Joe Biden, le premier des écologistes ?

Nombre de commentateurs ont insisté sur le fait que l’arrivée au pouvoir de Joe Biden ne faisait pas disparaître les 74 millions d’électeurs de Trump, l’état de divisons exacerbées de la société américaine, la montée en puissance d’une Chine impériale, et plus généralement la situation sociale et écologique de la planète. On ne saurait le nier. Mais, a contrario, il n’en est pas moins vrai que la présidence Trump a durant quatre années singulièrement tiré l’ensemble des problèmes mondiaux vers le haut et, dans le même temps, la volonté commune de les résoudre vers le bas. Relativement aux divisions qui fragmentent la société nord-américaine, force est de constater que Trump n’a marqué qu’une étape supplémentaire. Depuis plus de trente ans, les Républicains sont en proie à une dérive droitière forcenée. Ils n’ont cessé d’abîmer eux-mêmes leur pays et ses institutions : ils en effet ont fini par ne plus reconnaitre la légitimité à gouverner des Démocrates. L’intensification de ce mouvement due à Trump a néanmoins débouché sur l’impensable, une émeute au Capitole le 6 janvier ; et le 20 janvier, sur un autre plan, un record de 400’000 morts du Covid. Que signifiait donc le trumpisme pour déboucher sur un tel désastre ? Quel est dans ces conditions le nouveau contexte politique ouvert par l’arrivée au pouvoir de Biden ? Peut-on en attendre une refondation de la démocratie ? En affirmant lors de son discours d’investiture qu’il voulait mettre un terme aux attaques de Trump « on democracy and on truth », Biden a dit l’essentiel : la nécessité de reconnaitre à nouveau les problèmes, et la réaffirmation de la méthode démocratique pour parvenir à les réduire. D’où à la fois les priorités de son équipe – la Covid, le climat, les inégalités et le racisme –, et la volonté de reconstruire un jeu politique et parlementaire normal avec les Républicains.

Au-delà du populisme, Trump aura surtout été le promoteur d’une forme inédite de nihilisme politique, consistant à ruiner langage, raison et argumentation, à ouvrir ainsi un boulevard aux passions les plus absurdes. Le procédé consistait à retourner en son contraire tout espèce d’argument, et plus généralement toute situation. En réalité à pourrir sur pied toute forme d’expression et de raisonnement. Commençons par le plus simple, Trump est celui qui n’a cessé de dénoncer des fake news en produisant jusqu’à une soixantaine de mensonges par jour, celui qui a dénoncé un attentat en Suède n’ayant jamais eu lieu, qui a revendiqué des faits alternatifs pour dénier la faiblesse de la fréquentation populaire lors de son intronisation, etc. Trump est celui qui a prétendu, avant même qu’elle ait eu lieu, que son élection lui avait été volée, pour chercher précisément à voler celle de son adversaire démocrate. Trump, Président, était le garant de la Constitution, dont le texte est sacré aux États-Unis ; or, c’est au nom même de celle-ci qu’il a encouragé son vice-président et ses partisans à la fouler aux pieds : pour le premier en lui intimant l’ordre de ne pas respecter le rôle protocolaire qui lui était dévolu lors de l’ultime processus de confirmation de l’élection de Biden, et pour les seconds en leur demandant d’empêcher physiquement le 6 janvier ce processus. Trump est celui qui a prétendu protéger le peuple contre les « satanistes de l’État profond » (QAnon) et ce en les exposant à la Covid, au changement climatique, et aux autres menaces environnementales ; ce qui exigeait de fouler également aux pieds les acquis scientifiques. Enfin, Trump est celui qui, dans un pays extrêmement inégalitaire, était censé défendre le peuple, et même le petit peuple, alors qu’il n’a jamais, ou peu s’en faut, payé d’impôts, qu’il appartient au 1 % qui capte depuis des décennies la quasi-totalité des fruits de la croissance, qu’il a géré de façon mafieuse un groupe immobilier, que la seule loi phare qu’il a fait adopter a encore accru les inégalités fiscales, etc. Du discours devant l’assemblée générale de l’ONU jusqu’aux émeutes de janvier 2020, il n’a enfin eu de cesse, lui qui voulait rendre sa gloire à l’Amérique, de transformer sa personne ou son pays en objet de risée. Tout avec lui finissait par signifier son contraire ; on ne peut envisager plus grande entreprise de démolition du langage : les mots, les phrases ne signifiaient plus rien et laissaient place à une affirmation primaire de son moi, et de ceux qui s’y rallaient.

Bien sûr cette situation est advenue dans un pays qui dès les années septante s’est laissé aller à une dérive inégalitaire inouïe, et en conséquence au massacre du bas des classes moyennes. Rappelons simplement que durant le dernier demi-siècle, la croissance du PIB de 260 %, n’a donné lieu qu’à une croissance de 20 % en moyenne des revenus salariaux, qu’on a même constaté depuis 2009 un recul du pouvoir d’achat des ménages, avec toutefois un léger rebond durant les premières années de Trump … Rappelons encore que le Congrès (2018) comptait grosso modo 60 % de millionnaires, que depuis 1976 la Cour Suprême a supprimé toute espèce de plafond aux dépenses des candidats, puis a déplafonné le montant global des dépenses et a enfin autorisé sans limites l’intervention pécuniaire des entreprises dans la vie politique. Ces dernières sont devenues les principales sources de financement des partis politiques. Difficile de ne pas parler de dérive oligarchique. A quoi s’ajoute une compulsion historique au racisme, qui découle du massacre originel des premiers occupants amérindiens et de l’esclavagisme colonial – dénoncés par Montesquieu dans L’Esprit des lois –, puis de la ségrégation Noirs/Blancs qui a suivi la guerre de sécession. De puissants vents contraires pour bâtir un socle démocratique.

L’échec d’un personnage comme Trump, et son possible bannissement politique à l’issue d’une double procédure d’impeachment, ne peuvent être dépourvus de significations, même au-delà des frontières américaines. Je fais en effet le pari de l’ouverture d’une nouvelle ère. Sans pour autant reprendre le programme de la gauche du parti démocrate, les priorités affichées par la nouvelle administration évoquées plus haut, en portent la marque, notamment sur le plan climatique. A l’échelle mondiale, des signes d’embellie s’accumulent. En matière de climat, le green deal de la Commission européenne, l’adoption par le parlement européen d’un objectif pour 2030 de réduction des émissions carbonées de 55 %, créent une convergence de fait, et une émulation possible entre projets climatiques de part et d’autre de l’Atlantique. La protestation contre les dictateurs reprend des couleurs. Adviennent simultanément, comme l’annonce d’un Kairos, divers événements : le retour tonitruant d’Alexeï Navalny en Russie avec diffusion massive d’une vidéo sur le palais grotesque de Poutine ; divers témoignages sur les camps de concentration et de stérilisation destinés aux Ouïghours par la Chine dictatoriale de Xi Jinping, que seuls les islamistes et des hommes d’affaires apprécient encore (en l’occurrence trumpisés) ; l’accusation de crime contre l’humanité à l’encontre de Bolsonaro, initiée par deux caciques amérindiens, Raoni des Kayapo et Almir des Paiter-Surui, devant la Cour Pénale Internationale ; les victoires de la justice climatique devant de nombreuses enceintes judiciaires de par le monde, etc.

Alors qu’on me permette de rêver d’une refondation de la démocratie. Ce rêve prend appui sur une analogie, celle entre la façon dont nous avons surmonté la question sociale aux 19e et 20e siècles, et celle que nous pourrions adopter pour faire face à la question naturelle (écologique), qui monte en puissance depuis la seconde moitié du 20e siècle. De quoi s’agit-il ? Le défi de l’extrême pauvreté nouvelle provoquée par l’industrialisation, celui du prolétariat, a confronté les sociétés occidentales à la perspective de leur effondrement, avant même les défis environnementaux. Le premier à l’avoir conçu fut Hegel dans sa Philosophie du droit, sans laquelle la pensée de Marx n’aurait pu voir le jour. Par prolétariat – Hegel lui parlait de Pöbel – il fallait entendre la partie de la société dévolue au travail industriel, condamnée en conséquence à sa seule reproduction vitale, privée de toutes les formes de développement et de toutes les aménités que pouvait offrir la société d’alors. Pour Hegel, ne pas arracher ce qu’il appelait das Pöbel (la populace) au déni d’humanité où elle était plongée, condamnait à terme la société bourgeoise à sa destruction. Je ne reviendrai pas ici sur la solution suggérée par le marxisme à ce problème[1]. M’intéresse bien plutôt la solution bourgeoise, plus sur un plan formel toutefois, que sur le fond. Je ne prétends nullement en effet qu’il y ait eu là un aboutissement idéal. Certainement pas, mais m’intéresse au plus haut point le consensus en creux qui a permis d’éviter l’effondrement redouté. C’est un tel consensus que nous devrions à nouveau construire.

De quoi s’agissait-il ? Le gap n’est pas moins exigeant aujourd’hui qu’il l’était au 19e siècle. Qu’il faille envisager un enrichissement général, idée promue pour la première fois par la philosophie du contrat, était alors une idée baroque et saugrenue. Elle n’en a pas moins fini par s’imposer et permettre la construction d’un consensus en creux : à savoir de pouvoir s’entendre sur une direction générale, à partir de laquelle les désaccords et dissensus peuvent se construire et s’organiser. Plus précisément, une majorité de la population a fini par s’accorder sur un même objectif : la création via l’industrie d’une richesse matérielle croissante, et son partage. Cet objectif commun a permis alors d’organiser les désaccords et rapports de force au sein de la société, de telle façon qu’ils soient compatibles avec le système démocratique de l’alternance parlementaire, entre droite et gauche. L’objectif commun de l’enrichissement pouvait en effet donner lieu à deux conceptions opposées : selon la première, le mode le plus optimal de création de la richesse était le mode libéral et individualiste ; selon la seconde, le mode socialiste et collectif. Secundo, la redistribution de la richesse produite pouvait être soit arithmétique, c’est-à-dire socialiste et plus ou moins égalitaire, soit géométrique et de droite, à chacun alors selon son mérite individuel. À compter de la fin du 19e ce consensus fonctionnel a permis la reconnaissance des organisations syndicales et du droit de grève, et donc l’expression légale des rapports de forces. Autrement dit, pas de société bourgeoise au sens défini sans syndicats puissants, sans mouvement ouvrier.

Or, l’idée que je défends est que nous sommes dans une situation analogue. L’ancien consensus fonctionnel est en train d’exploser. Ce qui compromet en effet l’habitabilité de la Terre est le volume de nos économies : les flux d’énergie et de matières qui les sous-tendent, autrement dit notre richesse matérielle. Je ne reviens pas sur ce sujet, à mes yeux acquis depuis des décennies. Notre ancien consensus nous conduit irrévocablement à notre disparition. Un tel message commence à être entendu. Récemment l’Agence Européenne pour l’Environnement a publié un rapport intitulé Growth without economic growth[2] qui affiche très clairement la couleur. On peut y lire notamment : “Economic growth is closely linked to increases in production, consumption and resource use and has detrimental effects on the natural environment and human health. It is unlikely that a long- lasting, absolute decoupling of economic growth from environmental pressures and impacts can be achieved at the global scale; therefore, societies need to rethink what is meant by growth and progress and their meaning for global sustainability”; et encore : “While the planet is finite in its biophysical sense, infinite growth in human existential values, such as beauty, love, and kindness, as well as in ethics, may be possible. Society is currently experiencing limits to growth because it is locked into defining growth in terms of economic activities and material consumption. The imperative of economic growth is culturally, politically and institutionally ingrained.” Le livre récemment publié par Pierre Veltz, L’économie désirable, va dans le même sens en proposant non plus une économie orientée vers la production d’objets, mais vers « l’individu, son corps, ses émotions, son intelligence ».[3]

Autrement dit, il convient de dégager un nouveau consensus fonctionnel, sur le fond duquel réorganiser de façon féconde nos désaccords, et ce démocratiquement. Notre nouvel objectif devrait être de baisser le volume de nos activités (réduire nos émissions de carbone, protéger ce qu’il nous reste de biodiversité en réduisant notre empreinte écologique) pour sauver notre peau ; et, partant, d’adopter non plus un objectif quantitatif – l’augmentation indéfinie du PIB –, mais un objectif qualitatif, l’accroissement du bien-être et de la santé des populations. Ce qui a pour corollaire que l’essentiel des différenciations sociales ne passe plus par les écarts de richesse matérielle, lesquels doivent être resserrés, mais par d’autres modalités, qualitatives.

L’idée d’un consensus sur le redimensionnement à la baisse du niveau de notre richesse matérielle paraît encore aussi saugrenue que pouvait apparaitre au 19e siècle, dans une société dans laquelle la pauvreté était une question de statut nécessaire, l’idée d’un enrichissement général. Mais elle commence à marquer des points, et surtout elle découle d’une nécessité physique, pour autant que l’on prétende continuer à exister sur une planète exsangue et surpeuplée. Dès lors il n’est pas absurde d’espérer que la fin de l’ère Trump scande le début d’une écologisation de nos sociétés.

Il reste bien sûr à dégager les expressions contradictoires auxquelles ne manquera pas de donner lieu, compte tenu des ressorts de notre humaine condition, la réalisation de ce nouvel objectif vital. Et le temps presse, nous sommes à 1,2 ° déjà de hausse de la température moyenne par rapport à l’ère préindustrielle, les populations d’arthropodes s’effondrent, c’est jusqu’à un tiers des forêts tempérées qui dépérit d’ores et déjà, etc. Espérons que la fin du déni des réalités que semble ouvrir l’ère Biden nous aidera à accélérer le pas vers une refonte de nos systèmes tant politiques qu’économiques, sur fond d’une crise Covid qui pourrait ne jamais totalement finir.

 

[1] Voir D. Bourg, Le marché contre l’humanité, Paris, Puf, 2019.

[2] https://www.eea.europa.eu/themes/sustainability-transitions/drivers-of-change/growth-without-economic-growth

[3] Voir L’économie désirable. Sortir du monde thermo-fossile, Paris, Seuil, 2021, p. 48.

Dominique Bourg

Dominique Bourg est un philosophe franco-suisse, professeur honoraire à l'Université de Lausanne. Il dirige la publication en ligne https://lapenseeecologique.com/ et diverses collections aux Puf.

11 réponses à “Joe Biden, le premier des écologistes ?

  1. “infinite growth in human existential values, such as beauty, love, and kindness, as well as in ethics, may be possible”

    C’est là le point fondamental : que faire de tous ceux qui compensent leur manque d’amour, de beauté, de sécurité ou de talent par la quête de réussite sociale et d’argent ? C’est-à-dire une partie importante de l’humanité.

    Une réplique du personnage joué par Maryline Monroe dans le film «Gentlemen prefer blondes» résume tout le problème : « Don’t you know that a man being rich is like a girl being pretty? You wouldn’t marry a girl just because she’s pretty, but my goodness, doesn’t it help?”.

    Tant que cet aspect le plus profond de la nature humaine ne sera pas pris en compte, toute tentative d’imposer un mode de vie frugal et écologique dans un cadre démocratique me paraît impossible.
    Et tenter de l’imposer par la force de la loi générera de telles frustrations que je n’ose imaginer les conséquences.

    Pas simple …

    1. Merci de votre commentaire. Nature humaine, je ne sais et ce n’est pas corroboré par ce que nous savons des petites sociétés égalitaires dites “premières”, mais en revanche l’expérience des grandes sociétés de l’histoire récente vous donne raison. D’où l’idée de permettre à notre passion des différences et distinctions de s’exprimer autrement. Y arriverons-nous ? Je ne suis pas Madame Soleil, la seule chose que je peux dire est que, si tel n’est pas le cas, le prix à payer sera exorbitant pour les sociétés dans le prochaines décennies.

  2. Cet article est étrange. Il exprime une aspiration à une sorte de moralisation générale. J’observe ça avec un certain septicisme. Il semblerait qu’on soit en train de passer d’une ambiance “jouir sans entraves”, ce slogan de mai 68 qui cachait mal le désir de l’hédonisme consumériste et gaspilleur, à une ambiance d’ordre moral qu’expriment d’une certaine manière le thème “metoo” contre les divers abus sexuels. Il faut se réjouir que les scandales cachés comme la pédophilie et l’inceste, soient révélés et dénoncés. Ca avait commencé par une énème campagne contre l’Eglise, mais ceux qui l’avaient lancée, et entretenue, pratiquaient souvent la pédophilie dans leur milieu, au nom d’une conception libertaire d’ailleurs. C’est excellent que maintenant ils se retrouvent arroseurs arrosés parce que le mouvement déborde. Il est peut-être bon qu’on “moralise” les pratiques des grandes entreprises, qu’on se soucie des parties prenantes, les “stakeholders”, et non seulement des “shareholders”. Mais moi je ne crois pas à cette nouvelle idéologie du puritanisme économique et écologique, qui double l’indignation “me too”. C’est un effet de mode qui ne donnera que des contraintes légales paralysantes, et une hypocrisie générale, comme la morale victorienne.

    1. Allons bon, écologie et pédophilie ! je dois avouer que je ne m’attendais pas à cette entrée en matière. Décidément l’inventivité humaine en vue de nourrir le déni est infinie. La finitude de la planète est une donne physique et biologique, la reconnaitre ou la dénier n’est pas un choix de société, mais contre la société, toute forme de société. Évidemment, il est plus simple de supprimer idéologiquement le problème. La discussion s’arrête là.

  3. Je ne cherche pas à supprimer idéologiquement un problème. Depuis longtemps je suis conscient de la nécessité de respecter et protéger l’environnement. En revanche je ne crois pas que le réchauffement soit causé de manière déterminante par l’activité humaine et je crois encore moins à la possibilité pour l’humanité de stopper ce phénomène cosmique. Il y a déjà eu des cycles de réchauffement et de refoidissement, dont certains ont pu avoir des conséquences terribles comme la disparition des dinosaures.

    Je suis néanmoins d’accord pour qu’on s’interroge sur ce qu’on pourrait faire pour réduire notre empreinte carbone. Ce qui est très suspect c’est la manie de ces gens à conclure toujours à la nécessité d’un gouvernement mondial. Cela dévoile leurs arrière-pensées et le faux semblant dans leur posture. Il est très évident que le souci premier des partis écolos est l’abolition des souveraientés et la mise en place d’une gouvernance globale, bien avant le souci de l’environnement.

    Je propose une écologie souverainiste, en ayant même des objectifs environnementaux plus ambitieux que ceux des écolo-mondialistes qui à mon avis sont insincères dans leur discours. Il est bien clair que si la planète se refroidissait au lieu de se réchauffer, ils nous tiendraient le même discours alarmiste , en appelant à la gouvernance mondiale pour lutter contre le refroidissement.

    Vous en revanche vous êtes sincère. Ce que je trouve étrange c’est votre appel à la moralisation. Il me parait sincère, mais je constate qu’il entre en résonance avec un fond très puritain dans l’air du temps. Il y a un très fort appel à la pénitence, et une sorte de puritanisme qui semble se répandre, dans de nombreux domaines.

    Vous ne trouvez pas ?

    1. Rapidement, la position que je défends n’est ni internationaliste, ni souverainiste. Je m’en suis expliqué ailleurs. Pas de démocratie sans territoire, ni enracinement.Par ailleurs, la question climatique, notamment, n’est pas une question d’opinion, mais de science ; en outre le climat est une réalité globale et les politiques nationales ne peuvent se concevoir, sauf pour l’aspect adaptation, sans un objectif global.

  4. Bonjour,
    Votre naïveté est touchante. Pour quelle raison l’humanité changerait de ce qu’elle a toujours été depuis sa naissance : les forts écrasent les faibles ; les riches deviennent plus riches et les pauvres plus pauvres.
    L’élection de M. Biden est parfaitement anecdotique, tout comme l’était celle de son prédécesseur.
    Vous êtes prof à l’UNIL, vous gagnez probablement un salaire respectable en bavardant de philosophie ; pendant ce temps, les pauvres meurent dans le silence.
    L’humanité fonctionne comme cela : l’espèce humaine est en soi prédatrice de ses éléments les plus faibles et de toutes les autres espèces vivantes. À cela, il n’y a rien à faire.

    1. Et les ânes ont toujours brait … effectivement. Je vous conseille de voir un superbe film des années septante, “Les nouveaux monstres”. A naïf, naïf et demi.

  5. La sensibilité du nouveau président permet à l’écologie de gagner du terrain. Mais est-ce temporaire ? Car Trump risque de refaire surface à la prochaine élection. mais c’est un autre sujet.

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