L’ordonnance électronique (enfin)

Lordonnance électronique offre de très nombreux avantages, le premier étant de diminuer le risque derreurs au moment de la lecture de la prescription par le pharmacien. Mais ses bénéfices vont bien au-delà.

 Papier et électronique

Votre médecin pourra toujours imprimer une ordonnance papier à utiliser pour vous rendre dans votre pharmacie, mais il pourra aussi l’envoyer directement par voie électronique, soit à votre pharmacie, soit à une centrale de distribution qui vous enverra vos médicaments par poste dès le lendemain.

Un système sécurisé

Lordonnance électronique offre le même niveau de sécurité que les solutions bancaires, avec un système de double authentification. Le patient décide lui-même sil veut regrouper au même endroit les médicaments pris dans différentes pharmacies mais aussi à qui il donne accès à la liste de ses médicaments. Cela pourra être à son médecin généraliste, à son pharmacien, à d’éventuels spécialistes mais aussi par exemple aux infirmiers et infirmières à domicile.

Une liste à jour et un historique

Le principal avantage de cette solution est de permettre aux professionnels de santé mais aussi à chaque patient davoir en permanence la liste des médicaments à jour. Chaque patient peut aussi y ajouter la liste des traitements pris sans ordonnance, ce qui offre une vue de la totalité de son traitement. Un module dinteraction médicamenteuse signale si certains de vos médicaments sont incompatibles.  Lajout de vos allergies médicamenteuses permet aussi au système de vous signaler sil y a dans votre traitement un médicament que vous devriez éviter.

Ce moyen est aussi très utile pour les traitements renouvelables. Chaque patient peut voir sur son ordinateur ou sur son smartphone si ses médicaments sont renouvelables et si oui, jusqu’à quelle date. Il peut aussi par ce système demander au médecin prescripteur le renouvellement de son traitement dun simple clic.

Lordonnance électronique a aussi comme atout de donner accès aux médicaments prescrits par le passé, ce qui vous permettra de savoir si tel ou tel médicament vous a déjà été donné, même plusieurs années auparavant.

Les nouvelles fonctionnalités

Lordonnance électronique est aussi une solution dynamique qui, en se basant sur un système expert, fera des propositions. Elles seront principalement de deux ordres, soit économiques pour proposer un traitement équivalent mais moins cher, soit pour proposer larrêt de traitements qui pourraient ne plus être utiles, un arrêt qui devra évidemment être discuté et validé par le médecin.

Mieux informé, mieux soigné

Le dernier atout de ce système est de permettre au patient de voir lindication de chaque médicament, le premier est un médicament contre lhypertension, le deuxième un médicament pour le diabète, etc. Un simple clic sur le nom dun médicament permet de découvrir ses indications, ses effets secondaires mais aussi sa forme et sa couleur.

Vous êtes intéressé ?

Désolé pour ceux dentre vous qui se réjouissaient de pouvoir utiliser cette ordonnance électronique, elle nexiste pas (encore). Elle représente ce que je souhaiterais pouvoir utiliser pour tous mes patients, pour avoir une liste de médicaments à jour en permanence qui serait partagée avec tous les professionnels en charge de chacun d’eux. Un outil qui permettrait aussi de mieux intégrer le patient lui-même dans sa prise en charge médicale.

Votre avis

Même si je suis convaincu quun tel outil me serait utile pour soigner mes patients, jaimerais avoir votre avis. Si elle existait, seriez-vous intéressé par une telle solution ? Quels en seraient les atouts et les dangers Jaimerais surtout savoir, à lheure où lon vante les mérites de la santé numérique, pourquoi un tel outil nest pas encore disponible ?

 

Dr Jean Gabriel Jeannot

Médecin, spécialiste en médecine interne, avec un intérêt particulier pour l’utilisation des technologies de l’information et de la communication en médecine.

31 réponses à “L’ordonnance électronique (enfin)

  1. Le danger principal d’une telle solution serait que les données soient exploitées par des personnes ou organismes qui ne seraient pas sensées y avoir accès (p.ex. employeurs ou autorités). On a vu que les données de l’application de traçage des cas COVID est maintenant utilisée par la police de Singapour.

    Un tel outil n’est pas encore disponible car la population me semble encore relativement réticente à la numérisation de leur dossier de santé (carnet de vaccination électronique, dossier électronique du patient, Swiss Covid, etc..). Cette réticence demeurera légitime tant que des garanties suffisantes ne seront pas fournies sur la protection des données en question.

    1. Je comprends votre souci légitime pour ce qui est de la protection des données. Mais il faut vous rendre compte que la difficulté à avoir, pour les patients qui sont pris en charge par plusieurs professionnels de la santé, une liste de médicaments toujours à jour a des conséquences importantes pour ce qui est de leur prise en charge médicale.

      1. Bonjour / Bonsoir Docteur, J’ai attentivement lu votre texte et les commentaires y relatifs. Merci beaucoup. Vous vivez dans un monde idéalisé qui est très loin de la cruelle réalité des patient(e)s avec problèmes chroniques incurables. Mais qui vivent néanmoins très bien comme cela !
        Et donc je suis donc obligée de vous contrarier.
        Car comme patient(e) responsable, il est extrêmement facile d’avoir toujours sur soi une liste des médicaments à jour ….. mais aussi dans la voiture, auprès de la parentèle, etc. Ainsi qu’une grosse réserve d’ordonnances pour nos produits de prédilection (non dangereux, non toxiques, non mutilateurs pour nous seulement).
        Tout est question d’organisation.
        Et cette organisation doit rester privée. Elle ne doit jamais tomber dans des mains “extérieures”.

        Exemple pratique: Créer une liste qui sera plastifiée sous différents formats avec les détails des produits bien tolérés et acceptables, les interactions médicamenteuses – CYP P450 – avec mention au Stabilo de la ou des colonnes concernées – ainsi qu’avec les résumés des rapports spécialisés en pharmaco-toxicologie ou -génétique sous la forme des codifications bien connues, mais aussi une contraction du passeport d’allergies le cas échéant, etc. etc. etc.
        En plus, c’est notre responsabilité comme patient(e). Car si nous pouvons éviter les dérapages médicaux bien trop nombreux, c’est beaucoup mieux.
        Exemple: Il suffit qu’un jeune assistant oublie de transmettre un élément important au chef de clinique et ce dernier oublie de transmettre au médecin-adjoint qui lui-même oublie de transmettre au chef de service. Effet boule de neige garanti. Un oubli génère d’autres oublis et le(a) patient(e) se retrouve à la morgue. Mais ce n’est JAMAIS la faute des médecins.
        Et la chaîne des oublis sera absolument absoute de tous péchés.

        La création d’une telle liste “privée” est donc un jeu d’enfant et nous pouvons circuler partout avec nos résumés compactés et méthodiquement tenus à jour. D’autre part, ces listes privées-personnelles-vitales, sont immédiatement disponibles et elles nous protègent des dérives pharmaco-médicales en cas d’urgence.
        Peu d’intermédiaires, pas de serveur potentiellement piraté, meilleure garantie du secret de nos soucis de santé qui sont méga-archi-privés.
        Ces listes compactées peuvent aussi contenir, en sus des médicaments autorisés, les diagnostics principaux, les allergies et le nom des contacts en cas d’urgence ainsi que les noms des avocats/juristes en cas de dérapage médico-chirurgical dans la prise en charge.
        Je vous assure que c’est très utile !
        Donc avoir ses propres données sur soi en permanence est bien plus prudent que de voir ses données personnelles (ordonnances y compris) circuler sur internet.
        A noter que les médecins du personnel des entreprises XYZ (y compris les HUG) collent toujours des réserves aux employé(e)s qui pourraient être des patient(e)s différent(e)s, sans jamais se renseigner auprès des spécialistes des domaines concernés. Dictature de la norme.

        D’où l’importance de tout garder exclusivement pour soi (et la famille proche) et circuler partout avec son abstract médical privé.
        Je rejoins à 100 % CEDH du point de vue de la naïveté des patient(e)s. Les pauvres, ils ont vraiment de la peine à comprendre dans quel monde nous évoluons.
        Je rejoins aussi Alexandre Patti – Pour les employeurs je confirme à mille pourcents.

        Au sujet du secret médical, cela me fait bien rire lorsque les médecins discutent dans les couloirs ou dans l’ascenseur du cas X ou Y, et devant tout le monde ….. Donc sans discrétion aucune et sans aucun respect de ce fameux secret médical (un secret de polichinelle en réalité) et donc de leurs patientèle. Avez-vous une idée des notes manuscrites assassines de certains médecins (heureusement pas tous) dans le dossier des patient(e)s ? Je les ai toutes récupérées depuis les années 1970 ces petites notes …. édifiantes et dégoûtantes. D’un côté le médecin vous parle gentiment, de l’autre il écrit des petites notes …… Paradoxe intéressant.

        Alors les ordonnances sur internet, il faut oublier définitivement.

        Les Pharmacies: uniquement des commerces pour la vente de médicaments. Le but est lucratif. Les conseils sont toujours intéressés étant donné le prix des diverses molécules. Les Pharmacies et les Pharmas sont en couple. Indissociables du point de vue du profit.
        Dans les pharmacies suisses, il y a aussi ce petit côté “je me mêle de tout” extrêmement agaçant. A l’étranger c’est plus simple. Avec vos ordonnances, vous allez acheter ce dont nous avons besoin et point barre. En sus, toutes les molécules utiles y sont bien meilleur marché que chez moi …..
        J’économise des sous, j’évite de stériles discours, et je prends extrêmement soin de ma santé !
        En toute discrétion. C’est beaucoup mieux ainsi.

        1. Bonjour,
          Merci pour votre commentaire, je le trouve très intéressant, même si je ne suis que très partiellement d’accord avec vous. Je trouve bien sûr très positifs votre proposition d’une liste mis à jour par le patient lui-même, c’est une preuve d’autonomisation du patient que l’on doit encourager. Il y a cependant 2 problèmes au moins dans votre proposition: 1. Seule une minorité de patients sont capables d’avoir avec eux une telle liste en permanence (surtout une liste évoluée come vous la présentez “avec les détails des produits bien tolérés et acceptables, les interactions médicamenteuses – CYP P450 – avec mention au Stabilo de la ou des colonnes concernées”). 2. J’aimerais aussi que tous les professionnels qui prennent en charge un patient aient accès en permanence à une liste de médicaments à jour, votre solution ne répond pas à ce critère. Votre solution est très intéressante et elle doit être encouragée mais d’une part elle n’est pas envisageable pour tous, d’autre part elle ne répond qu’à une partie de la problématique.
          Meilleures salutations,
          JG Jeannot

          1. Bonjour Docteur et merci de votre commentaire. Les débats c’est toujours passionnant.
            En fait, je crois que vous avez très peu de malades dans votre patientèle qui ont la gestion exclusive de leurs médicaments usuels (les seuls autorisés), mais aussi de leurs valeurs de chimie sanguine et de l’intégralité de leurs rapports médicaux (spécialisés ou pas – car tout appartient aux patient(e)s selon la Loi).
            Ne nous sous-estimez pas mais je sais c’est très difficile ! Car nous sommes aussi habitué(e)s à convertir nos valeurs sanguines en fonction du poids moléculaire de la substance analysée – puisque la Suisse fait encore et toujours bande à part aussi pour les unités – puis à faire nous-mêmes nos graphiques sous Excell, et cela sur 50 ans ou plus, pour les “chroniques”.
            En réalisant de jolies courbes en couleur immédiatement lisibles par les divers praticiens (enfin en principe).
            Il y a une grande part d’informations qui ne peut pas être gérée par le DPI (Dossier Patient Intégré). Cela ne fonctionne pas. Donc encore moins pour les ordonnances. Surtout si le(a) patient(e) est en permanence en vadrouille. Mais surtout, on ne sait pas qui met le nez dans nos affaires et c’est horriblement dérangeant (par exemple réalise-t-on un protocole dans notre dos avec nos données, sans consentement préalable ? c’est fort possible étant donné que la transparence n’est pas la meilleure qualité des institutions hospitalières).
            Par rapport aux autres professionnels qui devraient consulter le DPI (donc mon dossier, ou le vôtre), eh bien je vais vous raconter une petite histoire (véridique) – dans ma réponse qui suivra – démontrant que cela ne fonctionne pas du tout bien. Et que le(a) patient(e) pourrait énormément se fâcher dans le cas que je vais vous transmettre.
            Personnellement, plus j’observe cet univers médical et hospitalo-universitaire, plus je me dis qu’un patient(e) devrait toujours à l’avenir se pointer en consultation avec son avocat(e). C’est beaucoup plus prudent et cela met en garde contre toutes les dérives “internet” (consultation du dossier sans l’autorisation préalable, transmission en douce, etc.) !
            A plus tard pour cette histoire véridique …… en d’autres termes la face cachée du DPI …. dont les patient(e)s font les frais.

          2. Re-Bonjour, voici l’histoire des ordonnances standardisées, selon DPI.
            Un(e) patient(e) doit se faire opérer des varices. Rien de spécial. En anesthésie générale ou loco-régionale (peu importe). C’est la 5ème fois au cours d’une vie, mais c’est tout à fait normal (néo-formation permanente des réticulaires et varices).
            Les anesthésistes connaissent en général très bien les profils pharmaco-toxicologiques et génétiques particuliers ainsi que les allergies. Donc tout est noté dans le DPI, enfin en principe …. Par exemple l’inefficacité connue et documentée de la xylocaïne en local, les autres produits à impérativement utiliser en AG, etc. etc. etc. sans oublier la mention expresse de la dangerosité du paracétamol (Panadol R) pour contrer les douleurs postopératoires. Avec en corollaire l’obligation de se creuser les méninges pour trouver une autre drogue disons acceptable pour le(a) patient(e).
            Idem pour les anti-coagulants qui doivent être adaptés (dosages par exemple) en fonction du Cytochrome P450 ….
            Le chirurgien est excellent. Mais lui ne s’occupe pas des médicaments, à nouveau à chacun son job. C’est tout à fait normal. Les interventions sont un complet succès. Absolument rien à redire.
            L’antalgie post-opératoire, selon DPI, est complètement foireuse. Pourquoi ? Parce que le(a) patient(e) reçoit à sa sortie une ORDONNANCE STANDARDISÉE déjà toute prête, pré-imprimée (il manque seulement le nom et la date de naissance) pour du PARACÉTAMOL, cette drogue extrêmement dangereuse dans certains cas, mais prescrite en masse. PERSONNE n’a regardé le DIP. PERSONNE n’a contrôlé l’adéquation de cette prescription aléatoire. Personne dans la chaîne des soins.

            Le staff au complet bichonne le(a) patient(e) mais personne ne pense à contrôler ladite ordonnance….. Vraiment très préoccupant du point de vue du respect de l’historique DPI.
            Et un(e) patient(e) inattentif(ive) pourrait prendre ce produit très dangereux en post-opératoire en faisant confiance au prescripteur (aïe !). Qui se préoccupe des dégâts causés ? Jamais personne et surtout pas le personnel médico-infirmier.

            Conclusions : se méfier comme de peste du DPI et des documents électroniques générés en grande vitesse, sans contrôle professionnel. Car comme patient(e), il ne nous restera que les yeux pour pleurer. Et nous ne recevrons jamais d’excuses de quiconque. A oublier.
            Des histoires de ce style existent en masse. Elle sont le fruit de la méga- hyper-standardisation des soins, DPI y compris.

            Comme déjà écrit, il est impératif d’avoir toujours sur soi (sac, voiture, etc.) un stock d’ordonnances pour les seuls produits pharmaceutiques qui nous conviennent. Ainsi, nous gagnons du temps en évitant les discours stériles des pharmacien(ne)s et d’autres médecins qui voudraient interférer dans notre suivi.
            Dans mon cas précis, j’ai toujours un stock pour 2 ans au minimum, le temps de voir venir ….. et de me ré-approvisionner à l’étranger.
            A bon entendeur !

  2. ça serait une suite logique de la domination du commerce électronique et la mort programmé du commerce de détail et des pharmacies. Du fait que la poste ne charge pas correctement le prix de la distribution des marchandises jusqu’à la porte du consommateur, il faut s’attendre à l’extinction du commerce dans les arcades. Dr. Jeannot propose l’idée pour un motif noble, mais en réalité, la vraie raison d’être du système est l’organisation implacable des rétrocessions que les médecins encaissent sur la prescription de médicaments.

    1. Merci pour votre commentaire. Je n’ai même pas dans mon article imaginé que ce système permettrait de se passer du pharmacien. Il est cependant vrai que pour des prescriptions simples, par exemple le renouvellement de médicaments connus, son intervention est peu utile. Le temps dégagé pour des tâches peu utiles peut être réinvesti dans d’autres activités, conseils, prévention, etc.

    1. Que les autorités de santé accelerent l utilisation du Dmp sui est au point mort.ce Dmp petmets deja de lister toudnled medicaments pris par 1 patient et partageables par les toubibs generalistes et spécialiste .cela evoterzit que les patients se trimballent leur dossier medicaux quand ils font la navette entre plusieurs medecins ou sont oblig3 de raconter leur histoire medicale a chaque nouveau medecin ou pire faire le boulot du medecin quand celui prescrit un médicament et vous demande d interroger le specialiste de votre maladie chronique si effets indésirables. Donc priorité au Dmp et ensuite integrer les ordonnances electroniques dans ce DMP me parait logique et censé.

      1. Bonjour,
        Merci pour votre commentaire. Le projet de DMP va effectivement dans le sens de cette “ordonnance électronique”. Il y a pourtant une différence fondamentale, le DMP sera un dossier dit “secondaire”, donc un dossier qui sera constitué de documents qui proviendront du dossier de votre médecin ou de l’hôpital. Même s’il est prévu un plan de médication partagée, personne n’a encore pu m’expliquer qui ferait les modifications dans ce plan pour que la liste soit toujours à jours. LE DMP sera peut-être un outil utile mais ce sera un outil statique, une bibliothèque. Mois j’aimerais, pour la liste des médicaments, une liste dynamique qui évolue sans cesse.
        JG Jeannot

  3. Bonjour ce serait en effet une très bonne chose, j’attends avec impatience ce nouveau service. Moins de déplacements, d’attente.. etc
    Et à quand des contacts via visio avec son médecin traitant…
    Merci pour votre article.

  4. Ce serait bien le moment que ces ordonnances électroniques arrivent. Il y aurait également passablement moins de fautes dans la distribution des médicaments – ah… l’écriture des médecins…
    Pourquoi les choses sont-elles si lentes? Remarque s’appliquant aussi au dossier électronique…

  5. L’Espagne l’utilise depuis des années.
    Une évidence administrative, économique et safety.
    A peine émise et toutes les pharmacies du pays y ont accès. Faut des acteurs privés qui ouvrent la voie.

    1. Merci pour votre commentaire. IL semble en effet que l’Espagne et la Belgique aient de l’avance. Vous mettre en avant la question économique, votre remarque est intéressante. Je partage votre avis, il faut des acteurs privés.

  6. Bonjour,

    Je serais intéressé par la prescription électronique bien sûr.
    Mais j’aimerais la combiner avec la distribution automatique également. Le patient reçoit la prescription ou plutôt son code QR, passe ensuite au guichet ou au drive-in de sa pharmacie, celle-ci étant équipée de ces installations « robot gestionnaire » qui prolifèrent aujourd’hui ; ce « robot distributeur » lui délivre automatiquement sa prescription sans intervention humaine donc sans risque d’erreur. Les conseils d’utilisations sont imprimés.
    Le service est immédiat 24/24 et 7/7.
    Les frais de pharmacie et du pharmacien.ne sont économisés…

  7. Cher Confrérie
    J’habite en France et je suis une pédiatre en retraite de 80 ans
    Étant donné dont le système de santé français et la façon dont a été géré la crise Covid …
    Je doute être encore en vie lorsque ces ordonnances seront mises en place !
    Merci pour votre blog vraiment intéressant
    Bien amicalement
    Claude

  8. Il faut être naïf pour penser qu’une telle solution puisse respecter les principes prévalant en matière de protection des données, et donc, au vu de la nature de des données, permettre le respect du secret médical. Toute solution de cryptage à clef publique n’a pas de sécurité démontrée car si tel était le cas le problème (P différent de NP) serait résolu, ce qui n’est pas le cas. Et même si P était différent de NP le quantum computing, plus avancé que ce qui est publiquement connu pour des raisons militaires évidentes, permettrait de passer outre les procédures de cryptage asymétriques utlisées. En s’éloignant de ces considérations relevant des mathématiques pures, il faudrait que le procédé de cryptage soit sûr en ce sens qu’il soit véritablement NP et, de plus, qu’ils soit correctement programmé et implémenté. Ce qui est rarement le cas comme le mettent en exergue les failles sans cesses révélées en ce domaine et est inenvisageable si vous faites usage d’une application tournant sur un système d’exploitation de smartphone où personne ne peut garantir la moinde sécurité faute de transparence du système. Tel est, par exemple, le cas de la version actuelle de swisscovid depuis qu’une partie de l’application open source a été remplacée par des solutions propriétaires liées aux systèmes d’exploitation (ce qui rend douteux la compatibilité de l’application swisscovid actuelle avec la loi ou plus exactement de l’ordonnance du Conseil fédéral avec la loi fédérale).

    Mais il est vrai que les pharmaciens se fichent pour la plupart de protection des données. Lorsque le pharmacien facture à une caisse maladie, il fait, le plus souvent si ce n’est toujours, recours à une centrale de facturation tierce sans obtenir le consentement exprès de son client. Violation de la loi fédérales sur la protection des données et du secret professionnel. Mais il est vrai que le pharmacien reçoit ses clients en public.

    Dr. Jeannot, recevez-vous les vôtres dans votre salle d’attente ?

  9. Pas convaincue du tout et je rejoins entièrement le commentaire de CEDH.

    La falsification qu’en faîtes-vous ? Il y aura toujours des personnes plus malignes que d’autres qui en profiteront pour rajouter ou modifier une ordonnance …

    Le pharmacien ne remplira plus sa vraie tâche, celle d’informer le patient / la patiente sur la prise du médicament, s’il faut éviter de consommer tel ou tel produit, etc…

    L’électronique c’est pratique mais ne remplacera jamais l’Humain !

    1. L’idée n’est pas du tout de remplacer le pharmacien, son rôle est essentiel. Que le pharmacien reçoive une ordonnance sous forme papier ou électronique, cela ne change rien pour lui (pour autant que l’ordonnance manuscrite soit lisible). Il n’y a dans ce que j’ai évoqué pas un seul instant l’idée de se passer de l’humain, c’est plutôt le contraire. Si l’on pouvait passer moins de temps à reconstruire le traitement médicamenteux de certains patients qui consultent plusieurs professionnels, nous aurions plus de temps à leur consacrer.

  10. J’adore l’idée. Certe cette version n’est pas pour tous les patients, ni pour tous les médecins, et j’aperçois au loin 3 pharmaciens qui viennent de s’étouffer.
    Il existe une foule d’outils électroniques qui ont amélioré la prise en charge du patient, et il existera toujours une certaine quantité de professionnels qui continueront de penser qu’ils sont meilleurs que ces outils….genre capable de remplacer mesvaccins.ch, car connaissent évidemment par coeur toutes les mises à jour sur les vaccins, capable de connaître toutes les interactions médicamenteuses sans l’aide d’un outil informatique, voir même, la capacité de suivre tous leurs patients chroniques sans rappels informatiques sur la nécessité du suivit, et ne parlons même pas des patients polymorbides…

    L’ordonnance électronique tel que vous le présentez est un bon début, et des outils informatiques plus performant méritent d’exister et amélioreront la prise en charge des patients.

    La protection des données est aujourd’hui inexistante, car il est difficile de se passer du remboursement de l’assurance lorsqu’on souffre d’une maladie chronique. La falsification ? en quoi aujourd’hui la falsification d’une ordonnance serait d’une quelconque difficulté ?

    1. Vous avez entièrement raison sur un point, le médecin peut de plus en plus être remplacé par l’intelligence artificielle. Il n’est plus sérieux de faire une mamographie sans contre-examen par intelligence artificielle. Les radiologue et pathologues (coupes sous microscopes) sont voués à disparaître et les médecins spécialistes en médecine interne aussi. Le Dr Jeannot ne fait pas le poids (ou alors plus pour longtemps) face à Watson.

      Si la protection des données est faible, c’est largement grâce à la paresse et la facilité de ceux qui se laissent faire et deviennent ainsi complice. C’est apparemment votre cas.

      Dr Jeannot ou Watson, à chacun son choix. Pharmacien en chair et en os ou distributeur de médicaments, à chacun son choix.

      1. Je pense que vous vous méprenez sur l’utilité future de l’IA. La question n’est pas IA ou médecin mais IA et médecin. Actuellement lorsque je fais une prise de sang pour un patient pour rechercher une anémie, je ne compte pas moi les globules rouges, je fais confiance aux résultats de la machine du laboratoire. Il en sera de même avec l’IA, ce sera un outil que nous devrons intégré dans notre quotidien. Comme vous l’écrivez, l’IA est en médecine surtout utile dans le traitement des images. Dernier point, vous devriez signer vos commentaires avec votre nom.

      2. “Vous avez entièrement raison sur un point, le médecin peut de plus en plus être remplacé par l’intelligence artificielle.”

        Vous n’avez pas compris mon point de vue. Je pense que le médecin peut mieux utiliser son temps et ses compétences qu’à par exemple vérifier tous les 3 mois si le plan de traitement émit par les soins à domicile correspond bien au traitement qu’il a prescrit, et que l’ordonnance électronique (enfin) est une avancée pour ce type de problématique.

        Aujourd’hui, nous utilisons la technologie pour faciliter et sécuriser nos vies mais soudain si il s’agit de santé, il vaudrait mieux s’en référer entièrement au cerveau de notre seul médecin traitant ?

        Je ne pense pas que le médecin soit voué à être remplacé par la technologie, mais je pense que le médecin à l’ancienne, seul détenteur de la connaissance, dans son cabinet tout seul avec ses vieux dossiers papiers, sans formation continue depuis son diplôme va effectivement disparaître. Et même que je trouve que c’est plutôt une bonne chose.

        “Les radiologue et pathologues (coupes sous microscopes) sont voués à disparaître”
        Si l’unique compétence d’un pathologue est effectivement la lecture des coupes et que l’IA est plus performantes, où se situe la problématique ? Les laborantines n’ont pas disparues depuis la disparition de l’utilisation des chambres à compter…

        “Si la protection des données est faible, c’est largement grâce à la paresse et la facilité de ceux qui se laissent faire et deviennent ainsi complice. ”

        ??? vous pouvez développer comment un père de famille de 2 enfants gagnant 4’500 francs par mois souffrant d’un diabète de type 2 insulino dépendant, a la possibilité de ne pas envoyer ses factures à son assurance afin de protéger ses données ?

        1. Le pharmacien est tenu au secret professionnel. L’assureur maladie aussi. Le patient peut s’adresser aux deux pour obtenir édition de ses données personnelles. A quel secret est tenu l’intermédiaire dissimulé ? Peut on obtenir les informations d’un intermédiaire inconnu ?

          L’automatisation a diminué le nombre de laborantins, la diminution des coûts de production et la diminution des prix unitaires pratiqués.

          Et quitte a être désagréable aux yeux des humains, le médecin va, comme le chauffeur de véhicule, disparaître. Pensez-vous qu’un médecin ait de plus grande aptitudes cognitives à la pratique de la médecine que celle que de Watson d’IBM ou d’un autre système expert ? Que les raisonnements explicites et implicites de l’internistes soient, contrairement à ceux du radiologue, à tout jamais fermé à l’IA ? L’IA a un grand avantage sur l’être humain, elle n’est pas victime de toute une série de distorsions cognitives qui provoquent, bien plus que l’ignorance du médecin, de nombreuses erreurs médicales. A ce sujet, je vous invite à parcourir l’ouvrage de Jonhathan Howard “Cognitive Errors and Dianostic Mistakes”.

          Le médecin humain, comme le chauffeur humain, sont voués à devenir un luxe, qui sera là, dans un premier temps pour accompagner le système expert afin de vous rassurer. Après l’outil, son automatisation, la robotisation, de nombreuses professions intellectuelles sont à leur tour vouées, si ce n’est à la disparition, à tous le moins à de fortes modifications de leur pratiques. Prétendre le contraire est, pour un être humain, faire preuve d’un incroyable “complexe de supériorité”. Inutile de le contester, ce que certains appelle la quatrième révolution industrielle, ne résumera pas à l’informatisation de pratiques existantes, comme le souhaite le Dr. Jeannot.

          Certes, on peut vouloir les deux, Watson et le Dr. Jeannot. C’est là ma tendance naturelle. Mais alors il faut en assumer d’une manière ou d’une autre les coûts. Le coût financier pour les payeurs suisses ainsi que le manque de médecin dans certaines contrées moins aptes à attirer les médecins.

  11. Moi aussi je crois que CEDH a raison quant au volet “protection des données”. Au plan médication, je n’adopterais pas davantage cette solution. Se rendre chez le généraliste ou en pharmacie pour poser une question est primordial ; c’est selon moi la première étape vers une possible guérison. Une plateforme – très tendance pour toutes sortes de faux besoins domestiques – qui permettrait anonymement de se renseigner sur la disponibilité de médications alternatives ratifiées, par exemple sur une pandémie nommée C…19, pourrait s’avérer utile ? MELT

  12. Parfait timing en pleine crise SolarWinds/Orion… il ne manque plus qu’un eID obligatoire contrôlé par une entreprise privée pour avoir le droit à un traitement pour compléter le tableau… le point positif, c’est qu’un bon hacker n’aura plus besoin de médecin pour obtenir un médicament…

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