Comment gérer les excès de la fin d’année ?

Les fêtes de fin d’année ne sont pas le moment le plus approprié pour changer nos habitudes alimentaires ni entamer un régime (gardons ces résolutions pour une autre occasion) ! Il s’agit du moment où nous nous retrouvons avec les personnes qui nous sont chères, autour de repas conviviaux, copieux et parfois un peu arrosés. Alors, quelle stratégie adopter pour réduire l’impact de ces quelques excès sur notre ligne et notre santé ?

La solution : les fibres alimentaires, trop souvent oubliées lors des dîners de Réveillon. On les trouve surtout dans les fruits, les légumes, les légumineuses, les noix, les graines et les céréales complètes. Elles remplissent notre estomac et génèrent ainsi un sentiment de satiété. Si les fibres sont réputées pour favoriser le transit intestinal, les études scientifiques indiquent qu’elles ont également un impact sur l’absorption de certains nutriments tels que le sucre ou les graisses, en favorisant par exemple la régulation du taux de sucre dans le sang après le repas.

Au-delà de leur impact positif sur la digestion, les fibres alimentaires présentes dans les aliments d’origine végétale diminuent également l’inflammation au niveau de notre flore intestinale, qui joue un rôle fondamental pour notre immunité en nous protégeant des attaques extérieures et des maladies.

A l’origine, notre alimentation était essentiellement constituée d’aliments issus du règne végétal, très riche en fibres. Au fil de notre évolution, notre consommation de fibres alimentaires s’est fortement affaiblie et a été remplacée par le junk food et les produits d’origine animale. Ces aliments, riches en graisses saturées et en toxines provenant notamment des pesticides utilisés dans l’agriculture, créent un environnement inflammatoire, particulièrement favorable au développement des maladies chroniques responsables de 75% de la mortalité en Suisse.

 

Comment limiter les dégâts, sans se sentir frustré ?

Commencer le repas par une grande salade ou une soupe réduira la place disponible pour les aliments plus caloriques et moins nutritifs tels que le foie gras, la dinde aux marrons ou encore la bûche de Noël. Vous vous sentirez plus rapidement rassasié et bien plus léger le lendemain. Le jour suivant, mangez lorsque la faim se fait réellement ressentir et privilégiez un repas léger et riche en fibres, en particulier le soir.

 

Pourquoi ne pas profiter de cette période festive et chaleureuse pour faire du bien à notre planète, en plus de faire du bien à notre corps ?

Prenez le temps de vous promener sur les marchés et ajoutez quelques produits de saison locaux à votre menu : chou frisé, choux de Bruxelles, épinards, betteraves, poireaux, cardons, fèves, pois… la liste est longue et variée. Ces aliments apporteront de la couleur à votre table ainsi que de nombreux nutriments, tels que des antioxydants et vitamines, essentiels au bon fonctionnement de vos cellules et de votre système immunitaire.

Enfin, réveillonner rime aussi avec “trinquer” ! Pour prévenir un réveil difficile le jour de Noël ou le 1er janvier, hydratez-vous autant que possible en buvant un verre d’eau pour chaque verre d’alcool consommé. Si toutefois vous êtes victime d’une gueule de bois, évitez le paracétamol dont la toxicité hépatique est renforcée par la consommation excessive d’alcool.

 

A votre Santé, et n’oubliez pas de vous faire plaisir !

Alexandra de Toledo

Alexandra de Toledo est pharmacienne. Elle se spécialise dans le domaine du "Lifestyle Medicine" - ou médecine du mode de vie, dont l'objectif est de prévenir, retarder voire même dans certains cas, inverser le cours des maladies chroniques (maladies non-transmissibles), responsables de 75% de la mortalité en Suisse.

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