La Suisse externalise massivement son empreinte climatique

La Suisse est la championne du monde des “émissions grises”,  ces gaz à effet de serre émis lors de la fabrication des biens de consommation que nous importons de l’étranger. De quoi ternir quelque peu l’image de pays exemplaire qui sévit encore dans certains milieux.

Dans un article récent publié dans les pages du Temps (édition du 29 mars), un représentant d’Economiesuisse se félicite des bonnes performances de la Suisse en matière de protection du climat. Ainsi apprend-on que notre pays est “l’un des États qui émettent le moins de gaz à effet de serre par franc de richesse produite” et que nos émissions de CO2 par habitants se situent au-dessous de la moyenne mondiale. Problème ? La réalité est toute autre dès lors que l’on prend en compte les habitudes de consommation des Suisses.

La première affirmation est correcte mais n’a que peu de pertinence du point de vue climatique. En termes de protection du climat seules les quantités totales de gaz à effet de serre émises comptent. Avoir une économie à faible “intensité carbone”, c’est-à-dire émettre peu de CO2 par point de PIB produit, est en soit une bonne chose, mais cela n’empêche pas d’émettre beaucoup de CO2 lorsque le PIB est élevé.

La bonne performance de la Suisse en matière d’intensité carbone – le pays est en effet l’un des meilleurs à cet égard – est due notamment à son économie en grande partie tertiaire et à l’absence pratiquement complète d’énergie fossile dans son mode de production de l’électricité. Cela n’a d’ailleurs rien de nouveau et la Suisse courrait déjà en tête de peloton en ce qui concerne l’intensité carbone au début des années 1980 et probablement même avant. Cela signifie en revanche que la Suisse externalise dans d’autres pays une très grande partie des émissions nécessaires à la fabrication de ses biens de consommation.

Émissions liées à la consommation

Le régime de gouvernance climatique actuel ne prend en compte dans son inventaire que les émissions de gaz à effet de serre produites sur le territoire des différents pays de la planète, essentiellement pour des raisons pratiques. Les émissions territoriales (ou émissions de production) sont en effet plus faciles à calculer et contrôler. Cela donne un énorme avantage aux pays comme la Suisse dont l’économie est largement basées sur les services et les produits à haute valeur ajoutée, puisqu’ils n’ont pas à se soucier des émissions liées aux biens que les autres pays fabriquent pour eux.

De nombreuses voix se font toutefois entendre pour une meilleure prise en compte des émissions importées en calculant les émissions de consommation des différents pays. Pour un pays donné, celles-ci sont évaluées en prenant les émissions produites sur le territoire national moins celles qui ont servi à fabriquer les biens exportés vers d’autres pays, ce à quoi on ajoute les émissions générées à l’étranger qui ont servi à fabriquer les produits importés. Autrement dit: émission de consommation = émissions territoriales – émissions exportées + émissions importées. Le résultat représente les émissions liées à la consommation d’un pays et non plus seulement à ce qu’il émet sur son propre territoire.

Des modèles économiques permettent de faire ces calculs et de savoir quels sont les pays qui sont des exportateurs nets de CO2 (p.ex. la Chine et l’Inde) et lesquels sont des importateurs nets (la plupart des pays européens et d’Amérique du Nord). Les résultats de ces analyses sont disponibles dans des bases de données telles que le Global Carbon Project, et donnent une vue plus complète de la contribution des différents pays aux émissions mondiales de CO2.

La Suisse 14ème pays le plus émetteur par habitant

Si l’on prend en compte uniquement les émissions territoriales par habitant, la Suisse fait plutôt figure de bon élève en se situant juste en dessous de la moyenne mondiale, avec 4,8 tonne de CO2 par habitant par année, et se trouve en 80ème position dans le classement des pays les plus émetteurs.

Si l’on prend en revanche en compte les émissions importées, le tableau, vous l’aurez compris, est tout différent. Les émissions de consommation de la Suisse se montaient en 2014 à 15 tonnes de CO2 par habitant par année, avec une moyenne mondiale à 5 tonnes. Le pays remonte ainsi à la 14ème place des pays les plus pollueurs, derrière le Luxembourg, les pays du Golfe et les État-Unis.

Mais ce n’est pas tout. La Suisse est le pays qui au monde importe le plus de CO2 relativement à la taille de son empreinte CO2 totale (à l’exception du Mozambique dont les émissions par habitant sont 25 fois plus petites que celles de la Suisse). Les importations nettes de CO2 représentent près de 70% des émissions de consommation totales du pays, comparé à 27% pour la France, 11% pour l’Allemagne ou 5% pour les États-Unis.

Une récente analyse a par ailleurs montré que la réduction de 11% des émissions territoriales de la Suisse depuis 1990 cachait en fait en une augmentation de 44% si l’on prend en compte le CO2 importé ! La Suisse délocalise donc massivement son empreinte climatique à l’étranger.

Ces chiffres font par ailleurs écho au constat de l’Office fédéral de l’environnement qui estime que l’impact environnemental total (pas uniquement climatique) de la Suisse se manifeste à 73% à l’étranger. La Suisse est donc à l’avant-garde d’un type d’externalisation peu connu, non seulement climatique mais environnemental en général.

 

Evolution comparée des émissions produites sur le territoire national, en bleu, et des émissions de consommation (émission territoriales – exportations + importations), en orange. Les Pays-Bas exportent actuellement plus de CO2 qu’ils n’en importent. Contrairement à la Suisse, leur émissions de consommation on diminué plus vite que leurs émissions territoriales. Source: https://www.carbonbrief.org/mapped-worlds-largest-co2-importers-exporters

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Augustin Fragniere

Augustin Fragniere

Augustin Fragnière travaille à l'Université de Lausanne et fait partie du conseil scientifique de la Fondation Zoein. Docteur en sciences de l'environnement et philosophe, il a mené des recherches sur les enjeux éthiques et politiques des problèmes environnementaux globaux en Suisse, en France et aux États-Unis. Ses réflexions portent en particulier sur les questions de justice climatique et environnementale et sur les théories de la durabilité.

9 réponses à “La Suisse externalise massivement son empreinte climatique

  1. Nous consommons donc trop d’objets polluants ou de viandes produits à l’étranger, nous devrions passer aux objets seconde-main, à longue durée de vie, écologique. Il faut absolument réduire rapidement nos émissions de carbone, avant que les catastrophes climatiques ne s’aggravent.

    1. Oui, je pense en effet que les politiques climatiques devraient se pencher beaucoup plus sur l’impact des biens de consommation. Des mesures contre l’obsolescence programmée ou une taxation des importations en fonction de leur contenu en carbone (les émissions grises qui leurs sont associées) seraient déjà des premiers pas bienvenus dans cette direction.

      1. C’est intéressant cette question de taxation énergétique…

        N’était-ce pas le sujet d’une votation fédérale ? Passer de la TVA à une taxe sur l’énergie… Celle qui a été balayée à 92%…

        Apparemment le changement fiscal et comportemental fait davantage peur que le changement climatique…

      2. En fait, on revient toujours à une évidence: d’abord déconsommer, et consommer comme nos très proches grands-parents: un minimum de produits transformés “ailleurs” ? La consommation culinaire en est un exemple. Toute cette réflexion est très intéressante, merci.

  2. Bonjour,

    Merci pour cet article qui met en avant un fait encore très largement ignoré dans les discussions sur les émissions de gaz à effet de serre, mais véritablement crucial. Si notre comportement contribue avant tout à des émissions en-dehors du territoire, il faut évidemment prendre en compte ces émissions. En effet la production étrangère de biens et services carbonés n’est pas indépendante de la demande des Suisses.

    J’ai deux questions :
    1) Quels sont les activités qui contribuent le plus à notre impact carbone externe ?

    2) Le calcul de 4.8 tonnes équivalent CO2 par capita inclut-il l’importation d’électricité carbonée, en clair les centrales à charbon et gaz (surtout allemandes il me semble) ?

    Concernant la première question, j’ai en tête :
    – le transport aérien (le Suisse qui prend l’avion pollue essentiellement en dehors du territoire…ce qui n’est pas compris dans les 4.8 tonnes d’émissions territoriales n’est-ce pas ?)

    – l’extraction des combustibles fossiles. Il s’agit, il me semble, de 10 à 15% des émissions mondiales. Il n’y a pas de telle industrie sur le territoire suisse.

    – la production des véhicules et machines (industrielles et résidentielles)

    – la nourriture (pour humains mais aussi animaux)

    – l’industrie minière (pour l’industrie, l’horlogerie et la joaillerie ainsi que la finance)

    En ce qui concerne les autres contributeurs majeurs aux émissions mondiales, il me semble qu’il n’en reste qu’un seul : celui des matériaux de construction (béton, ciment, et acier pour l’essentiel). C’est juste ? Dans tous les cas j’ai de la peine à situer les émissions de ce secteur vis-à-vis du territoire suisse.

    Merci d’avance pour votre réponse

    1. Bonjour,
      Merci pour votre commentaire et mes excuses pour la réponse tardive.

      1) Bonne question. Pour calculer le volume des importations de CO2, le Global Carbon Project utilise un modèle “input-output” qui prend en compte les échanges de différents types de biens entre les pays, ainsi que des informations sur l’intensité carbone de l’électricité et des processus industriels dans les pays producteurs. Cette méthode comporte des incertitudes mais donne une assez bonne image des flux d’émissions grises à l’échelle globale. Concernant la Suisse, l’énergie et les processus industriels nécessaire à la fabrication des biens de consommation importés pèsent très lourd dans notre empreinte carbone extérieure. Je ne peux malheureusement pas vous dire quel type produits y contribue le plus. Obtenir cette information demanderait une recherche plus approfondie.
      D’après l’OFEV, le transport aérien international compte pour environ 0.6 tonne de CO2 par personne et par année en Suisse. Cela n’est pas négligeable, mais sans commune mesure avec les émissions grises liées à nos biens d’importation.

      2) Non, le chiffre de 4.8 tonnes par habitant par année ne comprend que les émissions qui ont lieu sur le territoire national.

  3. Merci pour cet article tres intéressant.
    Il y a quans meme une erreur sur l’interprétation du graphique. Vous dites “Les Pays-Bas sont un exportateur net de CO2” contrairement a la Suisse, ce qui est peit etre vrai (neanmoins étonnant pour un pays riche importateur de matieres premières…)
    Mais on ne peut certeaunement pas tirer cette info di graphique, puisqu’il représente les évolutions des conso et productions de CO2 depuis 1990…
    Le graphique ne dit pas en 1990 combien valaient ces deux grandeurs, ni laquelle des deux était la plus grande, or c’est cette info la que l’on veut.
    En effet c’est au solde de CO2 ABSOLU et non pas son evolution depuis 1990, que l’on peut savoir si un pays est importateur ou exportateur de pollution, et de combien.

    1. Merci pour votre commentaire. En 2017, les émissions de production des Pays-Bas étaient d’environ 165 Mt CO2 par an, contre 156 Mt pour leurs émissions de consommation. Ils ont donc bien exporté environ 9 Mt de CO2. J’ai modifié la légende du graphique pour clarifier cette ambiguïté.

  4. Bonjour. Concernant les importations d’électricité carbonée, cette question est importante et une tache aveugle, que j’estime volontaire, du discours sur la stratégie énergétique 2050. Quelques faits

    – l’électricité est une fonction d’onde quantique qui se propage sur un réseau métallique (aluminium et cuivre, essentiellement). Les électrons ne sont pas des vaches qu’on achète, qu’on marque sur place, et qui viennent dans nos appareils quand on les veux, même si on fait l’effort louable de l’acheter plus cher parce que plus propre. Cela d’un point de vue géographique, mais aussi temporel (saisonnalité). Ce que nous consommons à la prise, c’est la composition quantique au temps t de la production de courant, au moins européen. Et c’est tout.

    Cette composition a une forte composante saisonnière. Depuis environ 15 ans, la Suisse est passée d’environ 3 mois à 7 mois d’importation électrique. Cela a lieu en mauvaise saison. Et ceci oui, malgré le réchauffement climatique. Cela fait qu’en mauvaise saison le mix électrique est beaucoup plus carboné, ou riche en énergie primaire non renouvelable, qu’en belle saison. Et l’électricité se stockant très difficilement, les surproductions de belle saison – par exemple photovoltaïques – ne servent à rien pour compenser cela.

    Dans tout discours sur l’électricité, la société de marché passe sous silence un fait très gênant d’un point de vue moral : jamais n’est questionné la pertinence de son usage, et donc on ne discute pas du bilan y afférant. C’est ce qui a fait dire à un sociologue “il semble hors de question d’interroger la pertinence sociale d’un métier”. Pour l’instant encore, le trader qui tue des gens en spéculant sur les matières premières est considéré aussi utile – quand il est pas encensé par les journaux économiques – que la nettoyeuse philippine qui, par son travail à l’hôpital, sauve des vies, et produit donc de la vraie richesse.

    Cet exemple pour illustrer la chose suivante : en été, l’électricité non carbonée surproduite va, via le réseau, n’importe où faire n’importe quoi, en conformité avec sa nature quantique. Donc une petite partie va à l’hôpital opérer la petite fille, et une autre partie, de plus en plus importante (4% mondialement, croissance de 9% par an, et on a pas encore la société de surveillance panoptique par la 5 G!) va dans le numérique soit alimenter du streaming de désoeuvrés, des réseaux asociaux, du bitcoin spéculatif, de la surveillance google, mais aussi des écrans publicitaire en augmentation exponentielle, de la production de gadgets à vendre pour soutenir le PIB etc. et vous pouvez allonger la liste. Cette électricité précieuse, qui pourrait au moins être utilisée pour faire du “stockage indirect”, par exemple pour fabriquer d’autres panneaux PVs, ou bien faire des stocks d’aluminium l’été qui pourront ensuite être fondus/ travaillés / laminés etc avec une faible fraction de l’énergie nécessaire à sa première production, est gaspillée dans ces stupidités meurtrières. Meurtrières car dans un monde fini, quiconque gaspille une ressource finie, en prive quelqu’un qui en aurait besoin pour son nécessaire.

    Depuis quelques temps, très peu en fait, des universitaires et instituts se soucient enfin de cette question de l’usage et de la saisonnalité de l’électricité. Vuarnoz/Juselme à l’EPFL; Hollmuller au CUEPE/Unige et d’autres dans quelques hautes écoles. Alors que des associations “pas professionnelles” de la société civile selon le discours pravda officiel, le font depuis beaucoup plus longtemps. Mais mieux vaut trop tard que jamais, car au moins on meurt moins bête. Il est très difficile d’accéder aux résultats de ces gens, en particulier les séries temporelles à l’heure ou à la minute qui permettent de calculer les véritables bilans annuels de l’usage de l’électricité pour n’importe quel procédé qui tire du jus sur le réseau.

    Et c’est là que j’en reviens à l’aspect volontaire dénoncé ci-dessus. Le discours de la politique énergétique 2050 vaut bien celui de “le Progrès c’est le Soviets plus l’Electricité” d’une certaine époque. Remplacez Soviets par les Gafams et l’électricité par la Numérisation (et donc l’électricité, car sans elle pas de numérisation), et vous avez la même chose.

    A cela s’ajoute, chez nous, un problème lancinant : comment voulez-vous faire de la croissance économique dans un pays qui a échappé à deux guerres mondiales et qui est saturé d’infrastructures. Au point que même le peuple s’en aperçoit. Lui qui a voté une loi contre le mitage du territoire. En l’absence de la guerre pour tout casser, ruiner/chasser les gens et permettre “l’émergence” de nouvelles fortunes, il y a une autre solution : inventer une story qui ait force symbolique et donc légale, pour tout remplacer, perpétuellement. De nos jours, cela se fait à coup de “x.0”, de “disruptif”, de “smart” etc. qui n’ont pas plus de validité scientifique que les envolées brejneviennes de jadis.

    Car le coût physique et thermodynamique d’un tel délire scientiste est gigantesque, vu qu’il est équivalent à la guerre. Un pays limité ne peut pas le payer sur ses seules moyens : en restant sous une empreinte écologique de manière à permettre à l’écosystème de réduire les nuisances produites, cela prendrait des siècle au mieux. Donc ce serait trop lent par rapport aux impératifs de la croissance. Il faut donc aller chercher ces ressources à l’extérieur, et laisser les nuisances là-bas. Et c’est pour cela que c’est (apparemment) bien propre chez nous et que l’on ne voit plus les villes chinoises pour cause de pollution. Pour ne citer qu’un seul impact.

    Tout cela ne se discute pas car la croissance ne se discute pas. Et don il faut une story pour habiller le roi nu de la croissance. Celle de la “fée” électricité qui va, comme le charbon, le pétrole, le gaz, le nucléaire jadis, faire les Lendemains Qui Chanteront. Tout électrifier, non seulement les aspects tertiaires de la société mais aussi le chauffage, la mobilité etc. Or, du fait que l’électricité ne contribue que pour 25% de l’énergie consommée en Suisse, cela va exploser la consommation. Et que donc, hors les implications sociétales et politiques, il n’y aura pas diminution des importations. Et que va-t-il se passer si les pays voisin ne veulent plus nous vendre ? Et même s’ils nous vendent, que va-t-il se passer pour le bilan écologique réel du pays ? C’est le non-dit de la stratégie énergétique 2050..

    La Suisse est une zona à l’échelle d’un pays. Une zona est un espace privatif d’habitant vivant dans l’opulence, protégé des favelas qui l’entourent par un mur, des miradors, des vigiles etc. Les gens qui vivent là importent au dedans de leurs murs tout ce qui leur est nécessaire, sans en supporter les nuisances à la production, et balancent leurs poubelles au-dehors. Car s’ils devaient produire leur luxe sur place et y garder leurs poubelles, elle ne resterait pas longtemps différente de la favela dehors, la zona… Nous sommes dans une zona. Nous avons une mentalité de zonistes, à droite, mais aussi à gauche, et même chez de très nombreux Verts. Nos murs sont assez loin, et nos procédés de tri/rejets assez camouflés (le rôle des vigiles) pour qu’on puisse se payer de la dissonance cognitive et se permettre de les ignorer. Mais c’est la réalité. Et je suis heureux que, même si c’est pour l’honneur de la vérité – car c’est du caractère de la dissonance cognitive que d’ignorer la vérité – ce dialogue a pu avoir lieu.

    Je fais partie d’une association qui lutte pour la relocalisation, la décroissance, l’autonomie au regard de l’électricité et les énergies fossiles, dans le domaine technique des systèmes de chauffage et d’eau chaude dans le bâtiment. Sans un seul franc donné par l’Etat où qui que ce soit, nous avons produit des résultats sur ces questions sensibles. Si cela vous intéresse, je laisse à à M. Fragnière le soin de vous transmettre nos coordonnées courriel et je vous envoie nos résultats par internet.

    Merci beaucoup pour votre attention en ces temps qui s’accélèrent vers le tragique, comme cela a été prévu depuis les années 70. Le V-point (“verity point”) arrive. Nous allons être “tels qu’en nous-mêmes, enfin l’éternité nous change”. Malgré de beaux humains minoritaires, cela ne s’annonce pas joli.

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