5G : le principe de précaution doit primer !

Des affiches annonçant l’arrivée prochaine de la fameuse “5G” ont fleuri un peu partout ces dernières semaines. Cette nouvelle technologie de téléphonie mobile est dépeinte par d’aucuns comme une véritable révolution dans le monde des télécommunications, alors qu’elle suscite opposition et méfiance chez une part croissante de la population.

Mais de quoi s’agit-il concrètement, et surtout quels sont les enjeux en lien avec l’installation des antennes permettant la diffusion de ces ondes ?

La “5G” est en très résumé la 5ème génération de la technologie de téléphonie mobile que nous utilisons depuis environ 25 ans. Elle vise à remplacer à terme la “4G” actuellement employée pour nos smartphones, avec un débit de données annoncé comme pouvant être jusqu’à 100 fois supérieur à l’actuel. L’objectif est à terme de connecter non seulement téléphones et tablettes, mais plus globalement toute une série d’objets de notre vie courante, de la voiture à l’électroménager.

Jusque là tout va bien me direz-vous, et on devrait plutôt se réjouir de voir la connectivité de nos natels s’améliorer et tout un tas de nouvelles perspectives s’ouvrir à nous en termes de domotique. Pourtant, de nombreuses voix s’élèvent contre l’arrivée de la “5G” dans nos contrées, et ce non sans raisons.

Il y a tout d’abord les craintes de nature “géopolitique”, liées au rôle de leader du marché que joue l’entreprise chinoise Huawei. Certains pays comme les Etats-Unis, le Japon ou l’Autralie ont ainsi refusé à ce géant des télécommunications l’accès à leur marché pour le développement du nouveau réseau, craignant des utilisations à des fins d’espionnage. C’est pourtant cette entreprise qui est chargée par Sunrise d’installer son réseau “5G”…

Mais ce sont avant tout les questions en lien avec les risques pour la santé qui suscitent une certaine émotion et mobilisent des pans croissants de la population.

On ne connait en effet pas les effets à long terme de cette nouvelle technologie sur la santé humaine, ce alors même que l’OMS a classé dès 2011 les champs électromagnétiques de radiofréquence, y compris ceux de la téléphonie mobile, parmi les “cancérigènes potentiels”. Un groupe de 170 scientifiques experts en diverses matières et issus des cinq continents a appelé fin 2017 à un moratoire sur la “5G”, invoquant les risques potentiels et le manque de connaissances sur ce dossier. C’est tout particulièrement le nombre croissant d’antennes nécessaires, et donc l’augmentation des points d’émission des ondes électromagnétiques qui est mis en avant comme danger potentiel, tout comme la fréquence plus élevée – potentiellement plus dangereuse pour la santé – des ondes émises. On estime ainsi à 15’000 les nouvelles antennes nécessaires pour couvrir le territoire suisse, de quoi presque doubler les 19’500 antennes qui parsèment actuellement nos toits et nos champs.

L’Office Fédéral de l’Environnement (OFEV) a mis sur pieds un groupe de travail chargé d’étudier les risques potentiels de la “5G”, qui devrait rendre ses conclusions d’ici à l’été.

L’Office Fédéral des Communications (OFCOM) n’a cependant pas jugé utile d’attendre le résultat de cette étude, et a mis aux enchères les concessions pour la “5G” en ce début d’année, et a récolté près de 380 millions de francs, déboursés par les trois grands opérateurs du marché helvétique que sont Swisscom, Salt et Sunrise. Ces derniers sont donc désormais libres d’installer des antennes pour cette nouvelle technologie, et clament un peu partout que les premières communes à être couvertes par le réseau le seront dès la fin de ce mois.

On croit rêver : un office de la Confédération mandate une étude car il a des soupçons sur des risques pour la santé liés à une technologie, et parallèlement un autre office met tout en œuvre pour la voir déployer ses effets au plus vite !

À part l’appât du gain de certaines grandes sociétés, rien ne semble justifier cet empressement, et notre économie tout comme nous toutes et tous pouvons encore à priori vivre sereinement quelques mois sans 15’000 antennes supplémentaires sur notre territoire, en attendant au moins le résultat de l’étude mandatée par l’OFEV.

Le principe de précaution doit être appliqué vu que c’est notre santé qui est potentiellement en jeu, et nous devons aujourd’hui exiger un moratoire sur l’installation de toute nouvelle antenne tant que des garanties suffisantes n’auront pas été données quant à l’absence de risques pour la santé humaine. Aucun principe de rentabilité économique ne saurait primer sur notre qualité de vie !

Alberto Mocchi

Alberto Mocchi

Alberto Mocchi est président des Verts vaudois et conseiller Municipal (exécutif) de la commune de Daillens, dans le Gros de Vaud. À travers son blog, il souhaite participer au débat sur les inévitables évolutions de notre société à l'heure de l'urgence écologique.

27 réponses à “5G : le principe de précaution doit primer !

  1. Et si l’on exigeait plutôt le démantèlement des antennes précédentes devenues inutiles? Et laissions que les nouvelles (certainement moins nombreuses); de surcroît si on laissait les entreprises se partager leurs antennes…
    Et pourquoi faut-il un réseau par opérateur??

    Quant aux produits cancérigènes, j’ai l’impression qu’il y a toujours un comité de scientifiques, quelque part, pour déclarer tout produit cancérigène…

    1. Le démantélement des antennes inutiles n’est-il pas exigé???
      Oui, c’est comme si, sous prétexte de concurrence, on triplait les lignes à haute tension, on croit rêver…!

      P.S. Ceci d’autant plus que la nocivité magnétique est déjà prouvée (pas que les cels, aussi écrans, etc.)

      1. Le problème est qu’actuellement les technologies sont utilisées en parallèle. Vous avez encore des usagers qui n’utilisent que la 3G, voire même la 2G, et d’autres qui vont s’équiper pour utiliser la 5G dès aujourd’hui…
        Du coup on se retrouve avec un cumul d’antennes et d’ondes émises qui fait souci… Il faudra attendre encore bien des années avant de commencer à démanteler certaines antennes obsolètes, et d’ici là on en aura installées bien d’autres…

        1. Ne suis pas ingénieur, mais suis presque sûr que l’on pourrait émettre un signal (au moins 3G) avec du 5G, comme on ponte du monophasique sur du triphasique?
          Au surplus et comme service après-vente, offrir d’autres celulaires aux quelques usagers obsolètes.
          Mais l’économie ne s’embarasse pas de détails qui font baisser les divendes, pas?
          🙂

          1. La 5G, c’est un peu comme le “nouveau” (et d’ores et déjà désuet) logo de l’EPFL, c’est la Suisse qui gagne, celle des copains et des investisseurs étrangers 🙂

            Pour un institut qui se veut à la pointe, quelle créativité hahahah!

          2. Je parle en connaissance de cause, le coût du changement de logo de l’EPFL doit être au bas mot de 1 million, soit 1000 billet de mille, soit 1 kg.

            Alors pour une entité qui nous serine, jusqu’à ces blogs, comme il a besoin de la manne européenne, avec plus de 50% d’étudiants étrangers, …il faut arrêter de prendre les suisses pour des… culs!

            A bon entendeur de la science infuse 🙂

  2. Les antennes précédentes ne sont nullement inutiles car quasiment aucun téléphone actuel ne sait utiliser la 5G. Donc les antennes 4G sont indispensables jusqu’au renouvellement de tous les téléphones actuels, me semble-t-il…

  3. Téléphonie mobile : nouvelle norme 5G, oui ‒ niveau plus élevé des valeurs-limites, non !
    Nos trois opérateurs viennent d’acquérir à coup de centaines de millions de francs leurs fréquences pour développer la nouvelle génération 5G en Suisse. Cependant, à Berne, les coups de boutoir pour faire changer l’Ordonnance sur la protection contre le rayonnement non ionisant (ORNI) se succèdent. Le 8 décembre 2016 le Conseil des États rejetait la motion « Garantir le plus rapidement possible la modernisation des réseaux de téléphonie mobile ». Le 5 mars 2018 il rejetait aussi quasiment la même motion, rebaptisée cette fois « Éviter l’effondrement des réseaux de téléphonie mobile et assurer l’avenir numérique du pays ».

    L’enjeu de ces motions ? Bien sûr, assurer l’établissement de la nouvelle génération 5G, mais, par-là, surtout faire modifier l’ORNI pour y inscrire un relèvement de la valeur maximale autorisée pour le champ électromagnétique auquel est soumis le voisinage des antennes, spécialement dans ce qu’on appelle les « lieux à utilisation sensible (LUS) ‒ Orte mit empfindlicher Nutzung (OMEN) », donc aux endroits fréquentés et surtout habités. Sans autres mesures de compensation, la 5G s’ajoutera au déjà pernicieux électro-smog ambiant, ce qui est inacceptable. Selon l’ORNI actuelle, « la valeur limite de l’installation pour la valeur efficace de l’intensité de champ électrique est de 4, 5 ou 6 V/m » (volts par mètre) selon les générations et les fréquences utilisées. Revendiquant une élévation de cette limite, les motionnaires, et les opérateurs industriels qui sont derrière eux, argumentent en disant que dans le reste de l’Europe les valeurs maximales seraient dix fois plus élevées qu’en Suisse. Faux ! C’est là un argument spécieux, en effet il s’agit ici des valeurs limites d’immissions (actuellement 41, 58 et 61 V/m, selon les générations et leurs fréquences, aussi bien en Suisse qu’en Europe), car la confusion, malencontreusement faite, est souvent entretenue.

    En France, le Haut Conseil de la santé publique préconise 3 V/m. En ville de Paris, par exemple, la limite légale a été abaissée à 7 V/m dès 2012, puis, en 2017, à 5 V/m. Le Luxembourg a fixé 3 V/m. La ville de Salzbourg est encore plus sévère avec 0,6 V/m. On oublie en haut lieu que, déjà le 27 mai 2011, le Conseil de l’Europe avait voté une résolution (n° 1815 (2011)), malheureusement passée inaperçue, recommandant « de fixer un seuil de prévention pour les niveaux à long terme aux micro-ondes en intérieur, conformément au principe de précaution, ne dépassant pas 0,6 V/m, et de le ramener à moyen terme à 0,2 V/m ». Il s’agirait alors plutôt de diviser par dix, voire trente, la valeur limite pour les LUS en Suisse ! Pour y parvenir, il faudrait actuellement ne jamais habiter à moins de 300 m de chaque antenne relais. Or la 5G qui va être installée dans nos villes, avec des antennes-relais quasiment sur nos têtes ou devant nos fenêtres, va utiliser des ondes encore plus pénétrantes dans les bâtiments où un niveau acceptable de champ électromagnétique pourrait dès lors être fortement dépassé.

    Sans nous opposer à la 5G, nous pensons qu’il faut impérativement trouver des solutions pour diminuer l’exposition des habitants au rayonnement non ionisant cumulé et, par-là, tendre à un abaissement de la valeur limite plutôt qu’à une élévation. Cela signifie certainement abandonner immédiatement la 2G (GSM/EDGE) bientôt désuète et demain aussi la 3G (UMTS/HSPA), mais surtout envisager une autre technique d’émission avec de multiples « femto-cellules » (sortes d’antennes ultra-miniaturisées à très bas rayonnement), selon une intéressante proposition saint-galloise, le St.-Galler Wireless. Mais les opérateurs se font tirer l’oreille pour renoncer à leurs envahissantes et pernicieuses antennes-relais classiques de forte puissance et donc à fort rayonnement.

  4. Il y a en effet encore beaucoup d’incertitudes concernant les effets de la 5G sur les organismes vivants, en même temps qu’il se trouve beaucoup de faits confirmés par ceux des champs électromagnétiques non ionisants en général; la Confédération vient de le reconnaître officiellement (sur son site bf.admin). L’empressement de l’OFCOM et des opérateurs, au vu des risques et sans avoir demandé son avis à la population, est à la fois surprenant et irresponsable.

  5. Bravo pour votre article ! Ce qui me révolte c’est que la population est comme prise en otage car on ne lui laisse pas le choix, si ce n’est d’éventuellement s’opposer aux modification des antennes de téléphonie publiées dans la feuille d’avis officielle. Le recours, quant à lui, n’est pas donné !
    C’est un sujet de santé publique et d’environnement qu’il est urgent de ne pas négliger par principe de précaution. J’ai de la peine à croire que cette 5 G n’ait aucun effet sur les plantes, animaux et hommes. Quant à la sécurité et à notre liberté …….!!!!
    Enfin voilà, on va se retrouver en plein “1984” ! Réjouissons-nous ….

  6. A l’heure du réchauffement climatique, je juge irresponsable de songer à développer ce type de technologie de “confort”. Il est indéniable que ces nouveaux champs électromagnétiques auront une influence sur le vivant. Par ailleurs, les nombreux nouveaux téléphones “5G” qui devront être produits seront une nouvelle source d’émissions de CO2 et d’exploitation humaine.
    Un scandale que notre Gouvernement ait cédé aussi aisément ces concessions. Quand on note que ce sont plus de 379 millions de francs suisses qui viennent remplir les caisses de l’Etat, on comprend mieux pourquoi l’Etat a fait preuve de tolérance vis-à-vis des grands opérateurs de téléphonie mobile.

  7. Principe de précaution, alors il faut interdire:
    La cigarette, la publicité pour la cigarette, les commentaires de politiciens dans les médias qui sont pour la légalisation de la drogue, les régimes malsain pour la santé (Veganisme), etc.
    J’oubliais la 3G, la 4G, le Wifi, les téléphones sans fil qui émettent des ondes dans vos demeures, les boissons sucrés, le sel, le sucre, etc., etc. N’oublié surtout pas de ne pas voyager dans les pays voisins, leurs normes d’émission sont différentes. Economiquement, si on veut un social fort, il faut des revenus pour le payer. La 5G y contribue. Bonne journée.

    1. Monsieur,

      Le Wi-Fi EST effectivement toxique, c’est prouvé, c’est objectif. Les champs électromagnétiques (CEM) interfèrent avec les organismes vivants, c’est prouvé, c’est objectif. Il n’y a même pas besoin de principe de précaution, car ces technologies sont déjà avérées toxiques. On prend un principe de précaution quand on ne sait pas si c’est bon ou mauvais. Dans ce cas-ci, on sait déjà que c’est toxique et que la 5G sera pire.

      Au lieu d’écrire n’importe quoi, vous pourriez consulter les milliers d’études sur le sujet des champs électromagnétiques, les radio-fréquences et les micro-ondes.

      Les assurances refusent de prendre les risques liés aux CEM depuis 2003. Pourtant, elles aiment en général bien assurer plein de risques divers et variés et facturer les primes. Mais ceux-là sont bien trop dangereux et coûteront bien trop cher !

      Le Wi-Fi est une fréquence insupportable pour de nombreuses personnes, qui ressentent des malaises, des migraines, des sensations de “brouillard” dans la tête, souffrent d’insomnie, etc.
      Les CEM rendent les gens malades depuis des années ! C’est un fait. Et c’est de pire en pire.

      On n’a pas besoin de la 5G. Les industriels, les Télécom et les Chinois, oui. Comme cela, ils vendront leurs milliards de gadgets connectés à des gens qui vivraient très bien et beaucoup mieux sans.

      Si vous ingurgitez trop de sucre, vous faites du mal à vous-même, c’est votre affaire. Quand vous irradiez tous vos voisins avec votre Wi-Fi 24h/24h, vous intoxiquez et rendez les autres malades, et cela, c’est inacceptable.

  8. 170 scientifiques signent une pétition.
    Toutes les agences scientifiques disent le contraire. Elles feraient partie d’un complot financé par Swisscom ?

    1. Justement, dans une demande de brevet pour un WiFi à plus faible rayonnement, Swisscom reconnaît explicitement le risque génotoxique lié à des niveaux faibles d’exposition :

      “The influence of electrosmog on the human body is a known problem. The health risk from mobile radio transmitters, handys and DECT telephones has been an explosive subject among the general public at least since the enormous breakthrough in mobile radio technology in the 1990s. To meet the concerns of science from the legislative side, the permissible limit values have thus been lowered several times, and technology has been increasingly focused on this problem. The risk of damage to health through electrosmog has also become better understood as a result of more recent and improved studies. When, for example, human blood cells are irradiated with electromagnetic fields, clear damage to hereditary material has been demonstrated and there have been indications of an increased cancer risk”
      https://patentscope.wipo.int/search/en/detail.jsf?docId=WO2004075583

      Maintenant, entrons dans la technique si vous le voulez bien, et comparons:
      Puissance d’un routeur WiFi : 0,050 W à 0,1 Watt
      Puissance d’un smartphone 4G : entre 1 et 1,8 Watt
      Puissance d’une antenne 4G : entre 2000 et 4000 Watts par secteur de 120° (constatations faites en ville de Lausanne)
      Puissance d’une future antenne 5G Massive Mimo : entre 35.000 et 45.000 Watts par secteur de 120° (valeurs a minima – sur la base de la documentation Ericsson pour son antenne 5G Air).

  9. Pourquoi ? Pourquoi l’Humain n’est-il plus au centre des préoccupations ? L’Humain qui est le moteur même du fonctionnement de l’économie se retrouve relégué à l’état de « guinea pig » à qui on impose des choses alors qu’il n’a rien demandé.

    Pourquoi la 5G ? La 4G est déjà plus que suffisante, la 3G l’était déjà. Donc au nom de quoi, à part le profit des entreprises de téléphonie qui opèrent en Suisse, au nom de quoi nous impose-t-on la 5G dont nous n’avons que faire et que PERSONNE n’a demandé ? Pour nous faire acheter des téléphones plus performants dont nous n’avons pas besoin et dont la fabrication et l’obsolescence programmée entraînent un désastre écologique (sans compter les serveurs gigantesques nécessaires au stockage des données qu’ils génèrent) ?

    Comme pour toutes les choses qui présentent un danger, on nous fait croire qu’il n’y a aucun risque à vivre dans un micro-onde géant, qu’aucune étude scientifique n’a pu établir un lien avec certaines maladies. On essaie de réduire les coûts de la santé mais on nous impose des technologies qui devraient, par principe de précaution, être interdites.

    Il est urgent de revenir en arrière avec la 5G. Le gouvernement doit oublier les centaines de millions de contrats signés, les caisses de l’Etat n’en ont pas besoin. Il doit protéger les habitants, en particulier les enfants, d’une exposition inutile, injustifiée et surtout non voulue par la population à des ondes néfastes pour des raisons de profit à court terme.

    Et surtout considérer l’Humain comme le centre de ses préoccupations. C’est vraiment triste de devoir en arriver à demander cela à notre gouvernement, cela semble tellement évident !

    Que peut-on faire pour être pris en considération ? Peut-on lancer un sondage à l’échelle nationale ? Si oui, comment ? Il FAUT faire quelque chose. Merci

  10. Christine
    Cela fait 20 à 30 ans qu’on nous empoisonne avec les ondes et même plus. Pour que l’économie marche, il faut que les gens soient en bonne santé. C’est un scandale de venir jusque dans notre sphère privée pour nous intoxiquer. Il faut se protéger des ondes, mais on n’a rien demandé. En plus la 5G est déjà dans notre environnement. Notre corps est piqué, paralysé, il vibre et souffre de douleurs qu’on n’explique pas. On dirait que les médecins ne sont pas au courant. Ils continuent à soigner leurs patients sans jamais leur demander ou ils habitent. S’ils sont près d’un chemin de fer ou autres. L’avenir se présente très triste. Nous devrons lutter pour survivre dans des zones blanches. Il n’y en a déjà plus. Quel complot de GRANDES PERSONNES et POLITIQUES qui ne se rendent pas compte des dommages imposés et dictés à la population. Pour la cigarette, c’est la personne qui décide. Là nous n’avons rien à dire on nous impose la 5G un point c’est tout. Quel avenir pour nous et les générations suivantes. On voit déjà que le monde ne tourne pas rond actuellement. Pourquoi ???

  11. Merci d’apporter des sources vérifiables!

    Il est vérifiable que, dans une demande de brevet (WO2004075583) pour un WiFi à plus faible rayonnement, Swisscom reconnaît explicitement le risque génotoxique lié à des niveaux faibles d’exposition :

    “The influence of electrosmog on the human body is a known problem. The health risk from mobile radio transmitters, handys and DECT telephones has been an explosive subject among the general public at least since the enormous breakthrough in mobile radio technology in the 1990s. To meet the concerns of science from the legislative side, the permissible limit values have thus been lowered several times, and technology has been increasingly focused on this problem. The risk of damage to health through electrosmog has also become better understood as a result of more recent and improved studies. When, for example, human blood cells are irradiated with electromagnetic fields, clear damage to hereditary material has been demonstrated and there have been indications of an increased cancer risk”
    https://patentscope.wipo.int/search/en/detail.jsf?docId=WO2004075583

    Or:
    Puissance d’un routeur WiFi : 0,050 W à 0,1 Watt
    Puissance d’un smartphone 4G : entre 1 et 1,8 Watt
    Puissance d’une antenne 4G : entre 2000 et 4000 Watts par secteur de 120° (constatations faites en ville de Lausanne)
    Puissance d’une future antenne 5G Massive Mimo : entre 35.000 et 45.000 Watts par secteur de 120° (valeurs a minima – sur la base de la documentation Ericsson pour son antenne 5G Air).

  12. Des sources vérifiables, svp.
    Comme celle-ci: afin d’étayer une demande de brevet pour un WiFi à plus faible rayonnement, Swisscom reconnaît dès 2004 explicitement le risque génotoxique lié à des niveaux faibles d’exposition :

    “The influence of electrosmog on the human body is a known problem. The health risk from mobile radio transmitters, handys and DECT telephones has been an explosive subject among the general public at least since the enormous breakthrough in mobile radio technology in the 1990s. To meet the concerns of science from the legislative side, the permissible limit values have thus been lowered several times, and technology has been increasingly focused on this problem. The risk of damage to health through electrosmog has also become better understood as a result of more recent and improved studies. When, for example, human blood cells are irradiated with electromagnetic fields, clear damage to hereditary material has been demonstrated and there have been indications of an increased cancer risk”
    https://patentscope.wipo.int/search/en/detail.jsf?docId=WO2004075583

    Or, il convient de comparer:

    Puissance d’un routeur WiFi : 0,050 W à 0,1 Watt
    Puissance d’un smartphone 4G : entre 1 et 1,8 Watt
    Puissance d’une antenne 4G : entre 2000 et 4000 Watts par secteur de 120° (constatations faites en ville de Lausanne)
    Puissance d’une future antenne 5G Massive Mimo : entre 35.000 et 45.000 Watts par secteur de 120° (valeurs a minima – sur la base de la documentation Ericsson pour son antenne 5G Air).

  13. Comme déjà dit dans mon intervention du 18 mars ci-dessus, ce sont les valeurs élevées des champs électromagnétiques des micro-ondes (par définition c’est la gamme d’ondes électromagnétiques entre 300 MHz et 300 GHz ; par exemple, un four à micro-onde travaille à 2,45 GHz !) qu’il faut absolument abaisser, pour le champ électrique, idéalement, à 0,2 à 0,6 V/m (volt par mètre), contre 4 à 6 V/m actuellement, pour rendre inoffensives les intensités de ces champs aux endroits habités. le problème se pose en premier lieu dans les villes. Cela signifie remplacer la technologie des “grosses” antennes (avec des puissances totales allant facilement, par exemple, à plus de 16 kW = 16’000 W), pourvues d’une ou deux garnitures de 3 à 6 secteurs (chacun avec 2 à 3,5 kW) ayant par conséquence des champs élevés, par des mini-antennes répétées partout et avec des intensités minuscules (rappelons que l’intensité des champs électrique et magnétique décroît linéairement avec la distance alors que la puissance, le produit des deux, décroît comme le carré de la distance).
    Je crois que Stéphane n’a pas bien saisi ce qu’il en est de ces futures antennes “Massive MIMO”. C’est une technologie basée sur un système d’antennes distribuées, un ensemble de petites antennes ayant chacune une puissance de 10 mW, soit 0,01 watt ! Une centaine de ces antennes représentent tout juste 1 W ! Ce système va permettre de passer de la génération des grandes antennes uniques aux micro-cellules, aux pico-cellules, puis aux femto-cellules dispersées. L’espace urbain serait donc truffé de ces cellules à très basses intensité de champ. Voir les détails ici :
    https://fr.wikipedia.org/wiki/MIMO_massif
    et là en anglais :
    https://www.sciencedaily.com/releases/2018/03/180312115501.htm
    et encore là pour plus de technique :
    http://www.ni.com/fr-ch/innovations/white-papers/14/5g-massive-mimo-testbed–from-theory-to-reality–.html
    En Suisse, je crois que seule la Ville de Saint-Gall a déjà initié cette voie de femto-cellules sur le plan urbain. Il faut que nos opérateurs s’y mettent et, parallèlement, abandonnent la 2G puis la 3G pour diminuer encore l’électro-smog ambiant.

    1. Cher Xavier,

      Au regret de vous dire que vous semblez n’avoir pas saisi les enjeux de la Massive MIMO. Comme la MIMO, la Massive MIMO, est une technique de muliplexage et non un standard de puissance. Vous pouvez donc avoir du M et MM aussi bien sur une macrocellule que sur des mini- voire des femtocellules (qui seront posles en ville tous les 100m) avec des puissances diverses définies selon les besoins et les contraintes de la couverture souhaitée.
      Ericsson propose son modèle standard AIR MIMO (avec 64 faisceaux) qui est monté sur les mâts Swisscom existants et fonctionne en sus de la 4G.
      Ericsson a défini les valeurs a minima pour qu’une antenne 5G Massive MIMO réponde aux exigences de la 5G et vous verrez que nous sommes très loin des 0,01 W ERP:
      https://betweenrockandhardplace.files.wordpress.com/2018/06/s3_christer_tornevik.pdf
      C’est pour cette raison que l’ICNIRP, comme la Suisse, va prochainement relever ses valeurs-limite d’exposition du public (de 61 V/m à 120 voire 180 V/m).
      Avec la précision que pour la Suisse, les valeurs-limites pour les LUS vont passer à 21 V/m ou 30 V/m (par site ou par opérateur, on ne le sait pas encore) ce qui autorisera des puissances d’antennes 25 ou 36 fois plus élevées qu’actuellement (pour les fréquences mixtes). Ce que Swisscom nomme une “adaptation environnementale modérée” (sic) et qui sera vendue comme telle aux parlementaires!

  14. Les jeunes se soucient du climat, mais pensent-ils, à ce que coûte à la nature l’utilisation de leurs I-Phone et l’énergie dépensé pour
    la technologie qui vas avec… le réchauffement climatique créer par tout ce bazard d’ondes!
    Il faut lutter contre la tyrannie des objets!

    Soyons connecté par le coeur et découvrons l’immense potentiel de l’esprit sur la matière,
    tout ira beaucoup mieux!
    Changeons de technologie!!!!!!!!!!!!!!!!!!

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