L’ONU : une organisation mondiale qui se préoccupe de la population locale

Reconnue à travers le monde entier, l’Office des Nations Unies se situe à l’intérieur des « grandes questions » entre les nations, la paix et les conflits. Mais l’organisation de grande importance n’est pas égoïste pour autant ; la ville où elle est implantée, Genève, est au centre des préoccupations. L’ONU se rapproche donc de la population locale à travers des événements, notamment. Le départ étant à la place des Nations, la course de l’Escalade y tient chaque année un entraînement. L’objectif des deux institutions est de rendre l’expérience un souvenir inoubliable.

Souhaitant marquer les esprits, l’ONU m’a invité, étant l’ambassadrice de Handicap International, afin d’œuvrer pour l’inclusion. Amputé, aveugle, cérébrolésé, en bref, handicapé, comment avancer ? Ayant emmené des personnes en situation de handicap physique, neurologique ou avec une déficience mentale, il était l’heure de toucher les genevois ! Derrière cette opération, la principale mission était de « sensibiliser le public ». Cela paraît bête. Cependant, l’on a besoin d’être confronté au handicap un jour afin de ne plus en avoir peur. La différence effraye. Au fond de son esprit, même inconsciemment, l’on projette ce que l’on voit sur soi-même. Voilà ‘où vient la peur ! nous craignons être un jour dans une situation similaire. L’on dit souvent « je ne sais pas ce que je ferai ! »

L’on dit qu’il ne faut pas penser en termes de problèmes mais de solutions. C’est vrai ! Regardons ce qui est faisable… Et si l’on mettait une lame qui remplacerait une jambe ? Ou qu’un guide comblerait la perte totale ou partielle de la vison d’un athlète ? Vous voyez, il faut juste un peu d’imagination…

L’objectif est atteint. Le grand public voit qu’il n’y a pas de limites ; en revanche, l’on se les fixe soi-même. Il est indispensable de se donner les moyens afin de se donner la possibilité « d’y » arriver.

D’où le sens du sport para ! Nous, athlètes en situation de handicap, avons pour mission d’inspirer autrui, de motiver et particulièrement de montrer que tout est possible. Nous réalisons des performances à la même hauteur (ou presque) que des sportifs valides ! En nous regardant, nous pouvons donner de l’espoir, inciter à prendre le risque de sortir de sa zone de confort et transmettre le goût du défi à des personnes dîtes valides, comme à d’autres personnes en situation de handicap. En tant qu’invité d’honneur, la mission commune avec l’ONU a été réalisé avec bonheur.

Dans cet état d’esprit est née l’Association Tout est Possible que je préside. Il s’agit d’accompagner les sportifs en situation de handicap du début de la compétition jusqu’au plus haut niveau. Qu’y a-t-il de plus beau ? Plus nous serons et plus l’inclusion se ressentira dans la population !

Photo: Jean-Marc Ferré/ONU

Vidéo: Place des Nations (Genève) devant Broken Chair, symbole de Handicap International

 

Celine van Till

Celine van Till

Celine van Till défie l’impossible. Du dressage équestre au 400 mètres sprint, valide et handisport, elle court d’un extrême à l’autre. L’ennui n’existe pas. Les surprises attendent. Les limites sont mises en question.

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