Vivre en Ecologie 1: des villes vertes sans stress

Des journées saines à tous les âges de la vie

Les petits enfants

La société devrait avant tout assurer le bien-être des enfants, car il détermine la santé et le déroulement de toute leur existence. On dit que les trois premières années de la vie sont les plus importantes. Les traumatismes ou les stress dans l’enfance influencent le développement du cerveau, le système immunitaire, le système hormonal, ont des conséquences sur la réussite scolaire, sur le comportement,  mais augmentent  aussi le risque de très nombreuses maladies plus tard au cours de l’existence: les personnes qui ont subi des traumatismes infantiles ont des problèmes de comportement, de santé mentale mais aussi. Dans le TED Talk que je cite, le médecin mentionne 2,5x plus de risques de maladie de poumon et d’hépatite, 4,5x plus de risques de dépression, ont trois fois plus de risques de maladie cardiaque et de cancer de poumon pour des personnes qui ont eu une enfance difficile (Ted Talk ). C’est très impressionnant.

Le bien-être des enfants contribue beaucoup à la santé de la société une ou deux générations plus tard, et les mauvais traitements dans l’enfance sont la cause la plus importante de problèmes de santé publique aux Etats-Unis.  Nous devons donc nous assurer que l’enfance se passe bien, et que les journées des enfants soient saines.

Garderie

L’enfant devrait vivre à la maison, entouré de ses parents. Il ne devrait pas passer des longues journées fatigantes dans la foule d’une crèche… J’ai cherché des  publications scientifiques sur l’effet des crèches sur les enfants, et je ne trouve pas ce qui me paraît évident, à savoir que la crèche est infiniment plus stressante, ou plus animée que la maison. Je dois dire que la plupart des études ne voient pas de différences entre une enfance en garderie et à la maison. Un étude australienne trouve que la garderie ou la maternelle améliorent les performances scolaires par la suite, mais c’est loin d^être universel.  Par contre, il a été montré que les enfants dans les crèches ont le taux de cortisol plus élevé, et que ceux qui y sont toute la journée ont un risque d’obésité plus élevé. Cela pourrait être lié, et dû peut-être au stress ou à l’excitation des journées de crèche.  Les enfants en crèche ont plus de maladies dans la petite enfance, mais cela pourrait les protéger des leucémies. Ce type d’études est compliqué par le fait que les familles sont toutes différentes. Une étude isolée suggère qu’une enfance en garderie pourrait perturber la relation avec la maman et empêcher de nouer des relations stables par la suite (lien).

Cela dit, dans mon expérience il est clair que la crèche, une bonne crèche avec plus d’une dizaine d’enfants, est un endroit où l’excitation est incomparablement plus forte que dans une maison calme, où les activités tranquilles sont plus difficiles. A la garderie, l’enfant peut rarement finir un jeu, il est souvent interrompu par d’autres. J’ai vu une garderie aux Etats-Unis, où chaque enfant était assis à son petit bureau. Ici, il me semble qu’ils se promènent et courent librement, et il y a pas mal d’animation, mais la liberté de mouvement semblent quand même importants.  Il a besoin de moments assez calmes aussi. Je trouve que les petits ne devraient pas y être beaucoup, au plus des demie-journées.  Vers deux ans, une journée où nous voyions d’autres enfants une heure ou deux était bien assez mouvementée, et quand ils sont fatigués, la foule devient pénible, ils ne peuvent plus interagir correctement.  Si les enfants sont dehors, dans la nature, le groupe est moins stressant. Les transports motorisés, même le vélo, sont stressants aussi, la télévision aussi.

Dans mon expérience, quand les journées étaient calmes et bien organisées, l’enfant était calme et facile, et les crises de colère de colère ou de larmes étaient souvent dues à un bruit excessif, à un autre stress excessif ou à une maladie infantile.

Bref, je pense que l’enfant devrait vivre essentiellement  à la maison, proche de sa maman. Idéalement, il pourrait avoir des activités en groupe une heure par jour, resterait à la maison et ferait des petits trajets à pied.  Je ne trouve même pas super de faire une journée avec papa et une avec maman, par contre des demies-journées régulières, le matin avec papa, et l’après-midi et le début de soirée avec maman me semblent acceptables. Le travail devrait ‘être adapté à la santé des enfants. La société devrait être organisée pour le faciliter, pour permettre à un parent d’arrêter de travailler et de reprendre son travail par la suite avec assurance de réengagement, d’être en télétravail, ou que les deux parents travaillent en alternance, ou en partage de travail.

Il devrait aussi avoir un large accès à des places de jeu entourées de verdure à proximité, et des maisons comme les maisons Vertes pourraient  accueillir les mamans avec les petits, avec des gentilles animatrices en langues différentes. Des recommandations pédiatriques pourraient figurer sur les murs en BD.  On y ferait des tisanes et on s’échangerait des objets utiles, des habits, des jouets, des mini-cours de français adaptés pourraient être donnés aux enfants de dix-huit mois ou deux ans.

Les adolescents

Les stress subis par un enfant avant l’âge dix ans semblent les plus nocifs, ils changent peut-être sa vision du monde pour la vie et l’empêchent d’organiser sa vie correctement.   Le stress chez les adolescents semble moins grave, mais selon un expert du domaine, le stress scolaire augmente le niveau général de stress des adolescents, l’anxiété et pourrait les rendre moins heureux, et donc les pousser vers la dépression.  Selon d’autres experts, le stress pourrait augmenter le risque de l’alcoolisme et de la dépendance aux drogues. J’ai l’impression que le stress de l’école est le vrai responsable de la dépression généralisée de notre société constatée cette année.

Je trouve que l’école met un stress sur les adolescents. Elle leur fixe parfois des tâches énormes qui leur causeraient des nuits blanches, leur demande trop de se dépêcher. Une des différences principales que je vois est qu’en une génération, les tests sont passés de 5 questions à 30. Nous avions quelques questions auxquels nous pouvions répondre tranquillement, en réfléchissant, aujourd’hui on en fait des machines à recracher des détails.  Il est bon que l’enfant prenne le temps de comprendre, de faire les choses correctement, ensuite la démarche correcte, découverte lentement, deviendra une habitude. Une autre différence est que les notes, les moyennes de classe sont plus basses, de nombreux enfants sont en échec scolaire, et à mon avis le problème provient de l’excès de perfectionnisme, où l’enfant doit savoir tous les détails, et en fait qu’on en oublie l’essentiel.  Les enseignants, de nombreux enseignants, sont trop négatifs envers les élèves, leur font des remarques négatives ce qui les déprime et finalement abaisse leur niveau scolaire de deux ans à peu près. L’école devrait faire une réflexion sur les stress qu’elle cause aux élèves, sur leur conséquences sur la santé des élèves, et d’abord veiller à ne pas mettre leur santé en danger, avant même de leur apprendre à lire. L’école n’est pas un hôpital où le personnel est parfois stressé pour sauver des vies, elle existe pour les élèves, les enfants et les adolescents, et doit y être bien adaptée.

Addendum: les devoirs et la matière pour les tests devraient être limités dans le temps et ne pas mener à des nuits blanches.  Les manuels, gris et ampoulés devraient être refaits pour les enfants, avec un language adapté, des exemples plus pratiques. L’enseignement du français semble concentré sur l’apprentissage par coeur de l’imparfait du subjonctif et d’autres éléments qui ne seront jamais utilisés, bien plus qu’il y a trente ans. Les langues pourraient être apprises de façon beaucoup plus pratique.

A aucun âge les enfants ne devraient rester en groupes de vingt ou trente personnes après 16h-16h30. Ils devraient avoir des ou trois heures pour se détendre et faire ce qu’ils veulent. S’ils restent en centre d’accueil malgré mes suggestions ce serait mieux qu’ils soient dehors , et qu’ils jouent assez librement,. S’il y a des consignes, qu’elles leur laissent de la liberté. Et s’ils ont envie de se parler et d’interagir en groupe, c’est merveilleux et à encourager.

Les adolescents ont encore besoin de jouer et de bouger, et ne sont pas encore responsables, les adultes doivent d’en souvenir. Dans l’ensemble, les ados n’ont pas un mode de vie très sain. Beaucoup ne dorment pas assez, ne mangent pas toute la journée, passent leur vie sur internet, dépriment.  Nous venons de voir une dizaine d’alerte à la bombe inventées par des élèves pour échapper à l’école dans le canton de Vaud. Un journal anglais alertait que des jeunes, des très jeunes regardent de la porno extrême (lien).  Dans une émission TSR sur les jeunes violents, une assistante sociale disait qu’ils ont un sentiment d’exclusion dès l’âge de dix ans. Qui a dit à ces enfants qu’ils ne sont pas assez bons? Il ne faut pas le faire.

Pour que les jeunes ne soient pas stressés, il faut d’abord que leurs besoins naturels soient remplis, qu’ils puissent manger régulièrement des repas sains, dormir assez, bouger assez, jouer assez avec leurs camarades, et aller dans la Nature. Ce mode de vie ne doit pas être interrompu au cours de toute l’enfance.  Certaines écoles proposent des cours de bonheur ou de résolution de problèmes. Une étude citée par le Forum économique dit que les jeunes qui pratiquent un sport ou des activités artistiques ont sont en meilleure santé, il faut leur offrir cela. Ils devraient pouvoir se reposer et aller dehors après l’école, s’ils doivent aller dans un centre d’accueil, il devrait être essentiellement dehors.  Le Panda Club du WWF organise des jeux dans la forêt le samedi, cela devrait être accessible à tous les enfants et les jeunes. Des bus d’excursion pourraient partir des quartiers,  Ils devrait y avoir des places de jeux pour les adolescents avec des activités adaptées, des cours de sport et et d’art. Il faudrait alors carrément un planning national des excursions nature parce que ça ferait beaucoup de monde, en même temps nous sommes trop habitués à nous déplacer mais des activités nature sont très souhaitables.

Partage de travail pour les adultes

J’ai l’impression que notre société actuelle met un grand stress sur les adolescents et les jeunes.  Beaucoup de devoirs pour les ados, un grand stress de travail pour le jeunes, ou il faut montrer qu’on est motivé en travaillant le weekend, en faisant des heures supplémentaires non payées, des stages et des cours du soir  qui augmentent les heures de travail totales. Une personne qui arrive au même diplôme avec un an de plus est jugée négativement, comme ayant raté son année.  Passé 40 ans, par contre, ils est beaucoup plus dur de trouver du travail, et fréquent de s’occuper, quelque soit notre profession de base,  deux ans à de lettres de postulations à plein temps. Evidemment, ça crée des emplois de secrétaires et de RH.

Les jeunes adultes de 20 ou 30 ans sont soumis au stress du travail, ils doivent se dépasser, travailler plus que leurs heures légales pour montrer leur motivation, accumuler des stages, changer de ville, etc.  Cela met leur santé en danger, et il faudrait l’éviter.

Ils devraient aussi bénéficier d’activités de bien-être, de recentrage, nature, art, musique à un prix très abordable. Il en va de la santé de la société, il faut mettre en place un système où les activités de bien-être ne sont pas une bizarrerie, mais sont normales pour chacun.

Les personnes de 30-40 ans ne devraient pas travailler 12 heures et se lever toutes les nuits parce que bébé est justement malade, le jeter à la crèche en vitesse et recommencer.

Les personnes entre 40 et 110 ans ne sont pas des déchets de la société. Elles en sont la moitié.   Au 19ième, les personnes de quarante ans étaient épuisées par un travail pénible et mourraient bien plus jeunes. Aujourd’hui, l’humain vit beaucoup plus longtemps en bonne santé. Nous ne devons pas voir les  voir comme avant.

Le travail devrait être mieux réparti au cours de la vie, avec moins de stress sur les jeunes, et l’integration des plus âgés. Les adolescents et les jeunes adultes jusqu’à 35-40 ans devraient avoir des activités de bien-être, sport, art, activités à l’extérieur.

Au Danemark l’âge était considéré différemment, les gens prenaient le temps de s’occuper d’eux-mêmes, le temps de faire autre chose, finissaient leurs études plus tard en moyenne.  Je ne sais pas exactement s’il y avait des encouragements légaux, mais il n’y avait pas ce stress énorme de trouver du travail tout de suite où jamais, ils étaient plus confiants d’avoir du travail, et recevaient un petit financement pour faire des études.

Ces réflexions ont été interrompues par l’appel d’un jeune homme qui me dit que j’ai gagné un conseil d’assurance gratuit, ‘c’est super, non ?’ Là, ce n’est plus de la vente, c’est de l’arnaque. Est-ce vraiment bien qu’il travaille? Bien sûr, il doit vivre, mais c’est un exemple d’emploi nuisible à la société qui devrait être remplacé par du travail utile.  J’espère que ce monde trumpien deviendra bientôt un monde bien organisé

Je crois qu’il faudrait que le bien-être soit assuré à l’école et au travail.  La population devrait travailler moins,  avec moins de stress sur les adolescents, sur les jeunes, et du travail à temps partiel tout au long de la vie. La réduction du temps de travail devrait assurer le succès du jardinage familial et des activités RRR.

Une des choses qui fait travailler les mamans est la peur de ne pas trouver de travail après une interruption. Il faut remédier à ce danger et créant des garanties de reengagement, des congés parentaux étendus et des adaptations du temps de travail. Il faudrait aussi assurer qu’il est interdit de prendre en compte l’âge du candidat à un travail, comme on interdit les autres discriminations, et augmenter la stabilité du travail, des contrats de travail.

Peut-être les personnes dans les emplois essentiels pourraient-elles exercer leur activité à mi-temps, et il y aurait deux employés pour un poste, avec la possibilité mentionnée d’office de les réquisitionner dans les situations d’urgence, et un salaire à 70%, ou  quelque chose de ce genre.

Ville verte

Nous utilisons trop de mètres carrés de constructions par personne. Où couper ? Je trouve qu’il n’est pas optimal qu’actuellement les familles achètent leur maison quand les enfants sont petits, 5-6 pièces, 200 m2, et y restent après le départ des enfants. Une étude américaine qui dit qu’actuellement, les familles sont souvent petites et préféreraient plus de contacts, par exemple des places de jeux communes, des piscines communes, plusieurs lieu qui seraient des lieux de rencontre et serviraient à 10 ou 20 familles. On pourrait imaginer des rangées de maisons mitoyennes convertibles, qui pourraient former un ou deux appartements, et au départ des enfants, les parents garderaient le bas et le haut accueillerait deux autres  autres personnes. Il faudrait créer des épargnes logement comme cela existe en France pour favoriser l’accès à la propriété.

Il faudrait des marchés de produits locaux, ou les objets d’occasions, très écologique, auraient leur place, privilégiée, à prix réduit.

En tout cas, les villes devraient offrir l’accès à des parcs, à des activités sportives et de bien-être à tous les habitants, à bas prix, pour assurer la santé de la population.

 

Un revenu citoyen disponible pour chacun

Le revenu inconditionnel, une excellente solution à la crise actuelle

Le revenu de base inconditionnel apparaît comme la meilleure solution dans une situation difficile, et a été récemment adopté par l’Espagne. Aujourd’hui l’économie est freinée par le coronavirus, de nombreux lieux de travail sont fermés, et les déplacements sont interdits ou découragés, le revenu inconditionnel évite donc des difficultés insurmontables à l’Etat et des nombreux drames humains. Or, ce niveau de perturbation deviendra probablement de plus en plus fréquent à l’avenir.

Un revenu de base permettrait de faire des pauses dans un parcours professionnel, de rester avec ses enfants, de repeupler des villages et des petites villes qui se désertifient, de retaper les maisons, de cultiver son jardin. Il éviterait des contrats à courte durée, des déménagements, des séparations pour le travail, et aiderait les personnes au chômage de longue durée à vivre dignement. Si l’exigence absolue d’avoir du travail disparaît, une partie de la population s’orienterait peut-être vers leurs activités favorites. Certains choisiraient des activités réellement utiles à la société.

Au niveau financier, un revenu inconditionnel peut remplacer le chômage,  les aides aux entreprises moribondes et l’aide sociale. Il résoudrait les lourdeurs techniques dues au chômage et les frais inhérents, diminuerait les frais de construction de route, les déplacements, et les émissions de carbone des entreprises.

Au dix-neuvième siècle,  on voulait occuper les hommes de crainte qu’ils ne sombrent pas dans l’alcoolisme. Notre société a quand même évolué, les citoyens d’aujourd’hui qui ont été bien nourris et  n’ont pas subi de maltraitance sont plus sains et plus responsables. De plus, l’école devrait inclure un cours de citoyenneté, et un cours d’hygiène de vie qui donnerait les bases d’une une vie saine. Un enseignement d’écologie, de l’effet des agissements de l’Homme sur son environnent, serait aussi utile.

La solution du revenu de base inconditionnel est pourtant difficile à accepter pour certains, alors même que certaines entreprises réussissent à obtenir des financements importants en promettant des développements économiques illusoires, irréalistes, malhonnêtes, et polluants.

Dans notre société, de nombreuses personnes ont toujours vécu de leurs rentes ou du fruit de leurs investissements.   Nous pourrions peut-être perpétuer cette tradition et octroyer à chaque Suisse une rente à vie générée par le fonctionnement du pays et par sa propre consommation.

Un revenu citoyen assorti d’obligations

Une autre approche du problème serait un revenu citoyen, accessible à chacun mais incluant une obligation d’un travail d’intérêt public de deux ou trois demie journées par semaine.

Les personnes qui en bénéficient accepteraient de consacrer un peu de temps à des activités utiles pour la société.
Ils devraient donc effectuer les tâches demandées sans pouvoir forcément les choisir, et sans qu’elles soient nécessairement liées leur formation professionnelle.
La société aurait aurait deux ou trois types de travail: les indépendants ou les employés qui travailleraient selon le système actuel, qui pourraient gagner plus, et pour qui rien ne changerait, et les titulaires du revenu citoyen, disposant de beaucoup de temps libre à aménager de façon indépendante.

Ces personnes seraient aussi une force de travail disponible immédiatement dans le village. Il faudrait créer un registre de leurs compétences.

Les personnes au bénéfice de ce revenu auraient aussi des formations très diverses, mais il serait peut-être quand même pratique de disposer rapidement d’une main-d’oeuvre pour des tâches utiles. Dans la crise actuelle, l’armée a été appelée pour aider le corps médical.  De nombreuses personnes apporteraient volontiers leur aide à la communauté un ou deux jours par semaine.

Aujourd’hui, il faut de toute urgence capter du carbone, régénérer les sols, développer une agriculture à cet effet, aider les agriculteurs, replanter des arbres. La rénovation et l’isolation des bâtiments anciens me paraît aussi une priorité. Les citoyens devraient pouvoir jardiner et produire au moins leurs salades, ils devraient aussi pouvoir récolter les surplus agricoles, pour éviter le gaspillage alimentaire et nous protéger ainsi des pénuries.

Actuellement, l’engagement d’une personne pour ramasser les feuilles mortes peut nécessiter l’élaboration d’une offre d’emploi publique par des commissions. Serait-il plus pratique de disposer constamment d’un contingent de personnes qui pourraient être facilement appelées? Je suppose que les personnes choisissant le revenu citoyen quitteraient le chômage et réduiraient fortement leurs recherches d’emploi, leur emploi de temps et celui des entreprises en serait allégé. Les serveurs informatiques et les réseaux internet seraient désengorgés sans ces activités inutiles.

Ce revenu citoyen pourrait remplacer totalement les indemnités chômage, ce qui simplifierait le système mais causerait alors une diminution des revenus de certaines personnes dont le salaire était précédemment élevé par rapport au système actuel. L’aide à la recherche d’emploi devrait cependant subsister, à la demande des personnes.

J’ai l’impression que cette solution simple serait très pratique, et résoudrait de nombreux problèmes qui se posent actuellement.

Commentaires le plus informatifs et potentiellement utiles:

Marc Isenschmid: Bonjour, j’ai beaucoup de respect pour la manière dont vous exposez la situation. Je suis pour le revenu inconditionnel moi aussi. J’ai beaucoup réfléchi à notre futur et il me paraît clair qu’avec la robotisation nous allons avoir de plus en plus de chômeurs. Songez aux voitures autonomes par exemple, qui vont mettre les taxis aux chômage ainsi que les livreurs. Songez aux robots médicaux qui seront de plus en plus performants et exiger ont moins de laborantins. Ou encore aux intelligences artificielles qui remplaceront les informaticiens, des ingenieurs ou même des médecins. Et j’en passe ! Les métiers du futurs qui ne seront pas robotisés seront ceux des intellectuels (et encore), des artistes, des thérapeutes, des inventeurs, des philosophes qui ne seront pas aisément remplacés par des machines. Tout cela va forcément changer la société ! Alors inutile de se demander si votre plan madame va bouleverser les habitudes, c’est la technologie qui va le faire. Il nous faut donc réfléchir à un autre type de vécu. A des solutions econoniques et sociales pour aider ou occuper une population toujours plus nombreuse. Nous avons besoin de réinventer notre quotidien.

Brinde Lucidité: … les néo-comico marxistes proposent le SAV (salaire à vie) et pas le RBI ! Les néo-comico-libéraux proposent le QE ou hélicoptère money et pas le RBI. Les néo-comico-socialos proposent l’AGR (allocation générale de revenu) et pas le RBI, et d’autres amis le RTE (STE réalité) et pas le RBI… Le RBI ne représente pas de l’infra-politique (droite contre gauche le malheur des uns contre le malheur des autres), donc ni un projet néo-comico-capitalo-libéral ni néo-comico-marxo-socialo mais un projet de société, un contrat social et économique ou civilisationnel- (Rousseau repose tranquille le RBI modernise apaise et oxygène le contrat social) permettant la dignité et la liberté- versé mensuellement ! Le RBI représente une mesure et un outil souple et adaptable à toutes les situations (toutes sortes de crises ou sans crise) moderne, intelligent, adapté, adaptable, aisément finançable, raisonnable, rationnel, judicieux, pacifique, pacifiant, simple, efficace, pertinent, réaliste, réalisable et équitable dont l’implémentation et mise en place peut se réaliser en 1 semaine ! Avec la caisse RBI le micro-prélèvement, modernise et simplifie le fonctionnement de la nation et l’interdépendance des citoyens en garantissant le respect de la sphère privée, on assure un socle de vie décent à tous les habitants, retraités inclus, on valorise toutes les activités non-rémunérées, bénévolat, éducation des enfants, tâches ménagères, personnes à charge, etc…
C’est bien le RBI qui représente l’outil permettant la transition écologique car il ne coûte (contrairement au RTE- SAV- AGR et autres revenus de base conditionnés) pas un sou à la collectivité ! Pas un seul fonctionnaire pour remplir la caisse RBI et pas 1 seul fonctionnaire pour la dis-tribution du RBI !
Le RBI est simple, écologique, efficace et solidaire !
Le RBI l’essayer c’est l’adopter !
Le RBI parce que nous le valons bien !
Le RBI pour moderniser, oxygéner et apaiser aisément le contrat social, économique et écologique
Le RBI est nécessairement inconditionnel, apaisant et bienfaisant pour chacun-e !

Dorota Retelska: Ce revenu serait financé par le budget du chômage, de l’aide sociale, des investissements pour l’emploi et des infrastructures pour l’emploi. Une partie viendrait probablement des impôts de ceux qui gagnent plus. En fait, avec les avancées technologiques, une journée de travail ou deux suffisent à produire ce dont nous avons besoin (nourriture, bâtiments, habits, santé). Actuellement, par exemple, des tonnes d’habits sont produites, envoyées dans le monde, stockées dans des entrepôts et exposées dans des magasins construits à cet effet, puis finalement détruits car en excès. Cette partie de l’économie et du travail, (habits en excès, bâtiments et transports à cet effet) est inutile et nuit dangereusement à notre environnement.
De nombreux emplois dans la publicité et dans la compétition sont dus à cette surproduction. Il vaudrait mieux exiger la qualité, étendre la durée de vie d’un objet produit mais diminuer leur nombre.
Apparemment, des personnes dans la finance travaillent à revendre des titres entre filiales d’une entreprise pour cacher les gains (documentaire Arte)…
Et parfois nous nous laissons tenter par une publicité efficace à acheter des objets inutiles ou même nuisibles.

Addendum: Le pape a appelé le dimanche de Pâques à l’introduction d’un revenu universel: lien

Addendum le 16 avril: Le récent Bulletin du Centre patronal Suisse déclare: ‘Il faut éviter que certaines personnes soient tentées de s’habituer à la situation actuelle, voire de se laisser séduire par ses apparences insidieuses: beaucoup moins de circulation sur les routes, un ciel déserté par le trafic aérien (…) ‘ J’y vois  deux problèmes principaux : tout d’abord, moins de bruit et d’agitation, de trafic aérien ne sont pas des apparences insidieuses mais de conséquences réelles de notre réduction de mobilité actuelle.
Surtout, ‘iI faut éviter que certaines personnes soient tentées de s’habituer à la situation actuelle, voire de se laisser séduire par ses apparences insidieuses’: là, le libre-arbitre est refusé, à la population, il semblerait que le Centre Patronal veut la maintenir dans la travail à plein temps de peur de la laisser goûter à autre chose, parce qu’alors elle pourrait souhaiter une réduction du temps de travail ou le télétravail. Il ne veut pas laisser la population découvrir un autre style de vie, décider en connaissance de cause, et donc il veut la manipuler. De nouveau, il ne s’agit pas d’ apparences insidieuses mais une augmentation de la qualité de vie réelle pour certains.
Finalement, je trouve qu’il n’est pas indispensable que l’activité économique reprenne rapidement et pleinement ses droits, qui devraient être conditionnés par la sécurité de la population. Selon le président du GIEC: ‘ Nous pourrions voir bientôt des événements météo auxquels nous ne pourrons pas nous adapter. Nous avons besoin de réduire immédiatement les émissions de carbone. Si nous le faisons tout de suite, nous pourrons encore nous adapter au changement climatique de façon durable, sans coûts excessifs.’ Dans le cas contraire, les coûts pourraient être très élevés, 600 000 milliards de dollars, et les coûts humains énormes.

Vite, une économie durable sans émissions de carbone

De nombreux pays ferment leurs frontières, leurs entreprises et leurs lieux de villégiature pour éviter la transmission de l’épidémie de coronavirus.

Dimanche un article de journal annonçait qu’aucune compagnie aérienne ne résistera à la crise. C’est à priori une merveilleuse nouvelle,  car elles constituent actuellement un grand danger pour notre existence.

Les vols de plus en plus nombreux consomment énormément d’essence, émettent du CO2, et augmentent l’effet de serre.  Des graves catastrophes climatiques en découlent. Ces dernières années, nous avons connu des records de chaleur, des sécheresses, des inondations (Lausanne, Genève, Sion, Nyon, des milliers d’autres partout ailleurs) et des nombreux glissements de terrain.

Un jour prochain, nous verrons probablement des vagues de chaleur à 45°C, des rivières d’eau dans les rues, des tornades, et la mort de nos forêts ( décrits dans mes blogs précédents).
J’espère que ce jour-là l’épidémie sera passée et que nous pourrons nous réfugier dans des abris communs sans nous fuir les uns les autres et sans risque de contagion.  J’espère que ce jour-là, il y aura encore de la nourriture.

Nous devons agir rapidement pour  éviter ce Futur catastrophique.  Il est essentiel de réduire rapidement les émissions de carbone de l’aviation pour notre sécurité.

Dans ces circonstances, le directeur de Swiss demande à l’Etat Suisse d’entretenir cette compagnie nocive. C’est un réel scandale.  Les activités destructrices de l’aviation sont encore autorisées au nom de la liberté du consommateur. C’est  à mon avis une faille de notre législation, et les activités polluantes devraient être réglementées beaucoup plus sévèrement.

Aujourd’hui, partout sur Terre, les habitants sont confrontés à un danger, et leurs choix s’orientent vers l’achat de nourriture plutôt que vers  l’avion. L’humain a réellement besoin d’aliments plus que de vols long courrier, et aujourd’hui il en prend conscience. Et ce jour-là, on nous demande d’aider artificiellement à maintenir en vie une entreprise dangereuse pour nous. Non!

L’aviation doit être complètement reformée et ne devrait être soutenue que si elle permet une vie durable sur la Terre. Il y a plusieurs façons d’aborder ce problème. Des prototypes d’avions plus écologiques sont en développement. Les vols pour Madrid ne devraient pas inclure de changement à Londres; l’aviation pourrait être limitée aux vols sans escale, les vols ridicules Genève-Paris ou Genève -Zurich, devraient disparaître, remplacés par des trains ultra-rapides, et la compensation des dommages causés à la Planète devrait être inclue dans le prix du billet d’avion. Si le développement actuel de l’aviation continuait, nos enfants prendraient l’avion à 5 frs pour aller faire leurs courses chez Aldi Allemagne. Le vrai coût de ce trajet serait probablement la destruction de leur maison, ou des champs qui les nourrissent pendant un an.  Mais le changement climatique rendrait cela impossible avant, il est prévisible et prévu.

De nombreux domaines de l’économie devraient d’ailleurs être restructurés afin de permettre à la vie sur Terre de continuer. Les transports, la construction, la production de la viande et du plastique doivent diminuer. Le système ne pourrait pas continuer longtemps sans provoquer sa propre destruction catastrophique. Nous devons le dépoussiérer et le rendre viable et raisonnable.

Des branches entières de l’économie sont absurdes et devraient disparaître. De nombreuses personnes travaillent dans la publicité pour nous donner envie d’acheter des objets inutiles que d’autres produisent, transportent, pour lesquels sont construits des nombreux bâtiments.

Je propose que l’Etat n’aide que les entreprises à basses émissions de carbone, en privilégiant celles qui sont les plus utiles pour les citoyens. De nombreuses compagnies trouveront un moyen de s’adapter à ces exigences si elles y sont confrontées.

L’Etat devrait créer des emplois dans les secteurs cruciaux pour notre survie, l’alimentation, la médecine, l’énergie, la capture de carbone. dans le sol et dans la végétation.

Le temps de travail pourrait être sérieusement réduit, à une époque je proposais un temps de travail de base à environ vingt heures par semaine, avec éventuellement la possibilité d’en avoir deux d’abord.

Un revenu de base inconditionnel pourrait libérer certains de contrats précaires, de déménagements fréquents, de garde d’enfant compliquée, et repeupler des villages et des petites villes qui se vident faute de travail.

Il est bien possible que’à notre sortie de cette grippe nous trouvions le monde un peu différent. J’espère qu’il sera meilleur, organisé d’une façon plus durable. Nous devons maintenant mettre en place une nouvelle économie qui permettra notre survie sur la Planète.