Le bouchon moutonnier et la coronanxiété

« …un véhicule en panne à l’intérieur du tunnel provoque un ralentissement du trafic sur plusieurs kilomètres. Soyez prudents ! » nous annonce la radio d’Etat. Plus précis, Google nous montre l’étendue des dégâts : 25 à 30 minutes perdues par rapport à un trafic normal. Le temps de faire quelque pari sur la marque et l’origine de la voiture en panne – il faut bien s’occuper – on arrive enfin en vue du fameux tunnel. Aucun policier, aucune signalisation mais en vertu de l’autodiscipline propre à notre pays la file de droite se rabat spontanément sur la voie de gauche selon le bon vieux principe, lent en dépit de son nom, de la fermeture éclair. Nous voici donc tous sur la voie de gauche, prêts à éviter le véhicule en panne annoncé. Il y a bien quelques insoumis qui tentent de remonter par la droite la voie laissée libre mais ils ne vont pas loin car des conducteurs – sans doute un brin flics dans l’âme – se déportent au lieu de la chaussée pour les empêcher de passer. Nous traversons donc le tunnel et, ô surprise, pas de véhicule en panne. La voie est libre. A-t-il été dépanné ou est-il reparti tout seul ? Toujours est-il qu’il a disparu. Ce tunnel, c’est le désert des Tartares !
 
Et du coup, nous avons inventé un nouveau comportement collectif : le bouchon moutonnier, né d’un subtil mélange d’autodiscipline atavique et de soumission à l’autorité. Autorité en l’occurrence mal informée. Longtemps après que nous avons passé le fameux tunnel, la radio d’Etat n’a toujours pas rectifié : le ralentissement est encore là, même si sa cause a disparu.
 
Cette petite anecdote ne serait qu’amusante si elle ne rappelait pas la situation que nous connaissons aujourd’hui. Même s’il n’est évidemment pas question de prétendre que le virus de Wuhan s’est évaporé comme le véhicule en panne, on sait néanmoins mieux qu’au début de l’épidémie quelle est sa réelle dangerosité et surtout on connaît beaucoup mieux ses cibles. Or, plutôt que de se concentrer sur la meilleure manière de protéger les plus vulnérables (groupes à risques identifiés), on continue de détruire des pans entiers de l’économie au nom de la « santé avant tout » comme si les suicides, l’angoisse de perdre son job, de faire faillite, de ne pas pouvoir nourrir sa famille ou tout simplement l’impossibilité de faire des projets ne sachant pas à quelle décision farfelue il faut s’attendre, ne faisaient pas partie de la « santé ». La pandémie ne tue presque plus en Europe mais l’hystérie continue comme le bouchon sur l’autoroute, produit d’une soumission plus ou moins aveugle à l’autorité des politiques, des experts et des médias.

Pour autant que les chiffres officiels soient corrects, le virus a fait, en huit mois, plus de 800’000 victimes à ce jour dans le monde. Il faut savoir que près de 160’000 humains meurent chaque jour de causes diverses. Ce qui correspond à environ 57 millions chaque année
Pouvoir retrouvé
 
Or, on sait que ces groupes de pouvoir connaissent tous des problèmes fondamentaux de crédibilité depuis la révolution digitale. La crise sanitaire fournirait-elle l’occasion de récupérer un peu de pouvoir perdu, quitte à en abuser ? On peut se poser la question.

Les décisions des politiques sont, comme toujours, à la merci des critiques ou des louanges des médias et des lobbys qu’ils représentent. Toutefois le plus important pour eux, en cette époque de judiciarisation de la société, réside dans leur crainte de poursuites liées à une mauvaise décision. Du coup, le principe de précaution est appliqué systématiquement et annule le risque individuel. A l’opposé, les conséquences économiques d’une décision désastreuse seront largement socialisées puisque in fine, ce sont les contribuables qui paieront l’addition sous forme d’impôts, de taxes ou de cotisations. Au nom de la précaution et du risque zéro, voici donc nos amis les édiles en stabulation libre : mettre à genoux de grandes entreprises ? Juguler d’arrogantes fédérations sportives ? Clouer les avions au sol ? Prohiber les voyages ? Interdire ? Autoriser ce qui n’est pas interdit ? Le rêve ! Le rêve du pouvoir absolu retrouvé. Sans compte à rendre à personne ni à la cohérence la plus élémentaire : les masques ? Inutiles quand il n’y en pas, obligatoires quand il y en a. La diplomatie n’est pas en reste : la Grande-Bretagne impose la quarantaine au retour de France ? La France se « tient prête à la réciprocité ». On se pince.
 
Les docteurs requinqués
 
Du côté des experts, la situation n’est guère plus reluisante. Chez eux, on dirait que chaque détenteur d’une spécialité en a une seconde : la querelle. Les querelles sont aux experts ce que les combats sont aux reines : une affaire de pouvoir. Le virus a créé une arène mondiale pour les experts en quête de joutes et de l’éphémère gloire médiatique qui va avec.
Il y a encore trente ans, on mettait ses habits du dimanche pour aller chez le médecin. Aujourd’hui, on va souvent le voir pour lui demander un second avis, après celui d’internet, et obtenir une ordonnance. Devenu héros du jour, le corps médical reprend du poil de la bête. L’époque est rêvée pour retrouver une sorte de prestige perdu dans l’univers des «docteurs» où les informaticiens, les généticiens, les ingénieurs et les physiciens ont pris le dessus sur les propriétaires historiques de la « Santé ».
 
Prétendre à l’utilité publique
 
Et pour jeter un peu d’huile sur ce feu de saison, les médias traditionnels maintiennent la pression en renonçant à leur rôle critique et de mise en perspective. Ils adoptent sans sourciller des absurdités lexicales telles que « distanciation sociale » ( plutôt que «physique ») et relaient avec complaisance les décisions et les avis des politiques et des experts tout en y ajoutant leur couche anxiogène de proximité. Leur inclination naturelle les amène au choix sans surprise de la « santé avant l’économie » selon le clivage qui s’est assez clairement établi dans le champ politique entre gauche et droite. Il y a une part d’opportunisme dans ce renoncement. D’abord, l’été est une saison creuse en matière d’actualité. Relayer chaque soubresaut de la pandémie permet de remplir colonnes et minutes désertées par les sujets habituels. Ensuite il y a sans doute aussi un agenda plus ou moins caché. Se faire le porte-parole de l’Autorité permet de se réclamer d’un rôle d’utilité publique. C’est une manière de préparer le terrain pour une prochaine revendication de la presse en grosse difficulté économique : se faire subventionner par l’impôt de la même manière que le service public. Des voix se font déjà entendre dans ce sens.

On comprend donc que ces acteurs n’aient pas très envie de calmer l’hystérie ambiante. L’angoisse et l’anxiété sont devenues un très bon fonds de commerce pour leurs intérêts. On sait que le feuilleton ne s’arrête pas là. On peut se parier sur les prochains épisodes : l’automne venu, faut-il parler de deuxième ou troisième vague ? Le vaccin : faut-il lui faire confiance ? A qui faut-il le réserver en priorité ? D’où viendra le covid 22 ou 23 ? etc. Tout cela, avant de retrouver Greta et le réchauffement, bien sûr.
Christian Jacot-Descombes

Christian Jacot-Descombes

Christian Jacot-Descombes a exercé successivement les métiers de chauffeur de taxi, neuropsychologue, animateur et journaliste de radio, journaliste de presse écrite et responsable de la communication d’une grande entreprise. Il voyage beaucoup parce qu’il pense que ça ouvre l’esprit et aussi parce que ses différentes expériences professionnelles lui ont démontré qu’il vaut toujours mieux voir par soi-même.

27 réponses à “Le bouchon moutonnier et la coronanxiété

  1. Il y a beaucoup de bon sens dans ce texte, qui, je l’espère, annonce une prise de conscience massive dans le pays.

    Je félicite l’auteur d’oser faire preuve d’un scepticisme et d’une sens des proportions qui semble avoir déserté totalement nos autorités.

    On nous cache la vérité qui est que le coronavirus ne provoque plus de décès. La phase dangereuse est terminée. Les autorités le savent. Alors à quelle jeu jouent-elles en nous mentant effrontément et en faisant bon marché des réalités de la vie.

    https://www.youtube.com/watch?v=waICZiNYhq4&feature=emb_logo

    C’est évident: il s’agit d’un jeu de pouvoir. Les tenants de la gouvernance mondiale ont compris que leur projet n’est pas viable sans un contrôle social dictatorial tel qu’il a été préfiguré par ces génies qu’étaient George Orwell et Aldous Huxley. Il y a donc un exercice d’état major mondialiste pour tester la capacité des peuples à être mis sous tutelle comme des moutons, muselés apr des masques inutiles, symboles de servitude, tracés par des applications électroniques, et on ne sait pas jusqu’où ça ira: vaccination obligatoire? puçage obligatoire?

    Le bétail humain doit être contrôlé dans ses moindres mouvements. C’est la volonté du pouvoir.

    Des manifestations sont prévues à Genève et Zurich pour protester contre l’asservissement programmé. Il faudra y aller en masse.

    1. Merci de votre message. Je partage totalement votre enthousiasme pour le génie d’Orwell et Huxley et votre avis sur l’extrême vigilance dont il convient de faire preuve à l’égard de toutes les formes de pouvoir. En revanche, je suis plus sceptique sur la “gouvernance mondiale” et “l’état-major mondialiste”. Tout simplement parce que les politiques n’ont pas les compétences nécessaires pour s’organiser à un tel niveau. Je crains plus les groupes de pression qui influencent insidieusement et sur un mode de jugement d’exclusion : tu n’acceptes pas la doxa dominante ? Tu es un complotiste, un climatosceptique, un raciste, un sexiste, un homophobe, etc.

      1. On serait quand même étonné par la cohérence du projet porté par l’ONU, l’OCDE, le FMI, la Banque Mondiale, le consensus de Washington, l’Union Européenne, l’OTAN, l’Organisation Mondiale du Commerce, le GIEC, Freedom House, le National Endowment for Democracy, Chatam House, les grandes fondations US exonérées d’impôt comme la fondation Ford, Carnegie, Rockfeller, les Fondations for an Opepen Society de Soros, les GAFAM, la fondation Bill et Melinda Gates, l’OMS, les organisateurs et participants du forum de Davos, des rencontres Bilderberg, de la Commission Trilateale, le WWF, les grands lobbies mondiaux comme celui de la Pharma, en Suisse des groupes d’influence opaques comme Opération Libero et d’autres qui sont les relais de ces milieux, etc., etc.

        Même le pape et la reine d’Angleterre semblent s’etre soumis aux directives de toutes ces organisations étroitement liées entre elles. Et on ne parle pas de nos dirigeants suisses avec des gens comme Alain Berset, Simonetta Sommaruga, mais déjà Burkhalter, Leurhard, Calmy-Rey, etc.

        Est-ce que tout ça, cette unanimité absolue sur un programme de gouvernance mondiale par la destructions des nations et des frontières, et pour le passage à une societe de controle social par l’intelligence artificielle, est ce que ce n’est vraiment qu’une pure conïncidence entre des gens qui ne se connaissent pas et ne se sont jamais concertés ?

        Ou existe-il vraiment une sorte d’état major coordonnant l’action de ces groupes, qui se réunit et communique en permanence, et fixe un agenda, relayé par les grands médias (sauf, fort heureusement quelques francs tireurs comme vous).

        Appelez cela des mondialistes, des globalistes, des internationalistes, des tout ce que vous voudrez, mais ça existe.

        Ou est-ce que vous pensez que c’est seulement dans mon imagination? Suis-je donc fou? C’est grave docteur?

        En ce moment, on sent que toutes ces forces sont pour le port du masque, pour le confinement, pour un traçage généralisé des personnes, c’est à dire pour la societe de contrôle, pour la vaccination obligatoire, etc. Ils sont egalement tous contre l’hydroxychloroquine et contre le professeur Raoult qui est traité de complotiste. Pourtant le temps lui donne raison. (Pas le journal, je parle du temps de l’histoire).

        Est-ce dû au hasard? Est-ce une coïncidence?

        Personnellement je pense qu’il existe bien un état major derrière tout ça. Si c’est du complotisme, alors je suis un complotiste.

        Quoi qu’il en soit je vous remercie pour votre article, qui alerte les consciences et dérange le consensus des pouvoirs en place.

  2. Merci Christian pour ce point de vue rafraîchissant !. Vous dîtes tout haut ce que bien des gens (dont je fais partie) pensent tout bas. Mais l’affirmer fait aujourdh’hui passer pour égoïste, complotiste ou irresponsable. Bonne journée !

    1. @JEAN NIKLAS

      Ce que vous dites là est très révélateur. Les gens ont honte de dire ce qu’ils pensent parce qu’ils ont été intimidés. Ils ont peur d’être taxés de “complotistes”. Et pourquoi ça? Parce que depuis le 11 septembre 2001, ou plutôt le 12 septembre où tout le monde a pu voir s’écrouler la troisième tour qui n’avait été touchée par l’avion, ni brûlée, s’est écroulée d’un seul coup, et c’était visiblement une démolition contrôlée, depuis çe jour là et cet évènement bizarre, les pouvoirs profonds qui organisent ce genre d’attentats et qui le font parce qu’ils ont un agenda, ont pris peur. Ils ont compris que les moutons ne se laissaient plus mener et commençaient à sentir qu’on leur ment. Il y a donc eu une opération de propagande mondiale pour diaboliser le”complotisme”.

      On nous muselé de toutes les façons, pour nous empêcher de réfléchir, et si nous réfléchissons quand même, pour nous interdire, sous peine de grave répression, d’exprimer publiquement le resultat de nos réflexions.

      Là on constate une volonté de passer la vitesse supérieure en imposant une muselière physique , et symbolique, à tout le monde: le masque. Ca n’a aucun intérêt médical. Les spécialistes nous expliquent même que c’est dangereux car derrière ce masque il se forme un bouillon de culture de bactéries et de virus. De toute façon on nous a deja menti,quand le masque etait necessaire parce que l’épidémie etait virulent, on nous a expliqué (conseiller fédéral Berset!) que ça ne servait à rien parce qu’on n’avait pas de stick. Maintenant que ça ne sert plus à rien car l’épidémie n’a plus aucune virulence et qu’il n’y a plus de morts, on nous impose çe masque. Cherchez l’erreur.

      L’explication c’est qu’on teste la docilité du bétail humain, en imposant un geste inutile, nuisible même, mais qui contraint l’individu à manifester sa soumission au pouvoir.

      C’est un changement de mentalité qu’on veut faire passer au forceps. Transformer une societe de liberté en une société de contrainte et de contrôle social, par tous les moyens. On essaie aussi de nous imposer des applications électroniques de traçage généralisé, sous prétexte de Covid.

      On critique volontiers la Chine de XI Jinping, mais nos autorités, sans disposer d’autant de moyens de coercition que lui, tentent d’aller dans la même direction liberticide.

      Refusons donc le chantage au “complotisme”. Ou alors affirmons nous complotistes et fiers de l’être, comme un acte de résistance. Ne laissons plus le pouvoir nous imposer ses mensonges. Pensons tout bas ET parlons tout haut. Ne nous laissons pas mettre sous tutelle.

      Nous sommes encore en Suisse, non en Chine. Levons nous et disons haut et fort :

      NON!

    2. Merci Jean. Un plaisir de vous lire. Le commentaire de mon ancien collègue de la SSR démontre à quel point vous avez raison.

  3. Votre analyse est stimulante. Cette pandémie aura permis de révéler des insuffisances, le besoin d’entretenir l’attention, mais aussi la peur par les médias (alors que la peur est très mauvaise conseillère), le scandal incroyable des 3 études bidons publiées dans 2 journaux scientifiques renommés, des décisions politiques et justifications pseudo-médicales surprenantes concernant l’hydroxychloroquine. Le virus se calme apparemment pour revenir peut être de façon saisonnière, comme les autres coronavirus. Donc on continue à se protéger avec les 3 recommandations officielles (celle de l’hygiène des mains est probablement la plus importante). Je me réjouis de lire l’analyse qu’en feront nos historiens dans quelques années.

    1. D’accord avec vous Delaplanète.

      Maintenant la vérité se fait jour. Les mensonges des anti chloroquine ont été démasqués. Mais en Suisse, on maintient l’interdiction faite aux médecins généralistes de prescrire ce médicament DONT L’EFFICACITÉ A ÉTÉ PROUVÉE.

      Il faut mettre la pression sur les autorités sanitaires pour qu’elles lèvent immédiatement l’interdiction de prescrire de la chloroquine (hydroxychloroquine). Si ces autorités refusent, il faut porter plainte pénale contre les personnes ayant refusé d’accéder à la demande de livrer le médicament. L’article 128 duCode pénal suisse punit la mise en danger de la vie ou de la santé d’autrui.

      Il faut employer ce moyen systématiquement et prendre à témoin les médias et les réseaux sociaux. Par exemple balancer sur Facebook ou tweeter la copie de la réponse d’un médecin cantonal qui aurait refusé d’autoriser un médecin à prescrire le médicament.

      De deux choses l’une: soit les autorités prétendent qu’il y a une deuxième vague et alors elles n’ont pas le droit d’interdire un traitement qui a fait ses preuves. Soit il n’y a pas de deuxième vague. Il faut mettre les responsables au pied du mur.

    2. Merci de votre message. Je partage votre impatience au sujet de la vision de toute cette affaire quand nous aurons avec quelques années de recul. Beaucoup de gens attendent ce moment. C’est sans doute la preuve qu’il n’est pas facile d’y voir clair pour ceux qui prennent des décisions comme pour ceux qui en subissent les conséquences.

  4. Cher Christian, je trouve votre analyse – ailleurs bien écrite ! – un peu légère. 800 000 morts et vous ricanez ! J’espère qu’aucun de vos parents ou de vos amis n’est mort du virus. Quant à vos théories absurdes sur l’hystérie ambiante, la complaisance des médias et les politiques qui veulent être à genoux l’économie, elles relèvent au mieux du café du commerce, au pire des théories du complot qui fleurissent sur les réseaux sociaux.

    1. @SCHINDLER

      800 000 morts c’est beaucoup moins qu’une grippe saisonnière.

      Est-ce que pour les grippes saisonnières on confine toute la population? Est-ce qu’on proclame l’état d’urgence? Est-ce qu’on abroge les libertés individuelles? Est-ce qu’on met l’économie à l’arrêt? Est-ce qu’on impose un masque? Est-ce qu’on trace les les allées et venues des gens?

      Non. Alors il faut, de toute urgence, cesser tous ces abus de pouvoir insupportables.

    2. Cher Marc, je relève de mon côté que vous n’avez pas oublié les bonnes vieilles méthodes de décrédibilisation staliniennes. 1) compliment rhétorique (écriture), 2) personnalisation sentimentale (parents morts), 3) “mischaracterization” (en français, mauvaise interprétation ou réécriture) : confusion entre hypothèses et théories, réinterprétation des intentions (mettre à genoux l’économie), 4) jugement final. En continuant d’agir à travers ses retraités, le stalinisme très en vogue chez notre ancien employeur prouve qu’il est un virus qui agit longtemps après avoir été contracté 😉

  5. Le mouton, c’est le suisse, a qui on essaie de faire croire que le loup (vieux fantasme ancestral) va tuer des villageois. C’est aussi le mouton noir, qui n’est pas de chez nous, pas comme le nez noir de fine.

    Et tout ca, pour sauvegarder les prébendes d’un agro au cout de 4 milliards et de vieux c…. de chasseurs qui pensent, comme attardés, qu’ils suivent la trace de leurs ancêtres hahahah!

  6. La docilité dont fait preuve l’être humain me question depuis longtemps. Cependant est-ce qu’une société pourrait survire sans cette obéissance?

    1. Bonne question! Ce dont je suis persuadé, c’est qu’il faut des désobéissants pour la faire évoluer. Des gens qui préfèrent la raison à l’idéologie ou qui comme Thomas Jefferson, “prefer dangerous freedom over peaceful slavery”.

  7. Une société ne peut exister que parce que la majorité de la population qui la compose croit en son existence (inter-subjectivité) et à l’existence de ses règles. Y croire, c’est forcément y obéir. Même un désobéissant obéit s’il exécute sa peine lorsqu’il est reconnu coupable d’infraction à un article du code de la loi.
    Par contre, s’il ne subit pas de conséquence après avoir été reconnu coupable, c’est soit parce que l’autorité qui représente la société ne veut pas sanctionner (évolution des mentalités), ou soit parce qu’elle ne peut pas sanctionner (faiblesse de la société). Cela peut conduire à ce que l’article du code transgressé cesse d’exister puisque plus personne n’y croit. La société peut cesser d’exister si plus personne ne croit en sa capacité à faire respecter les règles, et que ça ne sert donc plus à rien d’obéir.

    La docilité de l’être humain dépend donc directement de la capacité d’une société à faire respecter les règles :
    – les sociétés libérales se sont construites et évoluent en appliquant des règles qui vont dans le sens commun de ce qui est juste selon la population qui les compose. L’obéissance est volontaire.
    – les sociétés totalitaires imposent ses propres règles par la manipulation, le mensonge et la menace. L’obéissance est imposée.
    Dans tous les cas, ces deux sortes de société ne peuvent survivre qu’en entretenant la conviction de sa population qu’elles sont capables de faire respecter ses règles. Peu importe le nombre de désobéissants.

    Pour terminer avec une citation de Aristote :
    “La philosophie m’a appris ceci : ce que je fais sans que l’on me l’ordonne, les autres le font par crainte de la loi.”

    1. Quelle foi en la justice, et pour paraphraser (Bossuet, sauf erreur?)
      “Que vous soyez puissant ou miserable, les jugements de cour … et bla, et bla, ca date d’environ trois siecles!

      C’est assez dramatique de voir que le monde ne change pas, non?
      De la a croire, qu’on aurait plusieurs vies, jusqu’a la sagesse, qui sait 🙂

  8. Il semblerait que, selon les spécialistes, aucune personne qui a été touchée par le covid-19, n’a été ré-infectée. Ces personnes serait donc auto-immune à cet égard. La Suède a choisi la stratégie de laisser les gens s’auto-immuniser progressivement en limitant les mesures préventives telles que le confinement. Les spécialistes de toutes les disciplines y relatives de la médecine ont, déjà, énormément appris de cette pandémie, même si beaucoup de questions restent encore sans réponse. Le but prioritaire des autorités de la santé n’était pas de nous préserver de la contagion, mais de préserver les infrastructures hospitalières de la saturation par les patients gravement atteints. Bien. Le temps a passé et j’ai l’impression que la réflexion s’est arrêtée au maintien des mesures précitées. Je propose une nouvelle piste, découlant des éléments précités. Pourquoi ne pas mettre en place des structures d’exposition au covid-19 sous contrôle médical. Certes, cela suscite certes quelques contraintes, mais elles pourraient nous permettre d’atteindre, sans prendre des risques démesurés, un degré d’auto-immunisation qui nous débarrasserait au moins de cette épée de Damoclès qui pèse sur la reprise d’une vie normale. Un peu de grain à moudre pour nos politiciens…

    1. Excellente idée… pour ceux qui aiment réfléchir out of the box. Un brin plus compliquée pour nos amis politiciens, médecins et journalistes, je crains. A titre d’exemple, le reportage RTS d’hier soir sur la Suède était un petit chef d’œuvre de traitement totalement biaisé

  9. Il reste cette question fondamentale: les testés positifs de la seconde vague sont-ils contagieux? Car la seconde vague concerne pour le moment beaucoup plus le résultat des tests (est-ce exactement le même test que la première) que les hospitalisations ou les morts. L’explication selon laquelle la seconde vague n’est que le fait de jeunes indisciplinés ne résiste pas à l’analyse. Si ces jeunes sont contagieux, ils doivent forcément contaminer des personnes plus âgées. Oui, il est temps de réclamer des réponses.

    1. Merci de votre contribution. Un lecteur de mon autre blog m’a appris qu’une pétition est en cours réclamant une enquête indépendante sur la gestion de la crise et la proportionnalité des mesures. On trouve les explications ici : https://fruehling2020.com/

      1. Je ne partage pas le point de vu des pétitionnaires qui s’adressent aux autorités politiques et demandent des réponses qu’ils ne pourront jamais obtenir. Les mesures pour lutter contre la première vague étaient appropriées et, de mon point de vue les autorités ont trop tardé à réagir, notamment vis-à-vis du Tessin. Ma méfiance va vers les groupes pharmaceutiques dont nous avons pu observer les tentatives de manipulation et l’emprise sur les gouvernants.
        Observant des incohérences entre la première et la seconde vagues, je crains qu’ils ne cherchent à maintenir la pression par des tests trop sensibles dans le but de rendre obligatoire un éventuel vaccin, quand bien même la pandémie serait déjà passée.

  10. Une analyse récente des données fournies par l’OFSP sur le nombre total de décès en Suisse comparé au nombre de décès dus au Covid depuis le début de l’année. corrobore les dires de C. Jacot-Descombes
    En résumé:
    Population suisse : 8’600’000..- habitants
    Total annuel décès (moyenne): 67800
    Total décès au 16.08 2020 37426
    Total décès Covid même date 1725
    % décès Covid/total population 0,02%
    % décès Covid/total décès annuel 2,54%
    Décès Covid au 16.08 supérieurs aux maximums statistiques:
    – moins de 65 ans :
    0
    – plus de 65 ans
    – 22.03 46
    – 29.03 147
    – 05.04 441
    – 12.04 232
    – 19.04 175
    – 26.04 au 16.08 0
    Total 1041
    %décès 65 ans en plus / décès 16.08 2.77%
    A mon avis ces chiffres prouvent que l’impact du Covid en terme de décès :
    – est insignifiant sur la totalité de la mortalité suisse: 0,02%
    – ne touche que marginalement les moins de 65 ans ( on le savait déjà mais ces chiffres le confirment)
    – ne s’est concentré sur les plus de 65 ans que durant environ 5 semaines, les statistiques de l’OFSP ne
    relevant plus de différences notables par rapport aux valeurs moyennes depuis le 26 avril 2020.
    Parallèlement la courbe de la prévalence suédoise est en train de s’aplatir, alors même qu’il n’y a pas eu autant de gesticulations dans ce pays qu’ailleurs.
    Enfin, âgé de 85 ans, il me semble parfaitement possible de compter sur les aînés pour se protéger efficacement sans pour autant les mettre aux arrêts et l’humanité à l’arrêt !!

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