Les entreprises sont aussi disposées à vacciner

Un sondage réalisé par la CVCI auprès de ses membres montre que l’économie vaudoise est prête à participer à l’effort vaccinal en cours contre le Covid-19. Près de 70 entreprises se disent d’ores et déjà disposées à organiser la vaccination dans leurs locaux.

C’est l’une des rares certitudes dont nous disposons dans le contexte pandémique actuel: la vaccination à large échelle de la population contre le Covid-19 permettra de tendre vers l’immunité collective, seule capable de ramener l’indispensable confiance dont la société et les milieux économiques ont tant besoin. Dans ce contexte, la Chambre vaudoise du commerce et de l’industrie (CVCI) a réalisé la semaine dernière un sondage auprès de ses entreprises membres comptant plus de 100 collaborateurs. Le but était d’identifier lesquelles seraient prêtes à vacciner leur personnel. Le résultat est probant: près de 70 d’entre elles affirment d’ores et déjà être disposées à organiser la vaccination dans leurs locaux, ce qui concerne près de 28’000 employés au total. Une quarantaine d’entre elles mettent déjà en place des programmes de vaccination contre la grippe.

Collaboration utile

La démarche volontariste de ces entreprises démontre l’importance d’une collaboration entre les secteurs public et privé pour permettre une accélération du programme vaccinal du Canton. Sur la base de ces résultats, la CVCI va poursuivre ses échanges avec le Conseil d’Etat vaudois afin d’offrir une capacité supplémentaire dans le domaine de la vaccination.

Ces perspectives et ces efforts ne doivent pas occulter le rôle central que doivent jouer les autorités dans ce véritable contre-la-montre sanitaire. A ce jour, seul 2% de la population a été vacciné, selon les derniers chiffres de la Confédération. Le Conseil fédéral et les cantons doivent améliorer considérablement la gestion de la vaccination. Les organisations économiques, dont la CVCI, attendent la mise sur pied rapide d’un plan vaccinal coordonné au niveau national. Un tel plan devrait comprendre, entre autres, des objectifs clairs concernant le nombre de vaccinations à effectuer, la mise à disposition des capacités appropriées et des statistiques quotidiennes sur les infections et le taux d’occupation des hôpitaux à l’échelle du pays.

Nouvelles aides bienvenues

Même si les contrôles et les tests doivent être renforcés aux frontières, il faut absolument que celles-ci demeurent ouvertes. Le commerce international ne doit pas être entravé exagérément. Les voyages d’affaires sont vitaux pour les entreprises dans certaines régions. L’économie et la société dépendent par ailleurs des frontaliers travaillant en particulier dans le secteur de la santé. Je me félicite que le Conseil fédéral, à l’issue de sa séance d’aujourd’hui, ait renoncé à un durcissement des mesures à la frontière.

Le semi-confinement touche durement une économie déjà affaiblie. Avec la fermeture des restaurants et de certains magasins, on doit désormais redouter un effondrement de la consommation privée, qui représente la moitié du produit intérieur brut. Dans ce contexte, je salue l’augmentation des ressources du programme pour les cas de rigueur et le renforcement de l’assurance-chômage décidé ce matin par le gouvernement. C’est bel et bien en unissant nos forces que nous parviendrons à sortir de cette terrible crise qui, si elle devait durer, porterait un coup extrêmement dommageable à notre économie.

Photo: AdobeStock

Claudine Amstein

Claudine Amstein

Claudine Amstein est la directrice de la Chambre vaudoise du commerce et de l’industrie, depuis 2005. Après avoir été juriste et secrétaire générale de la Chambre vaudoise immobilière, elle en reprend la direction en 1993. Elle a été constituante au Grand Conseil vaudois, avant d’en être députée pendant dix ans. Elle est très engagée dans les associations faîtières de l'économie suisse.

2 réponses à “Les entreprises sont aussi disposées à vacciner

  1. Du fait que les vaccins peuvent rendre malade (effets secondaires) à différents degrés, y compris causés l’invalidité, voire la mort des vaccinés, les employeurs ne devraient tout simplement pas avoir un mot à dire dans ce problème de santé publique et de santé privé. Des personnes à 100% saines, avec un système immunitaire solide, ne devraient pas subir de telles injonctions, d’autant plus qu’en GB et en Israël qui vaccinent le plus, ils sont les 2 pays où le virus se propagent le plus. En tout cas, les directeurs généraux des entreprises devraient, par précaution, demander à leurs conseils d’admirations de valider l’imposition des vaccins, car en cas de plaintes plus tard des employés, ce sont les actionnaires qui assument les pertes financières à titre de dommages et intérêts et non-pas le directeur général quant il est seulement salarié.

    1. Je précise que les personnes qui seront vaccinées dans les entreprises le feront sur une base volontaire.

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