Poème: trains qui passent trains qui restent

Embouteillages et collisions

Actuellement je lis. Je me documente. Je prends des notes afin d’écrire mes futurs récits littéraires et les articles pour ce blog. Cela crée parfois certains embouteillages temporels et quelques collisions de style. Pour ces motifs, afin d’éviter certains entre-chocs, ces prochains temps je présenterai plus souvent des poèmes de ma propre souche plutôt que de travailler sur la poésie d’autrui.

 

 

 

Poème: mise à mort à Gênes

Spectacle d’un soir

En 2014, la ville de La Chaux-de-Fonds et La conférence des villes en matière culturelle, m’ont octroyé une bourse et un atelier en Italie, à Gênes. Je suis restée à écrire dans la capitale de la Ligurie du début décembre 2014 à la fin février 2015. J’en suis revenue avec un wagon de notes, des nouvelles et quelques poèmes.

J’ai écrit cette proésie, comme j’appelle mes poèmes qui sont toujours en prose et dont les rimes ne répondent qu’à ma propre musique intérieure, après avoir vu, à la place San Lorenzo, un spectacle de rue d’une piètre qualité.

 

 

 

 

On ne tue pas la poésie

Mes parents viennent d’un pays où l’on voulut faire taire les poètes.

Alors on les chassa. On les enferma. On les exila. On les tua.

Les poètes meurent de faim ou d’incertitude, d’angoisse ou d’amour, du silence ou de l’oubli. Mais on ne peut tuer leur âme parce que leur âme vit en tout.

Dans la laideur et la beauté.

Dans l’amour ou la haine.

Dans l’infiniment petit comme dans l’infiniment grand.

Aujourd’hui comme hier, en dictature comme en démocratie, les poètes dérangent.

A travers ce blog, je souhaite leur donner la parole quelles que soient leurs opinions, leurs préférences, leur genre ou l’époque où ils s’expriment.

Mes parents viennent d’un pays où l’on voulut faire taire les poètes.

Pourtant mes racines de leur essence se sont sustentées.

On peut tuer le poète, on ne peut tuer la poésie.

Parce que nous avons autant besoin de poésie que de nous alimenter.

 

Détail de la couverture du livre Lorca Esencial, ediciones EDAF.