Congé paternité: la saga continue !

Le 4 juillet 2017, une initiative populaire fédérale « pour un congé de paternité raisonnable – en faveur de toute la famille » a été déposée par le comité d’initiative « Le congé paternité maintenant ! ».

Son but: instaurer un congé de paternité d’au moins quatre semaines financé par les allocations pour perte de gain (APG).

Le 21 août 2018, la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil des Etats (CSSS-E) a proposé un contre-projet indirect visant à instaurer un congé de paternité de deux semaines, par le biais d’une modification de la Loi sur les allocations pour perte de gain (LAPG).

Cette modification a été adoptée par le parlement le 27 septembre 2019.

Par déclaration du 3 octobre 2019, le comité d’initiative a retiré son initiative à la condition que la modification du 27 septembre 2019 de la LAPG entre en vigueur.

Un référendum porté essentiellement par l’UDC, pour autant qu’il soit validé, contraindra le peuple à se rendre aux urnes. Il sera alors opté en faveur d’un congé paternité de deux semaines ou, en cas de refus, le peuple votera sur l’initiative visant à un congé paternité de quatre semaines.

Affaire à suivre…

 

Anais Brodard

Anais Brodard

Anaïs Brodard est avocate et médiatrice à Lausanne, associée au sein de l'étude Métropole Avocats. Elle est principalement active dans le droit de la famille, domaine dans lequel elle exerce tant comme avocate, que comme médiatrice reconnue par la Fédération Suisse des Avocats et assermentée par le Tribunal cantonal. A ce titre, elle est régulièrement appelée par les Tribunaux.

3 réponses à “Congé paternité: la saga continue !

  1. Un bref calcul grossier (bien que je n’aie aucun talent matheux).

    8’000.000 d’habitants
    – 25 % d’étrangers = 6’000.000 suisses, dont
    droits de vote 5’000.000
    % de votants moyens 45%, soit 2’250.000
    dont un quart UDC, soit 562.000 qui dirigent la Suisse …
    (je ne parle évidemment pas des jetons de lobbyiste)

    Y en a point comme nous, la “meilleure démocratie du monde”
    🙂

    1. Je n’ai pas compris ce que vous voulez démontrer.

      En quoi “un quart” équivaut à une majorité parlementaire absolue ? Car il me semble que pour diriger la Suisse, il faut une majorité absolue.

      Pourquoi toujours dénoncer le lobbyisme, qu’on a toujours tendance à l’attribuer exclusivement à la droite alors qu’il est présent dans tous les partis politiques (Syndicats, ONG, associations, communautés, corps de métier), et que c’est en fait un élément naturel et essentiel pour le bon fonctionnement d’une démocratie ?

      En quoi un faible taux de votants rend une démocratie moins légitime qu’un fort taux ? Ne vaut-il pas mieux qu’il y ait moins de votants mais qui votent consciencieusement, plutôt que tout le monde vote mais un peu n’importe comment ? Pour moi, ne pas voter est une liberté (et une responsabilité) qui signifie simplement que l’on se met du côté de ceux qui obtiennent la majorité.

      Bref, pour info : la dernière victoire de l’UDC dans une votation populaire remonte à 2014.

      1. oups, pardon, je ne vois votre réponse que maintenant!
        Vous me semblez toutefois avoir bien compris mon propos.

        Je me demande juste ce que peut bien apporter l’UDC pour l’avenir de la Suisse.
        Je ne vois pas une seule de ses actions en faveur de la Suisse, sauf mettre le bâton dans la roue à chaque petit pas.

        Maintenant, si vous pensez que 7% de la population puisse mener la bal, c’est votre problème!

Répondre à Olivier Wilhem Annuler la réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *