C’est la saison des marathons… Une solution contre l’usure et les blessures

Comme on le dit souvent, la vie continue… Nous pouvons la laisser défiler et ne pas réellement en profiter ou la décorer et avancer. Optant pour la deuxième variante, bien plus intéressante, le chemin ne sera pas sans aléas, une fin n’existant pas.  Certes, handicapée, afin d’inspirer, ma vie est remplie de défis ! Pour moi, le sprint est certainement le plus grand et le plus important. J’avance en organisant ma vie et en construisant mon environnement autour de ce nouveau défi. Compétitrice, j’aimerai aller plus loin jusqu’à un certain point, mettant des objectifs visant à entrer en lice.

Pour beaucoup d’entre nous, la course à pied en est un. Certains souhaitent courir leur premier marathon ; d’autres, retrouver les stades les plus célèbres. Augmentant l’intensité des entraînements, nos os et articulations subissent plus d’usure donc également des petites cassures. Compétitrice dans l’âme, il a fallu gérer mon désir de constamment me dépasser. Est-il alors possible de progresser ? Oui, en étant bien encadrée, ce qui me permet de négocier avec ma santé…

Je reprends où j’en était restée à l’hôpital dix ans plus tôt… C’est mon deuxième « chez moi » car j’y ai vécu six mois.  Bien que je n’y sois pas patiente, cette fois, j’y vais afin de renforcer mes jambes. Le tapis de course sans gravité, l’Alter G, me permet d’évoluer, de me préparer et même m’envoler…

Là où j’ai réappris, avant et maintenant

Le physio m’accueilli avec vie. L’autre s’approcha et lui dit qu’il lui piqua ses patients ! C’était avec lui que j’avais tout réappris… Mais ici, déjà en tenue de sport, l’on me jeta un sort : il voulut que je mette un « tutu ». Non pas pour danser, mais je le rappelle, c’est pour marcher sans gravité. Cependant, je n’étais pas pour autant un astronaute…

Mes jambes se trouvaient enfermées dans une sorte de « ballon d’air ». Après que la machine m’ait soulevé afin de me peser, la pression augmenta jusqu’à ce que je ne pessais plus que 20% de mon poids ! Puis, je perdis la sensibilité de mes jambes… Même si je ne parvins pas à les contrôler, je les observais bouger… sans tomber… Le corps est en mouvement même si les connexions ne se font pas automatiquement (entre le corps et l’esprit). Attachée et légère, la sécurité était assurée et la magie fût ressentie. Je cours plus ou moins vite, parfois avec de la pente. Remettant de la charge progressivement, l’envie de me dépasser revient naturellement…

Une alternative pour décoller et marcher sur la lune

Après la blessure, pour retourner à l’activité, l’hôpital ne m’a donc pas fait du mal. Ce tapis était donc un tremplin pour aller plus loin. Pour moi, c’est aussi un jouet afin de se « défouler » sans s’abîmer. Aujourd’hui, j’ai trouvé un défi : j’effectue des intervalles dessus. Cinq fois trois ou deux fois huit minutes à 17km/h… La prochaine fois, ce sera encore plus vite avant de courir sur piste, es jambes s’habituant lentement au tartan. Néanmoins, mon corps est épargné (moins de charge) et mon esprit est soulagé (moins de risques). Comme mentionné, je suis bientôt prête à m’envoler… Pour Berlin à la fin du mois de juin ! Je vais fouler la piste des Championnats d’Europe qui auront lieu quelques mois plus tard… Revenons à la réalité : c’est l’opportunité de me faire classifier (répartir dans une catégorie de handicap)…

Celine van Till

Celine van Till

Celine van Till défie l’impossible. Du dressage équestre au 400 mètres sprint, valide et handisport, elle court d’un extrême à l’autre. L’ennui n’existe pas. Les surprises attendent. Les limites sont mises en question.

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