L’Homme-Béton |:| Vidéo-Performance #1

Les Grandes Traversées // Arrivée à la prison

Vidéo-Performance #1 tournée dans l’ex-prison panoptique de Montevideo transformée en Espace d’art contemporain // Rodada en la ex-cárcel panoptica de Montevideo transformada en Espacio de arte contemporáneo

 

(Versión en español a continuación)

Extraits tirés de, Le sceptre de l’homme-béton est une pelle à neige rouge à moitié rouillée, Yann Marussich, 2018

Je parle comme si je représentais tous les hommes je suis un homme symbolique l’homme béton c’est moi et c’est tout le monde qui est victime du béton consentant et pas consentant moi c’est comme dire tous les hommes

(…)

Créature mixte à force d’être les pieds sur le béton s’est peu à peu insinuée dedans créant des fusions des échanges chimiques des métissages virant au gris des trottoirs un homme en perdition il symbolise l’être humain aujourd’hui un être détruit qui ne pense qu’à détruire il va sur les glaciers et les fait fondre le monde peut couler sous lui aucune importance il continue sans relâche sa marche zombie devenu inconscient de ses actes être maléfique par sa naïveté et son inconscience cruel sans le savoir c’est l’homme de nos sociétés industrialisées un mythe malade il marche tout habillé de rouge le sang l‘agressivité la guerre le béton a tout envahi l’homme en a fait son arme coloniale il marche partout heureusement lentement il marche longtemps il ne s’arrête pas empreintes carrées qui s’enfoncent dans le sol

(…)

après quoi ? en fait il n’y a ici ni avant ni pendant ni après c’était toujours pendant c’est toujours pendant que ça se passe et là il ne se passe rien l’homme-béton est passé et voilà c’est tout et il a disparu

El Hombre-Cemento |:| Video-Performance #1

Las Grandes Travesías // Llegada a la cárcel

 

Extractos sacados de, El cetro del hombre-cemento es una pala de nieve roja medio oxidada, Yann Marussich, 2018

Hablo como si representara a todos los hombres soy un hombre simbólico el hombre cemento soy yo y todo el mundo víctima del cemento consiente o no es como decir todos los hombres
(…)
Criatura mixta con los pies a menudo en el cemento se fue poco a poco amalgamando creando fusiones e intercambios químicos de mestizajes tornándose grises como las veredas de un hombre al borde del abismo simbolizan al ser humano hoy día un ser destruido que no piensa mas que destruir va a los glaciares y los hace fundir el mundo puede hundirse bajo él ninguna importancia el continúa sin descanso su marcha de zombi inconsciente de sus actos de ser maléfico por su ingenuidad y su frivolidad cruel sin saberlos el hombre de nuestras sociedades industrializadas un mito enfermo camina todo vestido de rojo la sangre la agresividad la guerra el cemento lo han invadido todo el hombre ha hecho de el su arma colonial anda por todas partes lentamente por suerte anda largo tiempo no se detiene huellas cuadradas que se entierran en el suelo
(…)
Y después qué? En realidad no hay ni aquí ni allá ni antes ni durante ni después era siempre durante es siempre durante que ocurre y ahí no ocurre nada el hombre-cemento pasó por aquí y eso es todo y desapareció

 

 

 

 

 

 

 

Opération Béton |:| Carte Postale de Montevidéo n°1

(Versión en español a continuación)

Ça sonne comme le nom d’une ville imaginaire. Un nom inventé pour un film, un nom un peu exagéré pour l’occasion. Montevideo. Un mot qui sonne joli et qui laisse rêver à une contrée lointaine d’Amérique latine.

C’est à cet endroit précis que nous avons atterri avec Yann Marussich, performeur suisse, pour 6 mois de résidence artistique.

Le périscope outre atlantique

Nous entrons dans ce monde imaginaire sur le point de devenir réel par une petite porte discrète, celle du fond, toute peinte en noir, sur laquelle on peut peut-être encore lire “Entrée des artistes”. C’est par cette porte-là qu’on arrive en Uruguay, par-là qu’on arrive sur ce blog aussi, avec nos doutes, nos incertitudes et nos manières de donner du sens à ce qui n’existe pas encore. Parce que tout est à inventer. Sa nouvelle création performative, mais aussi mon film. Ce sont deux embryons suspendus dans l’univers qui devraient voir le jour ces prochains mois. Et c’est leur émergence, leur entrée dans la forme que nous vous invitons à venir suivre ici. En images et en mots. Nous vous invitons à venir espionner par ce petit hublot à longue vue, ce périscope outre atlantique.

Comme du papier photo dans un bac de révélateur

Telle une anthropologue en terre exotique, je serai votre oeil et essaierai de vous dévoiler les coulisses de cette aventure. De vous entrouvrir la porte de l’atelier de Yann Marussich et de vous raconter l’histoire que je vois se dérouler sous mes yeux, tout en vous partageant mes réflexions sur ce qu’est faire un film. On va le faire ensemble ce film vous et moi, en quelque sorte. Ou plutôt, je préfère dire qu’on va le voir apparaître ensemble. Et ça, c’est notre carnet de bord. Vous êtes largement invités à réagir, à poser des questions, à répondre aux miennes ou à faire des propositions.

Je vous emmène faire une virée touristique parmi les circuits synaptiques d’un artiste, un safari dans le monde de la performance, mais surtout, je vous propose de me suivre dans ma quête. Parce qu’au bout du compte, après des mois d’observation scientifique, j’ai l’espoir d’effleurer un trésor. Ce trésor, c’est la réponse à une question assez simple: qu’est-ce qui anime un être humain à créer? Quelle est l’énergie qui l’habite? Que cherche-t-il?

Vous allez probablement rire, mais j’aimerais voir se dessiner sous mes yeux l’essence de la créativité. À travers le prisme d’un seul artiste, comprendre d’où nous vient le besoin d’inventer, de créer, de faire ce qu’on a appelé de l’art.

Je ne sais pas si ce dont je parle existe, c’est peut-être un mirage, ou peut-être la quête d’une vie, mais je la commence aujourd’hui.

 

Ah oui, deux détails encore,

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et/ou

fb: Cie Yann Marussich.

 

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Operación cemento |:| Una postal de Montevideo

Capítulo primero

Suena como el nombre de una ciudad imaginaria. Un nombre inventado para una película, un nombre un poco exagerado para la ocasión .
Montevideo. Una palabra que suena bien y que hace soñar con tierras lejanas en América Latina.
Es precisamente a este lugar que llegamos con Yann Marussich, performer suizo, por seis meses de residencia.

El periscopio del otro lado del Atlántico

Penetramos en ese mundo imaginario, a punto de transformarse en realidad, por una pequeña puerta muy discreta, allí en el fondo,
toda pintada de negro, sobre la cual se puede tal vez leer ¨Entrada de Artistas¨. Es por esa puerta que llegamos a Uruguay. Por allí
se llega también a este blog, con nuestras dudas, nuestras incertidumbres y nuestra manera de dar sentido a algo que todavía no existe .
Porque todo queda por inventar. Su nueva creación artística y también mi película. Son dos embriones suspendidos en el universo,
que deberían ver la luz estos próximos meses. Es su nacimiento y su desarrollo que los invitamos a seguir aquí. En imágenes y en palabras.
Los invitamos a espiar por ese pequeño lente de larga vista, el periscopio del otro lado del Atlántico.

Como papel de foto en una bandeja de revelado

Como una antropóloga en tierra exótica, yo seré vuestros ojos, y trataré de revelarles los bastidores de esta aventura. Entreabrirles la
puerta del taller de Yann Marussich y contarles la historia de lo que veré desarrollarse ante mis ojos. Compartiendo al mismo tiempo
mis reflexiones sobre lo que es hacer una película. De alguna manera la haremos juntos, ustedes y yo. O más bien prefiero
decir que la veremos juntos aparecer. Y esto es nuestra bitácora. Ustedes están invitados y bienvenidos a reaccionar, opinar, preguntar,
responder a mis preguntas y hacer proposiciones.

Los invito a dar un paseo por los circuitos sinápticos de un artista, un safari en el mundo de la performance, pero sobretodo les propongo
acompañarme en mi búsqueda. Porque finalmente, después de meses de observación científica tengo la esperanza de rozar un tesoro.
Ese tesoro es la respuesta a una pregunta muy simple : qué impulsa a un ser humano a crear? Qué energía lo guía? Qué busca?

Ustedes se van a reír, pero me gustaría ver aparecer ante mis ojos la esencia de la creatividad. A través del prisma de un solo artista,
comprender de dónde nos viene la necesidad de inventar, de crear, de hacer lo que se llama ARTE.
No sé si existe aquello de lo que hablo, es tal vez un espejismo, o tal vez la búsqueda de una vida, pero la comienzo hoy.

 

Ah sí, aún dos pequeños detalles,

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