Construire un avenir meilleur

Faisons un point sur la situation sanitaire. Ou plutôt sur nos comportements. Combien ont tourné la page durant l’été en croyant à l’illusion que tout était terminé ? Il est à espérer que le monde en retienne une leçon. Pour cela, faut-il qu’il soit forcé à se réinventer, à évoluer ? Rien que pour ça, la manière dont le virus continue de nous affecter (deuxième vague, voire une troisième ?) nous oblige à repenser nos modes de fonctionnement. Je trouve ça bien : il ne faudrait pas se tirer de cette situation trop vite. Le cerveau humain veut oublier toutes les difficultés. Ce maudit cauchemar aussi. On veut toujours revenir à la situation initiale, meilleure par définition ? Le plus important est d’apprendre des difficultés, individuellement et collectivement. Cela concerne chacun d’entre-nous aussi bien que la société dans sa globalité. Comment continuer à bâtir la Cité, étant le reflet de l’ensemble des individualités ? Comment la dessiner ? L’imaginer ?

À la sortie de la pandémie du COVID-19, il est à espérer que le monde ne reviendra pas bêtement “comme avant”. Il doit (et on doit tous) en sortir grandi. J’espère que la société saura se réinventer et nous, qui la composons devons tous y contribuer !

Échanges menés avec Bertrand Reich, Président du PLR genevois.

« Le pessimiste voit la difficulté dans l’opportunité. L’optimiste voit l’opportunité dans la difficulté », Winston Churchill

 Tout obstacle, grand ou petit, pousse à la résilience. La crise que nous vivons demande qu’on le soit tous, à tous les niveaux, ensemble. Cela va des mesures sanitaires à la capacité à la Cité de se réinventer. Unis, les réalités expérimentées doivent servir de leçons pour sa (re)construction.

On se rappelle la pénurie de masques et de fourniture médicale au début de la crise. Pourquoi un pays comme le nôtre s’est permis d’être dépendant d’un état aussi éloigné que la Chine ? Faute à l’euphorie de la globalisation ? De se positionner comme suiveur (profiter de tous les avantages économiques) et pas comme leader de notre pays (produire par soi-même) ? Le noyau de la pandémie n’a pas arrangé les choses. La faille est liée aux chaînes d’approvisionnement en continu : si quelque chose s’arrête, nous nous tirons tous une balle dans le pied. Cela nous rappelle que personne, en tant qu’individu et que nation, n’est intouchable. Quelle leçon d’humanité. À nous de la considérer.

Il serait impensable de se tirer de cette situation sans rien changer. La première leçon est macro-économique : remédier au fait qu’un large taux de production dépende de la Chine, notamment.

D’autres réalités sont remontées à la surface. N’en serait-on pas aperçu sans cette situation ? Peut-on la considérer comme une piqûre de rappel pour nous indiquer la bonne voie ? Concrètement, la crise a permis de considérer des axes de développement différents : il s’agit, par exemple, des aspects du rythme de vie de chacun (en travaillant moins, on peut dédier du temps à sa vie personnelle), des loisirs (on voyage moins et le tourisme suisse est stimulé, ce qui est tant bénéfique à l’élément écologique qu’à l’économie nationale). S’agit-il de nouveaux axes de développements ?

La vie a un sens

Le monde, tel que nous le connaissions, fonctionnait, même en ignorant la possibilité de tout désastre, naïvement. Par le passé, il y a eu des guerres, des épidémies et des catastrophes naturelles. Elles semblent loin de chez nous. Raison de les ignorer ?

A l’instar de la nature paresseuse de l’humain, profitant de tout confort qui peut mener à la bêtise, se questionner et mener des réflexions profondes pousse à avancer. Tous les combats, notamment politiques, menés par le passé doivent être repris, l’évolution de la société étant permanente. Toujours continuer à nous battre pour des causes qui nous tiennent à cœur est la manière de faire avancer les choses, et d’avancer tout court, en se rappelant que la vie a un sens. On ne peut et on ne veut plus vivre dans l’urgence « Pas assez de temps, toujours tout plus vite », dans l’esprit de survie. Il est nécessaire de bien faire les choses, certes, sans oublier d’intégrer la possibilité d’un incident. Ces éléments doivent être intégrés dans la réflexion.

Comment ? Chaque pays doit être capable d’assumer sa population par lui-même, la nourrir et la soigner. Dès lors, est-ce que produire et acheter à l’étranger a un sens ? Ce raisonnement met en évidence le prix et la valeur des choses. C’est un compromis entre gains et risques, entre le court et le long terme. Question préoccupante du 3e millénaire.

Les médias rapportent les informations récentes, quasi instantanément. Ne vous détrompez pas, il n’y a pas de mal à cela. Mais il faut réfléchir autrement : quels sont les effets de notre mode de vie sur la durée ?

Concrètement, on est confronté à un choix : si l’on continue comme avant, acceptera-t-on la destruction qu’elle pourrait engendrer à tous les niveaux en cas d’imprévu ? Faut-il plutôt être prévoyant ? La réponse semble évidente.

« C’est l’imagination, qui permet de trouver des solutions aux défis que la vie ne cesse de poser », Bertrand Reich dans son livre Abécédaire politique, éditions Slatkine. (p. 78)

Celine van Till

Celine van Till

Celine van Till défie l’impossible. Du dressage équestre au 100 mètres sprint, valide et handisport, elle court d’un extrême à l’autre. L’ennui n’existe pas. Les surprises attendent. Les limites sont remises en question.

4 réponses à “Construire un avenir meilleur

  1. “il ne faudrait pas se tirer de cette situation trop vite.”

    Deux millions de morts… c’est assez? Ou vous trouvez que c’est encore “trop vite” pour “s’en tirer” ??

    1. Bonjour,
      Tout d’abord, merci pour votre commentaire car il me rend attentive que mes mots peuvent être interprétées d’une manière différente que je l’espérais. Bien évidemment, je ne parle pas des conséquences dramatiques de la crise. Certes, l’être humain ignore, d’une manière générale, encore trop son impact, tant qu’il n’est pas touché de près (lui-même) ou de loin (ses proches). La preuve? On n’applique pas tous les mesures sanitaires de manière adéquate. Sinon, la situation se serait déjà améliorée. Nous devons tous, individuellement et collectivement, en retenir une leçon.

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