pas une vaccination aussi large que possible, en particulier pour éviter que le virus mute et mute encore…
      Meilleures salutations
      JG Jeannot

      1. Imaginons donc que les chaînes de transmissions soient supprimées en Suisse. Cela ne servirait à rien. Le virus ira varier ailleurs, parmi les hommes ou d’autres êtres humains, et nous reviendra.

        Et puis il circulera parmi les enfants, sauf si vous voulez les vacciner à la maternité.

        Au fond, vous voulez faire courir un risque à ceux qui ont rien à y gagner pour atteindre un objectif dont vous ne savez pas s’il est atteignable.

        Primum non nocere est.

        1. Excusez moi, lors de l’une de vos contribution antérieure vous m’aviez posé une question et j’ai ommis de vous répondre bien que la réponse soit brève : votre question ne fait pas sens.

        2. Primum non nocere est …… oui mais j’aurais plutôt noté “Odi profanum vulgus et arceo” parce que c’est exactement ceci que pensent de nous les moult scientifiques …. fraîchement éclos avec la pandémie ….. pourtant ils ne savent rien ou presque sur ce “nouveau-né” de l’univers des virus. Portez vous bien. eab

          1. Votre solution est une solution pour diminuer la mortalité et la morbidité, sous réserve de l’innocuité des vaccins utilisés à moyen et long termes. Mais elle ne va pas arrêter la circulation mondiale du virus. Pour cela vous devriez vacciner tous les humains avec un vaccin simultanément efficace, sans compter le problème des réservoirs animaux.

            Votre proposition n’est pas une solution permettant de mettre fin à la pandémie, mais une solution sanitaire locale ou régionale. Quant à moi je n’ai pas de solution pour mettre fin à la pandémie. J’ai cette modestie.

            Le sars-cov-2 va continuer à évoluer longtemps et il faudra vivre avec. Il est donc nécessaire d’établir la sûreté à long terme des vaccins ainsi que d’avoir des vaccins adaptables aux nouveaux variants, tout comme il est nécessaire de développer des médicaments efficaces.

          2. A ce propos on peut prendre connaissance de la contribution “Report
            Immunological characteristics govern the transition of COVID-19 to endemicity.”, publiée récemment dans Sciences (DOI: 10.1126/science.abe6522).

    2. Je ne connais pas particulièrement la situation dans les homes, mais le succès immédiat des centres de vaccinations semblent indiquer un très fort intérêt des populations à risque à de faire vacciner.
      Concernant le personnel médical, je pense qu’il est en attente de dose qui arrivent hélas au compte goute

    3. Bonjour Alexis B. Merci de vos pertinents commentaires. Le débat est complètement faussé. Nous sommes bien d’accord ! Mélanger un vaccin (pouvant être potentiellement dangereux, pas suffisamment de recul à ce sujet) et le dévouement est complètement absurde. Nous nageons complètement dans l’absurde. Ou plutôt selon moi, nous allons couler l’humanité à force d’absurdité !
      Débat public: les dés sont pipés depuis le début. Exemples: émission RTS couplée 36,9 / Infrarouge: nullissime, affligeante de bêtise ou comment endormir les foules sans Propofol ! De vraies chimères. Emission RSI PattiChiari: idem, hormis quelques chiffres (en %) intéressants mais hélas, oui hélas toujours les mêmes invité(e)s d’un côté ou de l’autre de la barrière linguistique. Horriblement lassant. Je ne cite pas ici les émissions en d’autres langues. Quasi du pareil au même.
      Être méfiant(e) est une vraie qualité, une qualité absolument indispensable. Tout le temps.
      Gardez votre libre arbitre. Et certains avis secrets – cela vaut mieux en cette époque de complète disgrâce……. et d’assombrissement intellectuel.
      “Memento audere semper”

  2. J‘attends ma deuxième injection avec impatience. J‘ai envie de vivre à peu près normalement surtout rendre visite à ma famille du Sénégal si les gens hésitent c‘est leur problème plus il y aura de vacciné plus la vie d‘avant reprendra son court mais en attendant toujours avec les gestes barrières évidemment
    N’hésitez pas … le vaccin est la seule solution!

  3. Peste noire = 200 millions de morts
    Grippe espagnole = 100 millions de morts
    Toutes ces victimes avaient-elles le choix d’un vaccin?

    Nous sommes au 21ème siècle, j’ai le choix et je me fais vacciner!

  4. Le 4ème pouvoir largement subventionné par l’état veut il faire l’apologie, 9 mois après le début de la crise, de la dictature ?

  5. Vous avez clairement pas fait vos recherches en profondeur. C’est vraiment n’importe quoi cet article. Tout le monde sait qu’à travers l’histoire entière, quand un gouvernement ôte des droits de libertés il ne les redonne pas forcément. Ce n’est pas un vaccin qui va changer quoi que ce soit il est temps de se rendre à l’évidence et arrêter de se voiler la face. Les variantes et mutations vont continuer à augmenter et le vaccin n’offre pas suffisamment de points positifs. Il ne protège pas contre la contamination ni la transmission. De plus, compte tenu des risques et allergies pour une maladie qui n’a pas une haute mortalité je trouve absolument ridicule! Arrêtez de raconter n’importe quoi et s’il vous plaît renseigner vous avant de faire les propagandistes. L’immunité de Groupe reste une infâme théorie et non pas une garantie ou une probabilité.

    1. Bonjour,
      Merci pour votre commentaire. J’ai une mauvaise nouvelle pour vous, il n’y a pas d’alternative pour mettre fin à cette pandémie, ou simplement pour la contrôler, que le vaccin. Vous écrivez que le vaccin ne protège pas contre la contamination, c’est contre ce que montre la science. Je ne peux pas aller contre vos croyances.
      Signez vos commentaires avec votre nom, ils gagneront en crédibilité.
      JG Jeannot

  6. Bonjour Jean Gabriel ,

    J’ai 64 ans . Je suis inscrit sur la liste à Genève pour la vaccination depuis la mise en place du site. Je vis à la fois avec des personnes très à risques et un jeune fils qui travaille tous les jours sur des chantiers qui sont ouverts.

    Un peu comme vous je m’interroge sur le long terme et je trouve peu d’espace de réflexion à ce sujet.

    Quelques informations m’interpelle :

    La situation en Inde où il semble que plus de la moitié de la population aie contracté le virus et l’immense réservoir de plusieurs centaines de millions de personnes ayant pu générer des mutations sur le virus. Ne sommes nous pas au tout début de cycles très longs au cours desquels des quantités importantes de mutation dans des pays peu médicalisés avec des populations très jeunes et qui vont impacter l’Europe?

    J’entend peu parler de « task force » comme dans le cas du vaccin pour développer des traitements pour éviter les formes graves avec hospitalisation et décès ?
    De temps en temps que les initiatives émergent de ci de la mais rien de coordonné en dehors du buzz chloriquine ?

    L’Angleterre a mis à disposition de façon massive de la vitamine D pour renforcer les défenses naturelles et il semble que cela puisse être utile . Dans nos pays nous avons des pictogrammes qui rappellent les gestes barrières mais pas de pictogrammes quo rapelleraient quelques règles permettant de stimuler et soutenir nos systèmes immunitaires?

    Cela fait maintenant presque un an qu’on lit des articles sur la question des masques , leurs caractéristiques et surtout la façon de les utiliser comment et quand . Je trouve qu’il y a peu de communication cohérente ?
    Pourquoi pas de spot à la télévision avec protocole clair sur l’utilisation (Pour les placer , les enlever, les jeter les réutiliser et les stocker entre deux utilisations).

    Il y a un article du temps aujourd’hui ou des historiens mettent en perspective la crise de 1918 avec la grippe espagnole avec la crise aujourd’hui et leurs gestions . J’ai trouvé particulièrement intéressant !

    Je trouve que l’on met énormément de temps à se rendre compte des choses et des événements. Pour ma part nous avons été concerné au mois de février par l’épidémie. Je chante dans une chorale composée de 50 personnes . Nous avons eu une répétition de 2 heures fin février dans une salle fermée. Très exactement 4,5 jours après la répétions 40 personnes sont tombées malades en même temps. 4 hospitalisé gravement et heureusement pas de décès. Il est donc évident pour moi que ce virus se propage dans l’air par vaporisation… mais on trouve e encore des articles avec des … doutes ?

  7. Vaccin altruiste?
    D’accord bien sûr si la vaccination évite de transmettre la maladie! Si …. Selon ce que j’ai lu et entendu de spécialistes, rien n’est sûr et la recommandation actuelle pour les gens vaccinés est la poursuite des gestes-barrière!

    1. Bonjour,
      Les scientifiques sont des gens prudents, parfois trop. Je suis assez convaincu que le futur nous montrera que le vaccin protège aussi de la transmission. Si cela ne devait pas être le cas, cela devrait en tout cas diminuer sa transmission d’un facteur 100, ce qui reste intéressant. Oui, il s’agit d’un vaccin altruiste.
      Bien à vous.

  8. Moi je vois une autre question, peut-être la plus fondamentale: “comment arriver à se faire vacciner”?! je suis considéré comme à risque (et même à gros risque en raison d’antécédents médicaux pulmonaires et circulatoires) et cela fait depuis le 18 janvier que j’essaie en vain d’obtenir un rendez-vous dans un des centres de vaccination vaudois, c’est toujours: “complet”!

  9. Je reviens sur le thème de la liberté de choix du patient, mais sous un autre point de vue. Que pensez-vous d’une généraliste qui déconseille à une patiente nonagénaire en excellente santé de se faire vacciner, un conseil apparemment motivé par la confiance (aveugle?) en la médecine alternative qu’a la thérapeute en question? Un tel cas est certes délicat dès lors que la patiente partage les convictions de la thérapeute. Mais cela ne met-il pas en cause le respect du consentement éclairé de la patiente si le médecin occulte les risques de contaminer son entourage, d’autant plus qu’elle vit dans une résidence avec encadrement? Au plaisir de vous lire.

    1. Bonjour,
      La situation que vous exposez est très intéressante. Pour finir la décision appartient à la patiente, mais elle doit pouvoir prendre une décision en étant informée de façon juste et éclairée. Ce qui n’est à mon sens pas le cas ici. Que se passera-t-il si cette personne tombe malade ou contamine d’autres personnes de sa résidence ? L’avis d’un spécialiste du droit serait nécessaire pour nous éclairer.
      Meilleures salutations
      JG Jeannot

      1. Certes. Toutefois, la voie juridique ou judiciaire que vous envisagez n’aboutirait au mieux qu’à compenser un dommage irréparable. Pour le prévenir, ne serait-il pas préférable d’informer le médecin cantonal auquel incombe la responsabilité de surveiller l’exercice des professions médicales? Quoi qu’il en soit, que l’on mette en œuvre l’une ou l’autre de ces mesures, les protagonistes risquent bien de se heurter à des problèmes de preuves. Le mieux serait peut-être que le médecin cantonal diffuse une information (soutenue par un spécialiste du droit de la santé) auprès de tous les médecins qui sont sous sa surveillance. Mieux vaut prévenir que guérir!

  10. Je fais partie de ceux qui pensent que nous allons devoir apprendre à vivre avec la présence du Covid et ses mutations futures comme nous le faisons avec la grippe saisonnière. Comme les vaccins auront toujours un temps de retard sur les évolutions du virus et que les cas graves sont beaucoup plus demandant en terme de de soins intensifs, j’imagine que nos systèmes de santé s’adapteront à cette nouvelle donne.

    Par contre cette crise et ses séquelles auront un impact sur nos sociétés, ce que l’essayiste Antoine Buéno décrit assez clairement dans une interview parue dans le n° 1246 du magazine Marianne (du 29 janvier au 4 février 2021).
    Extraits :

    « La crise du Covid-19 est avant tout une crise de civilisation. La civilisation humaniste des Lumières qui se fonde sur deux piliers : le progrès et l’humanisme. Or le progrès. synonyme de maitrise de la nature par l’homme, a généré l’épidémie. Le coronavirus est une zoonose. Il nous vient d`un monde animal saccagé par l`activité humaine. A l’autre bout de la chaîne, c’est l’humanisme qui a fait de cette épidémie une crise systémique. L’humanisme postule qu’il n’y a rien de plus précieux que la vie humaine. Cette dernière doit donc être protégée «quoi qu’il en coûte». Le corollaire de ce principe est que toutes les vies humaines ont la même valeur. Donc, L’engorgement des hôpitaux est intolérable. Si toutes les vies ont la même valeur, on ne peut pas effectuer un tri à l’entrée des hôpitaux pour savoir qui doit être soigné, qui doit donc vivre, et qui peut risquer de mourir.

    Si la crise s`installe dans la durée. nous n`aurons le choix qu`entre deux solutions: accepter la décroissance ou accepter la mort. Accepter la décroissance. c’est-à-dire continuer de confiner et de surprotéger. Si en revanche nous voulons de nouveau vivre normalement avec le virus, il nous faudra accepter le risque qu’une fraction de la population meure. Or accepter la décroissance, c’est casser le totem du progrès et accepter la mort, c’est casser celui de l’humanisme. La crise du Covid nous place donc dans une situation inédite d’arbitrage entre les deux piliers de notre civilisation.

    Mon sentiment profond est que nous sommes en train de choisir la mort. L’idée que l’on sacrifie le plus grand nombre pour prolonger des personnes qui, de toute façon, n’avaient plus longtemps à vivre fait son chemin. Elle signifie que toutes les vies ne se valent pas. Elle va de pair avec l’idée que les dégâts économiques et psychologiques du confinement sont plus graves que ceux du virus. Ce qui signifie que la vie n’est pas le souverain bien. Nous sommes peut-être à la veille d`un point de basculement entre peur sanitaire et consentement au sacrifice. Ce qui serait lourd de sens d`un point de vue philosophique. Le besoin de vivre nous détournerait de l`humanisme. Ce qui constituerait un tournant majeur dans notre histoire. »

    1. Bonjour,
      Merci pour votre commentaire et pour cet éclairage très intéressant. Il me semble urgent que la société puisse se poser ces questions. Le débat est actuellement trop faible sur ce sujet, je le regrette.
      Merci pour votre contribution.
      JG Jeannot

      1. Je m’étonne que vous sembliez prêter crédit à une opinion exprimée dans une publication signalée comme de droite, voire d’extrême-droite, en redressement judiciaire et en chute libre dans les tirages depuis déjà cinq ans. Le magazine Marianne, d’où l’article que rapporte votre commentateur est tiré, a en effet été dénoncé dès 2015 par l’historien Emmanuel Todd pour sa prise de position, qu’il qualifiait alors d'”extrême-droite”, sur “les complices de l’islamisme” après l’attentat de janvier contre Charlie-Hebdo (https://www.ozap.com/actu/emmanuel-todd-marianne-est-en-train-de-devenir-un-journal-d-extreme-droite/468995).

        Dans son article paru en janvier 2017, Mediapart décrit ce magazine comme un hebdomadaire à la dérive, en cessation de paiement, prêt à tout pour renflouer ses caisses, aux ventes en chute libre et aux comptes exangues malgré la perfusion des deniers publics (Mediapart, “La face cachée de Marianne”, 17 janvier 2017 – https://www.mediapart.fr/journal/france/310117/la-face-cachee-de-marianne?onglet=full).

        Pour sa part, Libération parle d'”une Bastille déjà tombée” (“Marianne, une Bastille déjà tombée”, 25 octobre 2018). Dès lors, Marianne, dont les prises de position sont plus proches de l’idéologie que de l’éthique – toujours selon l’enquête de Mediapart -, peut-elle être considérée comme référence crédible pour une réflexion sérieuse dans le contexte critique de la crise sanitaire actuelle?

        1. La seule chose qui m’intéresse est la pertinence du propos d’où qu’il vienne. Je pense avoir suffisamment de jugeote et d’esprit critique pour filtrer ce qui mérite de l’être.

          Quant aux gueguerres idéologiques franco-françaises et picrocholines du petit milieu de la presse parisienne, elles m’indiffèrent complètement.

  11. J’aime vos articles, mais pour une fois je ne partage pas votre avis. Au début, j’hésitais entre le pour et le contre la vaccination, mais maintenant je dois dire que je n’irai pas. Les politiques et les scientifiques au lieu d’essayer de me convaincre avec des arguments logiques, ouverts à la discussion et me laissant la responsabilité de ma décision me donnent plutôt l’impression que tout avis sceptique ou contraire est “sanitairement incorrect”, très mal vu, étiqueté d’égoïste et d’irresponsable. C’est certes inédit, mais brandir la menace d’un passeport vaccinal refusant tous voyages, concerts et loisirs aux non-vaccinés m’attriste si c’est tout ce qu’on trouve pour obliger à la vaccination et cela renforcera au contraire ma décision. Les menaces et sanctions n’ont jamais fait évoluer une société dans le bon sens.

    1. Bonjour,
      Merci pour votre commentaire, je comprends votre position. Je pense que les politique set les scientifiques sont insistants car nous n’avons simplement pas d’autres alternatives pour espérer contrôler cette pandémie. On ne va pas pouvoir vivre ainsi encore des mois et des mois.
      Meilleures salutations
      JG Jeannot

  12. Bonjour et merci de votre texte qui reste, à mon goût, beaucoup trop naïf dans le monde complexe des patient(e)s chroniques avec profils particuliers, car dans la réalité crue du terrain, nous sommes très soigneusement & méthodiquement méprisé(e)s-ignoré(e)s dans ce pays qui est le mien.
    Et en prime, nous avons une immense et incomparable expérience des avis contradictoires, en général accompagnés d’inénarrables petites remarques assassines par rapport à nos status médicaux fort complexes et bien embêtants !

    Rappel par rapport aux très nouveaux vaccins: nous ne recevons PAS de réponse quant aux potentiels dangers « d’allergies » aux CONTENUS et/ou CONTENANTS (j’ai la liste détaillée et très complète en anglais). Et je dois dire que le lien que vous suggérez est vraiment bien léger. Surtout pour une personne ayant fait un mois de coma sur allergie massive pourtant parfaitement documentée dans la famille mais superbement et royalement ignorée par un de ces médecins qui sait toujours tout mieux que les simples mortel(les), sans écouter ni entendre.

    Alors dans la réalité du terrain, celle des patient(e)s, tout est vraiment très différent car les allergologues-immunologues évident très astucieusement et soigneusement de répondre aux questions un peu trop pointues, ces interrogations sortant de l’ordinaire lassant et trop standardisé pour être honnête.
    Ces éminents spécialistes pratiquent-ils le déni de responsabilité et/ou le mépris intégral de nous autres vulgaires mortel(le)s ? Très certainement les deux bien mélangés pour un cocktail explosif qui – potentiellement – sautera à la figure de certain(e)s. Et comme d’habitude dans la routine clinique, ces scientifiques se laveront les mains de toute responsabilité et il ne restera aux patient(e)s absolument plus rien, hormis les yeux pour pleurer ……. puisque nous savons depuis belle lurette qu’il n’y a aucune justice envers les victimes de dérapages médicaux.

    Piqûre de rappel: La pharmaco-toxicologie helvétique répond honnêtement: “NO-ONE KNOWS” par rapport aux effets secondaires de ces nouveaux vaccins ……

    Alors dans la réalité crue et nue du terrain, le haut pourcentage de dubitatifs est aussi la résultante mathématique, immédiate et directe de plus de 50 ans de mépris médical envers nous, les très dérangeant(e)s patient(e)s chroniques qui posons beaucoup trop de pertinentes questions, patient(e)s souvent considéré(e)s à tort comme « nullissimes » mais pourtant extrêmement bien renseigné(e)s et souvent nettement plus “up-to-date” que nos propres « médecins », ces derniers qui sans cesse jouent à se contredire entre-eux à notre sujet et dans notre dos.

    Alors oui, de toute évidence la communauté médicale/scientifique helvétique récolte aujourd’hui en beauté ce qu’elle a elle-même soigneusement semé depuis longtemps: LES DOUTES LÉGITIMES, LA MÉFIANCE FÉROCE.

    A ces doutes légitimes s’additionne L’ABSENCE de VRAIE JUSTICE envers les très nombreuses victimes d’erreurs médicales diagnostiques et thérapeutiques. Ces fameuses prises en charges complètement catastrophiques et parfaitement documentées qui ravagent des vies entières, ces vies massacrées sur l’autel de la science, sans jamais aucune reconnaissance des torts subis. Ces fameux(ses) patient(e)s avec étiquette « dommages collatéraux » dont tout le monde voudrait oublier jusqu’à l’existence même.
    A ce sujet, cf. émission diffusée à point nommé “Vacarme, RTS”, toute la semaine passée.

    Alors une compliance aussi basse envers les nouveaux vaccins découle aussi très logiquement et implacablement du comportement malsain – sur des décennies et des décennies – de ces médecins coupables et responsables de mutilations, jamais punis ni inquiétés.
    La Justice helvétique elle-même s’arrange toujours pour fermer les yeux malgré les évidences.

    Ne tentez pas de reporter toute la responsabilité sur nous autres pauvres patient(e)s qui vivons depuis plus de 50 ans complètement anormalement suite à une erreur médicale diagnostique et donc thérapeutique. Car 50 ans et plus de vie ravagée, avec effets secondaires inutiles indélébiles, suite à des expérimentations animales sur humains, c’est nettement, vraiment beaucoup plus qu’une seule petite année (ou 365 jours) de C….-19 !
    Et les restrictions physiques induites par ces expérimentations non justifiées et non justifiables sur humains, nous les subissons depuis maintenant un demi-siècle ou plus. Qui s’en préoccupe ? Jamais personne. Même lorsque la faute médicale est inscrite noir sur blanc dans nos dossiers.

    Je réitère ma pensée : La médecine helvétique récolte ce qu’elle a semé, en ayant jamais manifesté un seul regard compatissant pour toutes les victimes de longues années d’expérimentations cruelles, mutilatrices, donc inhumaines.

    Mais nous sommes encore bien là, les nombreux(ses) survivant(e)s, mutilé(e)s pour toujours, et pas seulement pour une courte année. Bloqué(e)s depuis un demi-siècle dans l’expectative d’un rééquilibrage qui ne viendra probablement jamais et/ou d’un changement radical de comportement et d’un minimum de justice et de reconnaissance.

    En conclusion, vont-ils un jour répondre honnêtement ces éminents allergologues et/ou immunologues ?
    Connaissant des deux côtés du miroir l’impitoyable univers médico-universitaire la réponse est: “Probablement jamais” car “Adulator propriis commodis tantum suadet”.

    Vous souhaitez nos noms complets. Pas de souci. Je vous les adresse via mon adresse de messagerie. Et mon curriculum vitae, ainsi vous comprendrez en quelques secondes ma provenance professionnelle !

    1. Bonjour,
      Merci à vous d’avoir pris le temps d’écrire un si long commentaire. Je ne pourrai pas y répondre car j’ai des difficultés à comprendre vos remarques. Vous semblez très en colère contre le monde médical et l’industrie pharmaceutique.
      Pour ce qui est de votre dernière remarque, relative à mon désir que les personnes qui commentent mes articles ne le fassent pas anonymement, je ne la comprends pas non plus. Je ne vous demande par votre CV, j’encourage juste les personnes qui postent des commentaires de le faire en donnant leur nom. Je ne comprends pas cette idée de l’anonymat.
      Meilleures salutations,
      JG Jeannot

      1. Bonsoir, pour moi écrire n’est pas du tout un souci. Alors en simple, ce que je voulais dire :
        – L’altruisme n’existe pas en médecine. C’est une vue de l’esprit. Plus de 40 ans de pratique dans cet impitoyable univers le démontrent parfaitement, y compris tout ce qui n’est pas public à ce jour (ne le sera probablement jamais) et dont vous n’avez même pas la plus petite idée. Selon Matthieu Ricard (Docteur en génétique cellulaire & moine bouddhiste bien connu), les professionnels de la santé devraient « cultiver l’altruisme qui pourrait régénérer la pratique médicale », or nous sommes à des années-lumière de ce concept philosophique théorique. Revenons donc sur terre et surtout à la cruelle réalité du terrain.
        – Les victimes d’erreurs médicales (très nombreuses en Helvétie) ne sont jamais reconnues comme telles. Pourtant certaines victimes vivent depuis plus de 50 ans avec moult effets secondaires indélébiles. Sacrifices humains sur l’autel de la science et/ou violation du serment d’Hippocrate qui stipule « je n’entreprendrai rien qui dépasse mes compétences » ? Ainsi, les patient(e)s survivant(e)s tout abimé(e)s sur le très long terme ne peuvent tout simplement pas adhérer si facilement aux informations actuelles terriblement généralistes (un vrai nivellement par le bas) au sujet des nouveaux vaccins et foncer tête baissée dans la mêlée, sans avoir une assurance des risques encourus, puisque les médecins ne prennent pas parti dans cette équation.
        – Les patient(e)s avec profils complexes (ou inhabituels) n’obtiennent donc pas toutes les réponses requises et/ou pas de réponse du tout par rapport aux risques liés à ces vaccins (contenu & contenant). Les spécialistes de divers domaines se bagarrent et émettent des avis contradictoires. La responsabilité est systématiquement rejetée sur le dos des patient(e)s, alors que les médecins devraient pouvoir peser le pour et le contre en toute honnêteté. Dans la réalité, certains spécialistes préfèrent nous ignorer et éluder les questions trop invasives (dans cet exemple l’allergologie et l’immunologie). Je connais cet aspect de rejet de responsabilité par cœur. C’est toujours la faute de l’autre en cas de survenue d’un effet collatéral indésirable. Le médecin lambda et le concepteur d’un vaccin seront toujours absouts de tout péché. Et le(a) patient(e) sera comme d’habitude abandonné(e) à son triste sort. Altruisme = une vue de l’esprit sur le terrain.

        Celles et ceux qui croient encore à l’aspect humain de la médecine se fourvoient complètement. Ils (elles) devraient d’urgence revoir leur copie. Et en cas de doute persistant, peut-être serait-il utile de devenir scribe (juste une seule petite fois pour voir) dans le cadre de missions confidentielles sur l’avenir du domaine. C’est tout à fait édifiant ! et d’une très très grande cruauté.
        Verba volant, scripta manent

        1. J’ai utilisé le terme d’altruisme pour parler du vaccin, pour expliquer que si l’on ne le fait pas pour soi, on peut le faire pour les autres.
          Je suis assez surpris de lire « Celles et ceux qui croient encore à l’aspect humain de la médecine se fourvoient « , vous devriez changer de médecin / d’hôpital.

          1. Serment d’Hippocrate, rappel du point 3 « Je respecterai toutes les personnes, leur autonomie et leur volonté, sans aucune discrimination selon leur état ou leurs convictions ».

            Cher Docteur, en fait je vais me retirer de ce blog parfaitement UNIDIRECTIONNEL. Dommage mais vous êtes exactement à l’image de bien d’autres médecins de Romandie. Vous cherchez des avis afin d’avancer d’un côté, mais d’un autre côté vous êtes peu ou prou disposé à accepter des commentaires divergents qui ne rejoignent pas votre point de vue exclusif. Il n’y a donc aucun débat. En d’autres termes, les dés sont pipés dès le départ. A mourir d’ennui. Regrettable … moi qui pensais y trouver une vraie et authentique controverse.

            A noter que l’unidirectionnalité et l’absence de débat sont complètement représentatives de la médecine à la sauce helvétique romande. Une médecine tellement sûre d’elle sans jamais se remettre en question et donc tellement responsable de tant d’erreurs médicales parfaitement documentées (y compris via les petites notes médicales manuscrites assassines que nous retrouvons dans nos dossiers).
            Erreurs médicales dont les patient(e)s abandonné(e)s à leur triste sort supportent seul(e)s les conséquences pas seulement sur une minuscule année Covid-19 mais une vie durant.

            Sur ce sujet, il est nettement plus sain de ne pas trop se frotter aux nombreux survivant(e)s de massacres médicaux apprêtés à la sauce romande. Vous savez bien, ces dérives confirmées à mille pourcents hors-Cantons francophones et hors-Pays Suisse par de vrais spécialistes des domaines concernés.
            Rassurez-vous, je suis impeccablement suivie à distance car même en pièces détachées médicales et en plusieurs langues (selon la spécialité), c’est tout à fait possible sur un laps de temps vraiment très long.
            De par son étroitesse d’esprit naturelle, la Romandie représentera toujours un vrai danger mortel pour des patient(e)s un peu trop informé(e)s comme moi-même.
            Danger y compris pour les mixtures vaccinales trop vite mises sur le marché pour être à 1000 % honnêtes.

            Et franchement, je ne suis pas du tout étonnée que ma belle contrée soit toujours archi bloquée à l’époque des baronnies médicales et de leurs excès, un sujet particulier que je connais jusqu’à des profondeurs abyssales non publiques ! Avec en corollaire le sujet de la résilience pratiquée depuis 50 fois plus longtemps que la courte année Covid-19.
            Ceci écrit, portez-vous bien.
            Eliane AB
            A et B correspondent tout à fait à deux noms de famille bien réels (d’ailleurs celui débutant par B est très commun et très banal sur Vaud). Il ne s’agit pas seulement des 2 premières lettres de l’alphabet.

          2. Bonjour,
            Merci pour votre nouveau commentaire. Pour ce qui est de votre nom, je ne vais pas jouer à la devinette avec vos initiales. Je souhaitais avec mon post-scriptum simplement dire que je trouve anormal que les commentaires ne soient pas signés avec nom et prénom. Si on a quelque chose à dire, je pense correct de dire qui l’on est.
            Meilleures salutations
            JG Jeannot

      2. 100% d’accord avec vous, j’ai déjà plusieurs fois indiqué qu’à mon avis on devrait avoir le courage de ses opinions et poster sous son vrai nom sur un blog, … ou alors s’abstenir. Mais tant que cette règle ne s’appliquera pas à tout le monde …

        1. Bonjour, j’ai suggéré indiquer mes deux noms de famille (= longs !) au lieu des initiales AB mais cela n’a pas été pris au sérieux… bizarre tout de même… a posteriori toute remarque me semble donc inopportune… Portez-vous bien !

        2. Et pour les votations aussi ? N’avez-vous pas des proches à protéger ? Je vous signale qu’ici nous ne propageons pas la haine, nous n’injurions pas, nous ne sommes tout simplement pas d’accord.

  13. Cher Dr. Jeannot,
    Merci pour ce billet plein de bon sens et d’espoir, que je partage entièrement !
    Espérons toujours retrouver dès que possible une vie (“presque” à cause de tous ces bouleversements) normale quand les vaccins commenceront à porter leurs fruits !
    Toutefois, la plupart des personnes volontaires ne pourront pas se faire vacciner avant 1 ou 2 mois au mieux à cause de la pénurie actuelle dans les livraisons de vaccins, le processus est lent, hélas beaucoup trop lent pour penser pouvoir sortir très rapidement des problèmes actuels.

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