Réponse négative, mode d’emploi

Qui parmi nous n’a pas vécu le sentiment désagréable du rejet, lors d’une réponse négative? A fortiori, dans le cadre d’une postulation? Passée l’étape de la déception, il est utile de faire un travail d’introspection afin d’en tirer les enseignements pour demain. Trois grandes étapes se profilent dans un processus de recrutement:

 

1.Postulation rejetée 

Si vous êtes recalé à la première lecture, vous n’avez pas eu l’occasion de défendre — de vive voix — votre dossier, vos compétences et votre personnalité. Dès lors, voici quelques questions à se poser pour éviter, autant que faire se peut, ce désagrément :

Curriculum Vitae

  • Ai-je mentionné ma date de naissance complète ?
  • Ai-je résumé ma carrière en trois lignes, en haut de la 1ère page ?
  • Ai-je mis en avant mes expériences au regard des exigences du poste ?
  • Ai-je précisé la durée exacte des emplois précédemment occupés ?
  • L’ai-je rédigé dans un langage corporate qui prouve mon adéquation avec la firme ?

Lettre de motivation

  • Est-elle écrite de façon personnalisée sur une seule page ?
  • Est-elle pertinente par rapport aux profil et responsabilités énoncés ?
  • Explique-t-elle les écarts que j’ai par rapport au poste et surtout comment j’entends les combler au plus vite ?

Grâce à ces éléments, le recruteur analysera votre dossier et le retiendra… ou pas. En toute franchise, avez-vous fait acte de candidature par obligation vis-à-vis du chômage? Ou par défi — en sachant que vos chances étaient (très) faibles ?

Je demeure surpris par le nombre de postulants qui m’avouent : « J’ai essayé, car votre cabinet ou votre entreprise m’intéresse, alors j’envoie ». Démarche périlleuse ! Mieux vaut candidater de manière spontanée en expliquant clairement vos motivations.

 

2.Recalé au premier ou deuxième entretien

Vous avez eu l’opportunité de vous présenter face à face au recruteur. Vous avez démontré vos compétences pour le poste, mais le processus s’arrête à ce stade. Vous avez investi du temps pour cette entrevue : votre interlocuteur vous doit plus que le juste « Désolé, nous avons trouvé une personne plus en adéquation avec le poste ». Vous êtes en droit de demander des informations : il s’agit de récolter de précieux indices pour vos prochaines candidatures . Les questions à se poser :

 

  • Ai-je bien compris les enjeux du poste et de l’entreprise ?
  • Ai-je convaincu de la pertinence de ma candidature ?
  • Est-ce que j’ai valorisé suffisamment mes atouts ?
  • Est-ce que mes exigences salariales étaient acceptables ?
  • Les candidats retenus, qu’avaient-ils de plus que moi ?

Rappelez-vous qu’on invite entre deux et quatre candidats pour les entretiens suivants : les places sont chères. Il est difficile de lutter contre une «plus grande expérience» ou des soft skills plus appropriées à l’entreprise.

 

3.La médaille d’or vous échappe 

Vous étiez dans le dernier trio ou quatuor. Malheureusement, le choix s’est porté sur un autre candidat. Dans la phase de recrutement, il n’y a qu’une seule place sur le podium. Plus vous avancez dans le processus, plus vous vous projetez dans le poste convoité. Et dans votre potentiel futur. Il est important de garder en tête le mot « potentiel » afin d’alléger votre amertume. Souvent, la décision finale se joue sur des détails. Ici encore, interrogez–vous :

  • Ai-je exprimé clairement ma motivation ?
  • Ai-je vraiment démontré ma valeur ajoutée ?
  • Me suis-je vraiment projeté du statut de « candidat » à celui de « futur collègue » ?
  • Avec quelle énergie me suis-je battu pour obtenir cet emploi ?

 

Même si cela est difficile à accepter, un processus de recrutement reste un parcours complexe et particulier. Bien qu’il n’y ait qu’un seul élu, soyez fier d’être arrivé jusqu’ici. Tirez-en les leçons nécessaires pour affûter votre dossier. Et surtout, gardez en mémoire que si ce poste vous est passé sous le nez, le prochain — en parfaite adéquation avec vous — vous attend de pied ferme !

Christophe.Andreae@jrmc.ch

Christophe Andreae

Christophe Andreae

Depuis plus de 20 ans, Christophe Andreae exerce le métier de chasseur de têtes, avec un accent plus particulier sur les métiers technologiques, tant pour les experts que pour les cadres. Il est en contact permanent avec des sociétés qui recherchent des talents, des candidats qui veulent faire évoluer leur carrière et des conseil d'administrations.

2 réponses à “Réponse négative, mode d’emploi

  1. J’attends la suite… que refuser une candidature crée une situation de stress pour le patron et qu’il nous faudrait l’indemniser pour la peine .. redescendez sur terre… le monde n’est pas celui que vous décrivez.

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