Harmony Genève Marathon for Unicef : capable ou incapable ?

 

L’organisation est parfaite. L’événement est magnifique. Le parcours traverse la charmante campagne genevoise et se termine au centre-ville. Le cadre est magique. C’est une grande fête, malgré sa grande taille, où y règne les valeurs sportives et familiales. La course accueille également le semi en fauteuil roulant : un pas de plus franchi vers l’inclusion. Néanmoins, de plus en plus de coureurs sont d’un autre avis…

Nombreux sont ceux qui râlent des tarifs excessifs. Trop cher. Trop de ci ou trop de ça.  Cette course, est-elle ressentie comme « un must », l’événement sportif de l’année avant l’été ? Cependant, on trouve une différence du taux de participation entre les niveaux.

 

Courir « à la maison » : oui ou non ?

 

Pourquoi un athlète comme Tadesse Abraham préfère-t-il courir à Meinier (« Courir pour aider ») une semaine plus tard ? Pour son histoire avec sa bien-aimée, pour aider, pour contribuer à la cause qui lui tient tant à cœur.

Comme lui, il manque passablement de coureurs élites sur le semi et le marathon de Genève, bien qu’ils soient nombreux à être domiciliés dans le Canton… Julien Lyon, un autre coureur professionnel en Suisse, s’exprime sur Léman Bleu  (8 :07).

Des sportifs comme eux, représentant la région, peuvent venir sur invitation. Toutefois, les primes de départ sont supprimées et donc les gains minimisés. C’est un choix des organisateurs. Etant une grande organisation, ils n’aimeraient pourtant pas cibler tous les champs d’action. Or, c’est un marathon…

Comment les athlètes peuvent-ils alors en devenir des adeptes ? Ils doivent en gagner leur vie et donc en tirer profit. Ils montrent l’exemple et sont ainsi des ambassadeurs, tant pour la manifestation que pour la population. A Genève, en plus de l’environnement idyllique, la forte participation et la démarche vers l’intégration, cela serait certainement un atout supplémentaire, tant pour le public que les athlètes, d’y retrouver plus de coureurs d’exception. Ne l’oublions pas : ils sont « nos » grands champions. Et pourquoi pas les courses élites en para (les champions paralympiques étant suisses) ?

Pour ces derniers, la fête commence « à la maison » ! Y être respecté, y gagner et y être entouré par leurs nombreux supporters, rendrait cet instant d’autant plus magique et les pousserait vers davantage de réussite. Pour l’organisation (du comité de bénévoles à l’activité rémmunérée en entreprise) ce ne serait pas un « puits funèbre », mais serait-ce une manière de rendre le Genève Marathon plus célèbre ?

 

Du passé au futur

 

Lors de la conférence de presse, la participation japonaise a été mise en avant, tout comme le semi-marathon en fauteuil roulant, ainsi que la course avec les enfants polyhandicapés en joëlettes.

On voit une belle avancée vers la diversité avec plus de 40 nationalités et l’intégration de « toute » la population. Il avait été mentionné le désir d’augmenter la participation des athlètes d’élite de la région… L’organisation se projette d’inclure toutes les personnes encore muettes. Cependant, leur choix initial est encore vivant, leur politique étant, comme de nombreuses plus petites courses, de privilégier la convivialité et l’accessibilité. Ce sont les atouts d’une course populaire, même si celle-ci prend plus d’ampleur… Vont-ils ainsi se développer ?

La bonne nouvelle est d’avoir des opportunités ; il ne reste plus qu’à avoir de la volonté dans les prochaines années. Le Harmony Genève Marathon for Unicef, une entité qui ne cessera d’avoir de possibilités de s’améliorer… #toutestpossible

 

Photos : OBRENOVITCH/MOUV-UP.COM

Celine van Till

Celine van Till

Celine van Till défie l’impossible. Du dressage équestre au 400 mètres sprint, valide et handisport, elle court d’un extrême à l’autre. L’ennui n’existe pas. Les surprises attendent. Les limites sont mises en question.

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