Appel des onze mille scientifiques à l’urgence climatique

Récemment, plus de onze mille scientifiques ont rédigé une lettre ouverte au monde entier.  Ils déclarent que nous sommes face à une urgence climatique. Tout en reconnaissant les progrès de Rio, du protocole de Kyoto et de la COP21 de Paris, ils avertissent que  les gaz à effet de serre augmentent vite et que leurs effets s’aggravent rapidement. Des souffrances sans nom pourraient en découler pour l’Humanité (voir mes blogs précédents pour les détails dramatiques).

Les scientifiques remarquent des nombreux signes inquiétants sur la Planète. L’augmentation de la population, du cheptel, de la consommation de viande par personne, ainsi que de l’aviation, de la déforestation et des émissions de CO2 qui provoquent une augmentation rapide de l’effet de serre.

Selon eux, la crise climatique est causée par les émissions de carbone  des populations aisées de la Planète.  Celles-ci augmentent, les glaces fondent, les incendies, les catastrophes climatiques augmentent. La crise climatique est plus rapide que prévue et menace les écosystèmes et le destin de l’Humanité.

Les points de basculement sont très inquiétants et pourraient causer un changement climatique incontrôlable, beaucoup plus fort qu’actuellement. Un réchauffement d’apparence anodine peut mener à la mort des forêts tropicales, à la fonte de la glace sur la mer Arctique,  au dégagement de méthane du permafrost, ce qui pourrait au final transformer la Terre en Planète Venus, après plusieurs étapes telles que des tornades en Suisse puis l’ébullition des océans (James E. Hansen). Je dois dire que ces dangers deviennent de plus en plus réels chaque année. Nous pouvons et devons les combattre maintenant.

Les scientifiques signataires proposent plusieurs axes:

Energie

Le monde doit vite mettre en place des mécanismes d’efficacité énergétique et remplacer les énergies fossiles par des énergies renouvelables bas carbone, et d’autres sources d’énergie propre.
Le développement de la capture de carbone, par des techniques naturelles et chimiques doit continuer.

Polluants à courte durée de vie

Nous devons vite réduire les émissions de polluants à courte durée de vie, le méthane, la suie et les HFCs. Cela pourrait éviter les boucles rétroactives et un climat incontrôlable.

Nature

Nous devons protéger et restaurer les écosystèmes. Il est essentiel de protéger la biodiversité et de développer la reforestation et l’afforestation.

Alimentation

L’alimentation doit être basée sur des produits végétaux, nous devons limiter  le gaspillage alimentaire et la perte de carbone du sol lors des labours.

Economie

Au niveau économique, nous avons besoin d’une économie zéro carbone qui prend en compte la dépendance de l’Homme de la Biosphère et des directives qui permettent de la mettre en place.

Population

La population de la Terre qui augmente encore doit être stabilisée. Les scientifiques suggèrent  de faciliter l’accès au planning familial et d’éduquer les filles.

https://academic.oup.com/bioscience/advance-article/doi/10.1093/biosci/biz088/5610806

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Dorota Retelska

Dorota Retelska, décrypte les nouvelles du climat. Docteure ès Sciences de l’UNIL, auteure d’Antarctique-Ouest dans le Vide, elle alerte sur les dangers du climat depuis plusieurs années. Elle est active dans plusieurs organisations de défense du climat, entre autres l’Association Climat Genève, Greenpeace, TACA, et le Collectif Climat 2020.

45 réponses à “Appel des onze mille scientifiques à l’urgence climatique

  1. Si j’ai bien compris les infos transmissent par les médias, la production de CO2 devra baisser d’au moins 40% d’ici 2050, donc en 30 ans. L’impact sur notre mode vie va être significatif et je comprends la difficulté de nos politiciens (surtout ceux qui ont compris les enjeux) devant la complexité des décisions à prendre. Ne rien amorcer ou ne rien faire risque de déboucher sur une situation possiblement encore plus complexe. Par ailleurs les décisions prises devront si possible être internationales sinon sans effets notables. Pour l’instant j’entends beaucoup de discours, et lit dans les médias l’amorce de quelques décisions pragmatiques concrètes. Je reste néanmoins confiant.

  2. On peut aussi interdire les animaux de compagnie, euthanasier les gens à 80 ans, réduire la vitesse des voitures sur autoroute à 100km/h sur l’ensemble de la Terre, interdire de chauffer à plus de 18 degrés l’hiver et refroidir à moins de 25 l’été, et faire un moratoire de 10 ans sur toutes les naissances. Et encourager l’ensemble des gens qui croient à l’Apocalypse à partir vers Sirius au plus vite… (11 000 scientifiques, c’est 0,3% de l’ensemble des 7,1 millions répertoriés toutes disciplines confondues; ils n’ont même pas trouvé 1% de scientifiques pour soutenir leur thèse)

  3. la liste de ces 11’000 noms comprend des personnes qui ne sont pas des spécialistes , mais n’importe qui, donc on pourrait tout autant nommer la population mondiale que ça ne changerait rien.
    La science n’est pas une question d’opinion et ceux qui insistent sur cet aspect n’en sont pas pas non plus ! La science repose uniquement sur des démonstrations rationnelles et des mesures vérifiées .
    Avoir besoin de signatures est un aveu d’échec , les éléments factuels devant suffire à convaincre !
    Malheureusement , les mesures climatiques qui montrent des changements depuis des millions d’années ne suffisent pas à prouver des changements radicaux pour les décennies à venir. Les satellites ne présentent d’ailleurs pas de signe d’emballement .
    L’urgence climatique n’est que la crainte pour certains d’avoir émis une hypothèse erronée en plaçant le CO2 en tête de liste des causes principales !

    1. En effet, la science n’est pas une question d’opinion. Mais comme un certain nombre de personnes qui ne sont pas scientifiques (comme vous) se permettent (comme vous) d’exprimer des opinions contraires aux résultats scientifiques, il est devenu nécessaire aux scientifiques de perdre leur temps à s’exprimer, pour rappeler QUI produit des faits et QUI produit des opinions. Et vous avez encore l’outrecuidance et l’aplomb de le leur reprocher ?
      Un temps, je me suis demandé pourquoi Dorota Retelska laissait les commentaires ouverts sur son blog. Je viens de comprendre : rien de tel que de laisser les climatosceptiques s’exprimer pour qu’ils se décrédibilisent tous seuls. C’est très intelligent, bravo !

      1. On me dit souvent que tout le monde est convaincu du changement climatique. La liste des commentaires permet de voir le contraire. Je crois que j’ai peu de commentaires quand le consensus est établi. D’autres sont très intéressants et réellement utiles.

  4. J’apprécie globalement le journal du Temps, mais commence à devenir fatigué de voir qu’il devient le support d’opinions toutes orientées dans une même direction, un travail continuel de façonnage des esprits. Les blogs conservent la liberté de s’y exprimer en tant que lecteur, mais je ne veux pas croire que le choix des journalistes et bloggers n’est pas clairement orienté. Les personnes disposant de bonnes connaissances, intellectuellement honnêtes, douées d’esprit critique, ne se proposent pas pour rédiger hors blogs dans ce journal ? Les seuls bolggers existants qui font part d’avis non souhaités s’y risquent lorsque la question est en rapport avec le sujet premier qu’ils traitent. Les commentaires de lecteurs apportant une critique appuyée par des raisonnements sont ignorés, ou rejetés sous prétexte qu’ils émanent d’un milieu qui défend des intérêts personnels, ou moqués parce qu’ils se référeraient à des scientifiques incompétents ou corrompus, etc. C’est le monde à l’envers, et je trouve plutôt risible de voir des diplômés des sciences humaines balayer les arguments de physicien cités (dernièrement Feynman), tout en répétant que nous devons écouter « ceux qui savent ». Est-ce qu’à l’université c’est un professeur de philosophie qui va nommer le nouveau professeur de physique ? C’est à l’église que l’on sait quand on croit, et là aussi on tourne le dos au pauvre ignorant qu’on ne réussit pas à convaincre : C’est l’état d’esprit qui baigne ce journal. Complètement contre-productif ! Alors je proposerais à la grande équipe de la rédaction un remède, un seul : Soyez un peu plus honnêtes, d’abord avec vous-même, et vous serez écoutés plus sérieusement pour correspondre à l’étiquette choisie par la direction de ce journal.

    1. “Est-ce qu’à l’université c’est un professeur de philosophie qui va nommer le nouveau professeur de physique ?”

      Les premiers philosophes, Thalès, Anaximandre et Anaximène, de l’école dite milésienne, étaient pourtant des physiciens. S’il y a peu de chance qu’ils obtiennent une chaire dans une haute école aujourd’hui, pas même un poste d’assistant, et encore moins qu’ils nomment un collègue des sciences dites dures, leur conception du monde n’évoque pas moins, à bien des égards, la nouvelle querelle des universaux que nous offrent les pros et anti-réchauffement climatique: Thalès soutenait que la terre flottait sur l’eau. Anaximandre posa la Terre au milieu d’un Univers constitué de roues creuses concentriques emplies de feu, percées de trous, le Soleil, la Lune et les autres astres, et placées à différentes distances. Pour Anaximène, le Soleil et la Lune étaient des disques plats qui se déplaçaient dans une voûte céleste sur laquelle étaient fixées les étoiles.

      Est-ce plus absurde que d’affirmer que le réchauffement climatique mène le monde à sa perte ou l’inverse?

  5. Pourquoi la demande de 500 scientifiques adressée au secrétaire général de l’ONU en septembre et demandant un débat, ce qui est une approche saine en sciences, est-elle restée sans réponse ? Ou autrement dit : pourquoi les instances onusiennes (le GIEC en particulier) refusente-elles la contradiction ? On répond à la remise en cause par l’inflation des signatures ?

    L’absence d’acceptation de la contradiction est un signe de faiblesses des thèses avancées, me semble-t-il. Heureusement, je vois en lisant les commentaires que de moins en moins de gens sont dupes.

    “Nous vous invitons également à organiser avec nous début 2020 une réunion de haut niveau, constructive, entre des scientifiques de réputation mondiale des deux côtés du débat sur le climat. Cette réunion rendra effective l’application du juste et ancien principe, aussi bien de bonne science que de justice naturelle, selon lequel les deux parties doivent pouvoir être pleinement et équitablement entendues. Audiatur et altera pars !”

    1. Le GIEC débat depuis 40 ans. Il est très modéré. Le chiffre de réchauffement utilisé actuellement a été calculé jusqu’à 2015, en excluant l’année la plus chaude 2016. Ce choix du GIEC donne une résultat plus bas.

    2. Simplement parce que l’équipe des signataires de cet appel des 500 est constituée de tous les bras-cassés de la science et fonds de tiroir de la communauté scientifique (au sens large, un M2 étant suffisant pour pouvoir signer l’appel), comme je l’ai montré ici : https://blogs.letemps.ch/richard-emmanuel-eastes/2019/09/26/des-scientifiques-contre-lurgence-climatique/ (article déjà mentionné plus haut par “fredmol”).
      Il n’y a pas “deux côtés du débat sur le climat”. Il y a les gens comme vous qui veulent croire que tout cela n’est qu’une blague (et je vous comprends, cela fait peur) et il y a ceux qui comprennent la situation et essaie de nous en alerter, preuves scientifiques à l’appui.
      Si débat il y a, ce n’est pas sur l’existence de la crise climatique, c’est sur la manière dont il conviendrait de la gérer. Et je trouve dommage que les quelques lecteurs et lectrices encore climato-dénialistes du Temps ne consacrent pas leur temps au second. Car là, l’enjeu est majeur.

    3. @Catherine. Simplement parce que l’équipe des signataires de cet appel des 500 est constituée de tous les bras-cassés de communauté scientifique (au sens large, un M2 étant suffisant pour pouvoir signer l’appel), comme je l’ai montré ici : https://blogs.letemps.ch/richard-emmanuel-eastes/2019/09/26/des-scientifiques-contre-lurgence-climatique/ (article déjà mentionné dans ce fil par “fredmol”). Les deux listes ne souffrent aucune comparaison.
      Il n’y a pas “deux côtés du débat sur le climat”. Il y a les gens comme vous qui veulent croire que tout cela n’est qu’une blague (et je vous comprends, cela fait peur) et il y a ceux qui comprennent la situation et essaie de nous en alerter, preuves scientifiques à l’appui.
      Si débat il y a, ce n’est pas sur l’existence de la crise climatique, c’est sur la manière dont il conviendrait de la gérer. Et je trouve dommage que les quelques lecteurs et lectrices encore climatosceptiques du Temps ne consacrent pas leur temps au second. Car c’est là que l’enjeu est majeur, pas sur un combat d’arrière-garde climatosceptique.

  6. Cet article contient des erreurs manifestes et Le Temps ferait mieux de contrôler la correction des informations publiées. J’abonde donc dans le sens de Dominic ! En particulier le rôle du CO2, comme le démontre l’article suivant, n’est pas celui que l’on croit.
    https://www.contrepoints.org/2019/04/01/340508-laffaire-du-siecle-se-trompe-t-elle-de-cible
    Jean-Luc Barnier sait de quoi il parle. Il a entre autres été directeur de l’école de chimie de Strasbourg. Il a publié dans l’actualité chimique de mai 2019 un article dans lequel il pose le problème du rôle du CO2. La version en ligne de son article a été supprimée et ce n’est qu’après de nombreuses protestations de la communauté scientifique qu’il a été rétabli. Il n’y a pas de pire sourd que celui qui ne veut pas entendre.

    1. Le réchauffement se produit simultanément à l’augmentation de CO2 atmosphérique comme proposé par le GIEC. Leur théorie se révèle exacte.

        1. @André. Vous dites vraiment n’importe quoi. Il ne suffit pas d’écrire ce qui vous chante pour que ce soit vrai. Comme le demande Danais ci-dessous, où sont les travaux sur lesquels vous vous basez ? Les vrais travaux scientifiques, publiés dans des revues à comité de lecture, pas les articles de blogs ou les chroniques de JC Bernier qui ne sait pas de quoi il parle.
          Et en attendant, lisez donc ceci : https://www.nature.com/articles/srep21691
          La revue Nature, ça doit vous dire quelque chose, non ?

          1. C’est vous qui dites n’importe quoi. JC Barnier est un scientifique reconnu, et d’ailleurs son article, tout d’abord retiré, a été réintroduit sous la pression de scientifiques ! Réchauffement il y a, mais la cause exacte n’est pas connue.

        2. Cher André. Il s’est écoulé exactement 15 minutes entre l’envoi de mon commentaire et votre réponse. Une durée assurément insuffisante pour lire la référence que je vous ai envoyée. En répondant aussi rapidement, vous vous êtes donc à nouveau disqualifié. Vous prouvez ainsi que vous avez décidé d’avoir raison contre toute évidence et que vous ne lisez pas la littérature scientifique. Vous ne semblez d’ailleurs pas lire beaucoup, sans quoi vous sauriez que votre Barnier s’appelle en réalité Bernier et qu’il est la honte de la communauté scientifique.

          1. Pas du tout. L’Abstract est suffisant pour des non-spécialistes. Très peu de gens sont capables de comprendre la totalité d’une publication de Nature. Par ailleurs, Nature est certes une revue reconnue mais cela ne veut pas dire qu’elle soit ipso facto exempte d’erreurs.
            Lisez, je vous prie, le texte suivant (désolé il n’y a pas de résumé…):
            https://mythesmanciesetmathematiques.wordpress.com/2019/06/09/urgent-victoire-la-section-chimie-de-lacademie-des-sciences-obtient-la-republication-dune-tribune-climato-realiste/
            Comment osez-vous écrire que JC Bernier est la honte de la communauté scientifique puisque ses pairs l’ont défendu et obtenu gain de cause? C’est un scientifique reconnu, lui !

          2. André. Soyons sérieux. Un internaute vous propose un article de la plus prestigieuse revue scientifique internationale et vous le renvoyez à un article de blog ??? Un blog tenu, du reste, par un mathématicien, président d’une petite association notoirement climato-dénialiste, à laquelle appartient Jean-Claude Bernier.

            Mais je ne vais pas expliquer ce que j’ai déjà écrit. Toute l’histoire est connue et bien documentée. Vous la trouverez ici : https://blogs.letemps.ch/richard-emmanuel-eastes/2019/09/27/la-trouble-posture-des-chimistes-francais-face-au-deni-climatique/

            Oui, Jean-Claude Bernier fut un temps un scientifique reconnu. Il fut même directeur du département de chimie du CNRS. Mais il n’y connait rien au climat et a décidé de se lancer dans cette quête perdue pour occuper ses vieux jours. En 2011 déjà, j’ai dû lui expliquer dans une de mes chroniques qu’il se trompait lorsqu’il entendait comptabiliser le carbone atmosphérique dans les émissions de CO2 liées à la respiration des humains. Une erreur de débutant qu’on ne trouve normalement que sur les réseaux sociaux.

            Comme vous le dites : très peu de gens sont capables de comprendre les articles de recherche, qu’il s’agisse de Nature ou de revues moins prestigieuses. Alors pourquoi ne vous contentez-vous pas de ce que vous comprenez, au lieu de propager des bêtises ?

          3. “Bernier ignore volontairement les travaux des spécialistes et ne s’appuie sur aucune publication non réfutée pour contester l’analyse des évolutions climatiques synthétisées par le GIEC”

            “La direction de la SCF est dans la même situation que les dirigeants de l‘Académie des sciences lorsque le petit groupe animé par Claude Allègre a réussi à l’instrumentaliser au service d’une offensive contre les sciences du climat où elle s’est longtemps ridiculisée. Va t-elle longtemps donner sa caution à des discours niant des résultats solidement acquis ? Ridiculiser une société savante qui ne saurait plus faire la différence entre un article paru dans une revue à comité de lecture et un propos de comptoir piqué sur internet ? Car l’affaire Bernier n’est pas seule. L’internaute curieux peut aussi lire cette critique par le climatologue Jean-Louis Dufresne d’une recension favorable d’un livre climatosceptique farçi d’âneries et de mensonges parue dans l’Actualité chimique.”

            S.Huet

            https://www.lemonde.fr/blog/huet/2019/07/25/le-climat-du-xxe-siecle-sans-precedent-depuis-jesus-christ/

        3. Sur le plan formel, vous confondez corrélation et lien de cause à effet. Les suivis (entre autres paléoclimatiques par les sondages glaciologiques) montrent au contraire une excellente corrélation sur 800000 ans. Ce qui ne veut pas dire automatiquement qu’il y a lien direct de cause à effet, c’est vrai, ni qu’une cause extérieure ne puisse engendrer cette concomitance (ce qui est le cas au moins pour partie en ce qui concerne les cycles naturels antérieurs à la période industrielle). Mais pour que “l’hypothèse nulle” (i.e. pas de lien entre CO2 et réchauffement) soit crédible à partir de 1850, encore faudrait-il avoir des hypothèses alternatives. Compte tenu du rythme du changement et des données astronomiques, il n’y en a pas.

          1. Pourquoi faudrait-il que pour que « l’hypothèse nulle » (i.e. pas de lien entre CO2 et réchauffement) soit crédible à partir de 1850, avoir des hypothèses alternatives ? Ne peut-il pas y avoir des causes que nous ne connaissons pas encore ?

          2. Dernier commentaire pour vous répondre, après j’arrête pour cet article : si vous voulez absolument des causes que nous ne connaissons pas encore plutôt que de réceptionner les modélisations existantes sur la base de données multiples et largement validées, et qui, elles, ont le mérite d’exister, libre à vous. Mais c’est de l’ordre de la croyance (ou du refus de croire) plutôt qu’une démarche rationnelle. Bonne continuation.

      1. “Le réchauffement se produit simultanément à l’augmentation de CO2 atmosphérique comme proposé par le GIEC. Leur théorie se révèle exacte.”

        Chère Madame, je ne connais presque rien de la science du climat. En revanche, je suis en mesure d’affirmer que vous venez de commettre une faute de raisonnement.

        Même si deux phénomènes se produisent et varient simultanément, très régulièrement, sur une très longue durée, la logique ne permet pas d’admettre qu’il y a relation de cause à effet entre les deux, que l’un d’eux entraîne comme conséquence l’autre.

        Il se peut d’abord que ce soit un troisième phénomène qui a un effet simultané sur les deux premiers . Les variations du 3ème phénomène provoquent les varaiations semblables des deux premiers.

        Il se peut aussi que c’est le réchauffement qui est la cause de l’augmentation de CO2 dans l’atmosphère. Il se peut aussi bien que ce soient les variations du phénomène A qui provoquent les variations du phénomène B, que l’inverse, que ce soient les variations du B qui provioquent celles du A.

        1. Un bel exemple de mansplaining. “Je ne connais rien sur le sujet mais vous, Madame, vous avez tort”. Mais pour qui prenez-vous les scientifiques ? Non, toutes vos hypothèses sont fausses. Elles ont bien sûr été étudiées mais elles ont été écartées. Lisez simplement ceci pour vous en convaincre : https://www.nature.com/articles/srep21691 A moins que vous aussi, comme @André, vous prétendiez que la revue Nature pourrait ne pas être “exempte d’erreur”, sans avoir rien d’autre à proposer qu’un blog climato-dénialiste ?

    2. @ANDRE : ce n’est pas Jean-Luc Barnier mais Jean-Claude Bernier (vous feriez mieux de contrôler les informations que vous publiez).
      Jea-Claude Bernier ne sait justement pas de quoi il parle : https://blogs.letemps.ch/richard-emmanuel-eastes/2019/09/27/la-trouble-posture-des-chimistes-francais-face-au-deni-climatique/
      Je ne vois pas en quoi avoir été directeur de l’école de chimie de Strasbourg donne le moindre crédit sur la question du climat. Le climat n’est absolument pas son domaine et ses propos ont été désavoués à de multiples reprises par la communauté scientifique. Il vient d’ailleurs de se faire exclure des chroniqueurs de l’Actualité Chimique, justement suite à la publication de l’article que vous citez.
      Contre les propos de JC Bernier, il y a une littérature scientifique immense qui le condamne et si vous preniez la peine de la consulter, vous ne vous compromettriez pas en citant des retraités complètement déconnectés de la science actuelle. Mais comme vous le dites, il n’y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre.

    3. Freud à longtemps été considéré comme un scientifique précurseur d’une science nouvelle et révolutionnaire. Certes il y a eu du bon dans ces théories, qui ont réellement fait avancer le débat sur la question de l’inconscient et de la thérapie par la parole mais n’oublions pas que pratiquement toutes ses affirmations sont aujourd’hui obsolètes ou à prendre avec des pincettes. Cependant, nous arrivons tout de même à trouver de grands scientifiques ayant réussi à prendre Freud à la lettre et considerant toujours ses écrits comme des vérités.

      Ce que j’essaie de dire par là, c’est que tout scientifique adhère à un paradigme, quel qu’il soit, et que les études de ce scientifique sont forcément entachées, de près ou de loin, par ses idées profondes. Tout ceci expliquant que nous croisons bien souvent des scientifiques “reconnus” qui tiennent des propos insensés parce qu’ils se prononcent sur des sujets étudiés sous la loupe de paradigmes dépassés.

      Il est à présent primordial d’accepter que certains faits ne peuvent plus être arrangés pour mentir. Il est du ressort de chacun de sortir et d’observer le monde qui l’entoure pour constater que des mesures doivent être prises pour espérer offrir un futur plus clément à l’humanité que celui qu’on lui réserve avec le train de vie nord-occidental actuel.

    4. @ANDRE : ce n’est pas Jean-Luc Barnier mais Jean-Claude Bernier (vous feriez mieux de contrôler les informations que vous publiez).
      Jean-Claude Bernier ne sait justement pas de quoi il parle : https://blogs.letemps.ch/richard-emmanuel-eastes/2019/09/27/la-trouble-posture-des-chimistes-francais-face-au-deni-climatique/ En 2009 déjà, j’ai dû corriger ses erreurs de débutants dans ma propre chronique de l’Actualité Chimique (il prétendait inclure dans les émissions anthropique de CO2 le carbone atmosphérique recyclé par la respiration des humains, ce qui vaudrait un beau trait rouge sur la copie d’un étudiant de 1ère année de la plus modeste école de chimie).
      Je ne vois pas en quoi avoir été directeur de l’école de chimie de Strasbourg donne le moindre crédit sur la question du climat. Le climat n’est absolument pas son domaine et ses propos ont été désavoués à de multiples reprises par la communauté scientifique. Il vient d’ailleurs de se faire exclure des chroniqueurs de l’Actualité Chimique, justement suite à la publication de l’article que vous citez.
      Contre les propos de JC Bernier, il y a une littérature scientifique immense qui le condamne et si vous preniez la peine de la consulter, vous ne vous compromettriez pas en citant des retraités complètement déconnectés de la science actuelle et des mathématiciens qui s’expriment sur leurs petits blogs personnels. Mais comme vous le dites, il n’y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre.

  7. Bonjour,
    En lisant les précédents commentaires je me demande si ceux qui remettent en cause le changement climatique d’origine anthropique ont vraiment travaillé en climatologie et suivi l’élaboration des modélisateurs du climat. Les scenarios établis (basés sur les plus récentes recherches en divers domaines tels que glaciologie, océanographie, physique de l’atmosphère, paléoclimatologie, etc…) et retenus par le GIEC ne sont ni improvisés, ni manipulés, ni excessifs, bien au contraire comme viennent de le montrer les deux modèles présentés à la presse le 17 septembre par le CNRS et le CNRM, qui, eux sont encore plus alarmants. Alors qu’ils bénéficient des améliorations les plus poussées. Les scenarios sont réalisés dans le cadre d’un échange de données et de paramétrisation entre divers centres de recherche dans le monde, d’où le nom de CMIP (Coupled Model Intercomparison Project). Les chercheurs qui contribuent à fournir les publications dont le GIEC fait la synthèse sont des centaines chaque année, et la synthèse elle-même est relue et analysée par un panel des meilleurs chercheurs proposés par leurs pairs. Il est donc pour le moins ridicule, présomptueux et déplacé de laisser planer le doute sur la qualité des travaux. Quant aux résultats eux-mêmes, plutôt que les critiques émises par certains commentateurs ci-dessus, on aimerait qu’elles aient fait l’objet d’articles publiés dans des revues internationales à Comité de lecture. Qu’il suffise de rappeler que les modèles climatiques actuels intègrent si parfaitement le rôle des GES et autres paramètres, qu’ils reproduisent avec une grande fidélité les variations constatées depuis le début de l’ère industrielle. Pour ce qui concerne l’argument de l’optimum médiéval, il a été depuis “démonté” car il concerne surtout une petite partie du monde et beaucoup moins la planète entière. Les reconstitutions climatiques de températures aujourd’hui disponibles sur 2000 ans montrent clairement que la situation actuelle est sans précédent déjà sur toute cette période. Bref, à l’encontre des gens qui dénient le rôle du CO2, il suffit de répondre : “montrez-nous vos travaux”. Ils seront bien en peine de le faire.

  8. hahaha, vous êtes sympa et courageuse, chère Dorota.

    Il est vrai que lorsque l’on oppose 11’000 scientifiques à 500 (cf un dame sans référence à l’ONU et cherchez sur le web, nada) on est peu crédible.

    Bon tous ces gens qui ne mettent pas le nez hors leur écran, sont des marioles…
    … mers de plastiques, réduction des espèces, maladies toujours plus fréquentes (antibio obsolètes), incendies sur la planète, comme sécheresses, migrations etc. tout ça est bien évidemment du plus haut complotisme, bien conformes aux satellites de l’ami Giot et aux indicateurs du FMI, OMC et même de la Confédération helvétique.

    Enfin, on ne pourra pas vous reprocher d’avoir lutté en vain 🙂

  9. D’expérience, je crains qu’il soit à peu près inutile de discuter avec un climatosceptique. Dans tous les articles de journaux traitant de la question, il y a abondance de commentaires sceptiques. Je ne sais pas quelle est la meilleure position face à eux. Peut-être une réponse lapidaire expliquant qu’il a été établi que les contradictions affichés par les climatosceptiques ont toujours été invalidées, qu’elles consistent au mieux en des doutes scientifiques légitimes mais non confirmées, au pire en des impostures scientifiques, et que la position sceptique est au mieux ignorante, au pire idiote et provocatrice. Je ne sais pas si ça peut aider, mais je crois qu’il faut traiter les trolls par l’ignorance (tout en corrigeant les rumeurs). Je pense également que le scepticisme vis à vis du climat a régressé (plus précisément il a changé de public, au fur et à mesure que l’information circule), mais il se reporte sur l’écologie. Il y a une forme d’écolo-scepticisme expliquant que le réchauffement n’est pas forcément un problème pour les écosystèmes et pour l’homme. Bon courage aux gens sérieux.

    1. Merci pour cet avis. Je pense même que Dorota Retelska pourrait fermer les commentaires de son blog, qui n’apportent rien dès lors que l’on constate que seuls les quelques perdus climato-dénialistes des lecteurs du Temps s’y expriment et n’ont aucune intention d’écouter leurs contradicteurs.

      1. “…seuls les quelques perdus climato-dénialistes des lecteurs du Temps s’y expriment et n’ont aucune intention d’écouter leurs contradicteurs.”

        Ils sont trop occupés à s’écouter eux-mêmes, profitant de l’hospitalité des blogs, pour prendre le temps (sans jeu de mots) d’écouter les autres. Ceci dit, surtout ne pas fermer leurs commentaires, sinon fini la rigolade. Même que plus c’est loufedingue, plus les clics augmentent. Et pour le “Temps”, qui fonctionne au clicomat, chaque clic, c’est de l’argent.

        1. Les blogs dans ce journal sont en accès gratuit, il n’est pas nécessaire d’être abonné pour y participer. D’autre part, l’intérêt porté à un article ne se traduit pas obligatoirement par le besoin d’apporter des avis ou de débattre. De nombreux bloggers ne reçoivent pas de commentaires, ou peu, mais sont lus et continuent à publier régulièrement. C’est justement ce qui est appréciable, car ici ce ne sont pas les Clics qui sont pris en compte pour définir le bon rédacteur du mauvais. Hormis un abonnement gratuit au journal, le blogger n’est pas rémunéré, ni contrôlé, il a une indépendance que le journaliste n’a pas, et dont Madame Retelska sait d’ailleurs profiter joyeusement. Je ne pense pas que le but du Temps est de concurrencer le 20min dans son style, vous trouverez donc plus ce qui vous convient dans ce genre de divertissement qui ne mettra pas votre porte-monnaie à plat.

          1. En effet, un clic n’a jamais fait le bon rédacteur. En revanche, un long commentaire est la marque infaillible du mauvais. Même à 20 Minutes, on le sait.

    2. Je ne pense pas qu’il soit inutile de discuter avec les climatosceptiques, au contraire. Une des choses les plus facilement observables dans les discours climatosceptiques est le sentiment profond de peur voire panique et de frustration. Une espèce de dissonance cognitive, une non acceptation de la situation et des changements qu’elle implique qui va à l’encontre des convictions profondes. Les climatosceptiques ne sont pas les êtres les moins convaincus étant donné que le sujet les touche un minimum. Ils souffrent d’une incohérence entre leurs idées et leurs actes et comme les habitudes sont plus difficiles à changer que les discours, ils se réfugient dans le discours sceptique pour réduire la dissonance. Voilà pourquoi, d’expérience, la méthode la plus adaptée pour discuter avec un sceptique est d’aborder le problème avec douceur et bienveillance, ne pas se montrer agressif mais plutôt rassurant et chercher à faire en sorte qu’ils réalisent eux-mêmes que leurs dires/écrits ne tiennent pas debout tout en restant disponible pour leur proposer des solutions après coup.

  10. A tous ceux qui nient l’existence d’un lien direct entre la température et le CO2, je tiens tout de même à leur rappeler qu’il existe un processus physique appelé “effet de serre” sans lequel la vie ne serait tout simplement pas possible sur la terre. Et cet effet de serre dépend de la composition chimique de l’atmosphère. Aussi, si on injecte du CO2 dans l’atmosphère et que l’on modifie cette composition, on change forcément la capacité de l’atmosphère à retenir de l’énergie. Le lien entre CO2 et température est donc la conséquence d’une loi de la physique qui est non seulement démontrable, mais également reproductible. Quelqu’un a affirmé dans un commentaire que le CO2 augmentait parceque la température augmentait. Cela n’est pas tout-à-fait faux mais il s’agit en rélité d’un processus de rétroalimentation qui augmente encore plus la température.

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